21 décembre 2023

Exemplaire imprimé (première édition) avec xylographies et annotations manuscrites de deux commentateurs et correcteurs de Copernic: Erasme Reinhold (1511-1551) et Paul Wittich (ca 1550-1587) - https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Fichier:Nicolas_Copernic,_Nicolai_Copernici_Torinensis_De_revolutionibus_orbium_coelestium,_libri_IV,_Nuremberg,_Iohannes_Petreius,_1543_%28double_page,_annotations_et_corrections%29.jpg
Prière

Noël : adoration de Jésus ou de Dieu ?

Par : pasteur Marc Pernot

 Exemplaire imprimé (première édition) avec xylographies et annotations manuscrites de deux commentateurs et correcteurs de Copernic: Erasme Reinhold (1511-1551) et Paul Wittich (ca 1550-1587) - https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Fichier:Nicolas_Copernic,_Nicolai_Copernici_Torinensis_De_revolutionibus_orbium_coelestium,_libri_IV,_Nuremberg,_Iohannes_Petreius,_1543_%28double_page,_annotations_et_corrections%29.jpg
À la naissance de Jésus, que font les anges ? Ils ne se jettent pas à plat ventre devant Jésus pour l’adorer mais ils rendent  » gloire à Dieu qui est au plus haut des cieux  » (Luc 2:14).

Jésus est le Christ, c’est-à-dire le salut que Dieu donne à chacun. Un salut n’est pas fait pour être adoré mais pour être reçu, utilisé, vécu dans la vie de tous les jours, sinon il ne nous apporte rien.

Même en ce temps de Noël, la question n’est donc pas tellement d’adorer Jésus, mais de le recevoir pour ce qu’il est : le salut que Dieu nous donne. Et les anges de Bethléem nous donne dans un certain sens le mode d’emploi de ce salut tout neuf. Ils nous disent que la louange à Dieu est essentielle dans ce processus de salut. En effet, la louange replace Dieu au centre alors que notre problème est fondamentalement de placer l’humain au centre de l’univers. Notre prière elle-même est trop souvent centrée sur nous-mêmes, cherchant à mettre Dieu à notre service, passant ainsi à côté du service qu’il veut nous rendre, l’immense service qui consiste à créer une dimension nouvelle à notre vie, celle de l’amour, celle du décentrement de soi.

Copernic a révolutionné notre conception de l’univers en comprenant que le soleil ne tourne pas autour de la terre, mais que ce sont la terre et les planètes qui tournent autour du soleil. Face à la venue de Jésus, les anges nous invitent à une révolution comparable à celle de Copernic. Ils nous montrent que recevoir le salut du Christ c’est « simplement » de remettre Dieu au centre par la louange et la confiance en lui. Les anges nous montrent que ce qui est simple à comprendre n’est pas toujours simple à vivre, les anges nous en montrent le chemin qui est le Christ : c’est grâce à lui que nous pourrons vivre ce miracle, cette révolution.

En Christ est manifesté un amour vrai, sans condition, sans chantage : l’amour de Dieu pour nous. Même si nous nous faisions l’ennemi de Dieu, nous dit Jésus. Il y a là quelque chose de tout à fait libérant : notre avenir, notre salut sont assurés, « n’ayez plus peur », ajoutent les anges. Nous pouvons donc sortir de notre coquille, compter sur nous-même mais aussi compter sur Dieu et faire corps avec les autres, c’est ce que nous pouvons faire grâce à ce souffle de vie qu’est le Dieu de l’univers, et notre Dieu, au plus intime de nous-même.

par : pasteur Marc Pernot

Partagez cet article sur :
  • Icone de facebook
  • Icone de twitter
  • Icone d'email

Articles récents de la même catégorie

Articles récents avec des étiquettes similaires

7 Commentaires

  1. Wilfred HELMLINGER dit :

    Bonjour,

    et merci pour ce magnifique message qui déphase, transvase, déplace, et renverse nos idées reçues !!!.

    La fête de Noël avec son « ramdam » commercial m’a en effet toujours fait un peu peur,

    mais cotre lecture du message des anges redonne un équilibre et un écho audible à ce « bruit ».

    Et en y joignant Copernic, vous me convainquez complètement !

    Joyeux Noël !

    Bien cordialement,

    Wilfred Helmlinger

  2. Point de vue depuis une Terre toupie dit :

    Bonjour,

    Il me semble qu’aujourd’ui le savoir qui nous (l’humanité) est disponible nous permet d’en dire un petit plus :
    – en premier lieu, la Terre tourne sur elle-même en une journée, et c’est avant tout pourquoi dans l’Antiquité, les anciens pensaient que le Soleil tourne autour de la Terre… chaque jour
    – pour ce qui est maintenant du mouvement relatif annuel entre le Soleil et la Terre, la physique permet le libre choix du référentiel d’étude : dans le référentiel lié à la surface de la Terre là où chacune, chacun, se trouve, le Soleil tourne autour de la Terre chaque jour ; dans le référentiel lié au centre de la Terre, la rotation diurne de la Terre n’intervient plus, et le Soleil tourne autour de la Terre en un an ; dans le référentiel lié au centre du Soleil, et en considérant le Soleil comme fixe, la Terre tourne autour du Soleil ; enfin, et c’est l’approche la plus précise, dans le référentiel lié au centre de gravité du système solaire (centre de gravité du soleil, de Jupiter, Saturne, principalement), la Terre comme le Soleil, comme Jupiter, Saturne, et toues les planètes et autres satellites tournent tous autour de ce centre de gravité, qui est le foyer de toutes les ellipses
    – la Lune tourne autour de la Terre, la lune et la Terre tournent autour du Soleil, et le système solaire tourne autour du centre de notre galaxie, la Voie Lactée, au centre de laquelle se trouve le trou noir Sagittarius A*. Nous tournons donc aussi à plus grande échelle autour d’un trou noir…, et notre galaxie toute entière est entraînée dans une valse à plus grande échelle encore…

    Donc les deux énoncés : « la Terre tourne autour du Soleil » et « le Soleil tourne autour de la Terre » sont… des simplifications, et partiellement justes en même temps, selon le référentiel choisi, le degré de précision de la modélisation (mouvement képlérien à 1 corps, 2 corps, n corps), et l’échelle de représentation des phénomènes. La « révolution copernicienne »… relue aujourd’hui n’invalide pas sauf erreur de ma part l’ancienne représentation, mais plutôt elle propose une nouvelle représentation, tout aussi valide, selon le point de vue choisi.

    *******

    Je fais une parenthèse pour donner un contexte à la suite.

    Il existe trois types de révélation se répondent mutuellement :
    – la révélation générale, issue de l’interrogation sur la création, la nature : pourquoi, comment se fait-il, comment se peut-il, que l’Univers physique existe, et nous avec ? Une réponse cohérente à cette interrogation est qu’il lui existe une origine, une cause, à la source de sa création.
    Psaume 145.9. Le SEIGNEUR est bon envers tous, sa compassion s’étend sur toutes ses œuvres
    – la révélation spéciale nous est transmise via la Bible, et en particulier à travers Jésus Christ dans les évangiles
    – la révélation directe, privée, peut être pour certaines et certains à toutes les époques une source de confirmation des éléments de la révélation spéciale et générale (si l’on n’est pas cessassioniste, mais plutôt continuationiste, pas forcément selon les lettres pauliniennes d’ailleurs)
    Psaume 16.7. Je bénis le SEIGNEUR qui me conseille ; même la nuit, les profondeurs de mon être m’instruisent
    16.11. Tu me feras connaître le sentier de la vie ; il y a abondance de joies devant toi, des délices éternelles à ta droite.
    Psaume 86.17. Produis un signe en ma faveur !

    => ce que je voulais dire c’est que les auteurs bibliques ont parfois écrit sur la base de leur propre interprétation de leur propre révélation directe.

    En particulier les auteurs de certains psaumes, l’auteur du prologue de l’évangile selon Jean, celui de l’épître aux Hébreux, Pierre dans les Actes…

    A propos de Jésus-Christ selon la Bible : plusieurs niveaux d’interprétation possible : agnostique, unitarienne, binitaire (il existe aussi des Eglises binitaires reconnaissant la divinité de Jésus Christ mais pas celle de l’Esprit Saint…), trinitaire…

    La suite est prévue comme une série de citations parfois commentée. L’invitation proposée ici serait de rechercher la perspective d’ensemble qui se dégage.

    Traduction NBS, Nouvelle Bible Segond.

    « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle. » (Jean 1:1-3).
    Si vous êtes avec quelqu’un, cela signifie que vous êtes une personne distincte de cette autre personne. En fait, dans ce verset, le manuscrit grec dit que Celui appelé la Parole était avec « le Dieu » mais que cet être appelé la Parole était également « Dieu ». Il n’est pas dit que la Parole était « le Dieu », car Ils ne sont pas la même entité. Dans ce passage, Jean décrit deux êtres divins : un appelé Dieu et l’autre appelé la Parole, qui se trouvait avec Lui.

    Jean 5.39. Vous sondez les Ecritures, parce que, vous, vous pensez avoir en elles la vie éternelle ; or ce sont elles-mêmes qui me rendent témoignage.

    Jean 14.8. Philippe lui dit : Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. 9. Jésus lui dit : Il y a si longtemps que je suis avec vous et tu ne me connais pas, Philippe ? Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire, toi : « Montre-nous le Père !

    Jean 1.14. La Parole est devenue chair ; elle a fait sa demeure parmi nous, et nous avons vu sa gloire, une gloire de Fils unique issu du Père
    Jean 1.18. Personne n’a jamais vu Dieu ; celui qui l’a annoncé, c’est le Dieu Fils unique qui est sur le sein du Père.
    Monogenes en 1.14 et monogenes theos sont traduits ici par « Fils unique » et « Dieu Fils unique », et indique une relation familiale qui existe entre Dieu le Père et Celui qui devint Jésus-Christ. monogenes : au sens de la famille divine !

    Monogenes = monos, “clone” + genos, “race, souche, famille” : le prologue dit que Celui qui vint sur Terre pour révéler Dieu — Jésus-Christ — est issu de la même famille, de la même souche, de la même race que Dieu

    Hébreux 1.1. Après avoir autrefois, à bien des reprises et de bien des manières, parlé aux pères par les prophètes, Dieu 2. nous a parlé, en ces jours qui sont les derniers, par un Fils qu’il a constitué héritier de tout et par qui il a fait les mondes.

    Colossiens 1, 15 le Fils bien-aîmé est l’image du Dieu invisible

    Psaume 118.22. La pierre que les bâtisseurs ont rejetée est devenue la principale, celle de l’angle.
    23. C’est du SEIGNEUR que cela est venu : c’est une chose étonnante à nos yeux.

    Actes 4.8. Alors Pierre, rempli d’Esprit saint, leur dit : Chefs du peuple et anciens, 9. puisque nous sommes interrogés aujourd’hui sur un bienfait accordé à un homme infirme et sur la manière dont il a été sauvé, 10. sachez-le bien, vous tous, ainsi que tout le peuple d’Israël : c’est par le nom de Jésus-Christ le Nazoréen, que vous avez crucifié et que Dieu a réveillé d’entre les morts, c’est par lui que cet homme se présente en bonne santé devant vous.11. C’est lui, la pierre que vous, les constructeurs, vous avez méprisée, et qui est devenue la principale, celle de l’angle.
    12. Le salut ne se trouve en aucun autre, car il n’y a sous le ciel aucun autre nom donné parmi les humains par lequel nous devions être sauvés.

    Psaume 95.1. Poussons des cris de joie pour le SEIGNEUR ! Acclamons le Rocher de notre salut !

    Matthieu 7.24 Ainsi, quiconque entend de moi ces paroles et les met en pratique sera comme un homme avisé qui a construit sa maison sur le roc.
    25. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont précipités sur cette maison : elle n’est pas tombée, car elle était fondée sur le roc. 26. Mais quiconque entend de moi ces paroles et ne les met pas en pratique sera comme un fou qui a construit sa maison sur le sable.27. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont abattus sur cette maison : elle est tombée, et sa chute a été grande.

  3. Jame dit :

    L’Evangile de Luc se termine pourtant par les disciples qui « adorent » Jésus (Luc 24.52)

    Pour les disciples, (tous juifs), se prosterner devant Jésus ne peut signifier qu’une chose : Jésus est Dieu. Sinon c’est une hérésie choquante !

    1. Marc Pernot dit :

      L’Evangile est un caléidoscope, aux multiples facettes. Il arrive bien des fois qu’une personne se jette aux pieds de Jésus. Dans l’Evangile selon Matthieu, cela commence dès la visite des mages (Mt 2:11). C’est d’autant plus signifiant qu’ici les anges nous appellent à adorer Dieu et non Jésus. Me semble-t-il.

    2. Pascale dit :

      On peut aussi continuer la lecture avec Luc 24:53 :  » ils étaient constamment dans le temple et bénissaient Dieu.  »
      Oui les disciples se prosternent devant le Christ mais celui qu’ils adorent, c’est bien Dieu. Pour moi ce geste signifie simplement qu’ils ont compris l’extraordinaire don de Dieu.

      1. Marc Pernot dit :

        Excellent !

  4. Adoration de Dieu ? dit :

    Les enseignements de Jésus après son baptême relèvent sans doute d’une source différente des récits de l’enfance de Jésus.

    Que cela soit allégorique, ou mythique ou un témoignage de foi de la part des évangélistes ou de personnes qu’ils ont intérerrogées :

    Matthieu 1.20. l’ange du Seigneur lui apparut en rêve et dit : Joseph, fils de David, n’aie pas peur de prendre chez toi Marie, ta femme, car l’enfant qu’elle a conçu vient de l’Esprit saint ; 21. elle mettra au monde un fils, et tu l’appelleras du nom de Jésus, car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés.

    22. Tout cela arriva afin que s’accomplisse ce que le Seigneur avait dit par l’entremise du prophète :
    23. La vierge sera enceinte ; elle mettra au monde un fils et on l’appellera du nom d’Emmanuel, ce qui se traduit : Dieu avec nous

    => donc selon l’évangéliste, Jésus = Emmanuel = Dieu avec nous, et selon l’ange mis en scène par l’évangéliste « c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés », et l’enfant Jésus « vient de l’Esprit saint ».
    Jésus selon l’ange de Matthieu = un enfant sauveur de son peuple.

    Luc 2.8. Il y avait, dans cette même région, des bergers qui passaient dans les champs les veilles de la nuit pour garder leurs troupeaux.
    9. L’ange du Seigneur survint devant eux, et la gloire du Seigneur se mit à briller tout autour d’eux. Ils furent saisis d’une grande crainte.
    10. Mais l’ange leur dit : N’ayez pas peur, car je vous annonce la bonne nouvelle d’une grande joie qui sera pour tout le peuple :
    11. aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un sauveur, qui est le Christ, le Seigneur.

    => selon Luc, l’ange est l’ange du Seigneur, selon cet ange de Luc, l’enfant né est un sauveur, qui est le Christ, le Seigneur
    Donc Jésus est le Seigneur.

    Bilan : selon les anges de Matthieu et de Luc, Jésus est Christ, sauveur, et Seigneur. Les titres de sauveur et de Seigneur sont également des titres attribués à Dieu. Jésus Christ partage donc certains titres divins.

    Il arrive donc que quelques chrétiennes et chrétiens en leur for intérieur puissent adorer Jésus Christ s’ils le souhaitent au sens de l’adoration de Dieu, car ils croient selon leur interprétation de la Bible (et/ou de la Tradition transmise par quelques Eglises) que Jésus Christ un membre de la famille divine, le Fils Unique de Dieu, et/ou un membre de la Trinité chrétienne.

    Même si historiquement les notions de triade divine voire de trinité préexistait dans plusieurs religions depuis l’Antiquité : la Trimūrti dans l’hindouisme y compris actuel (même s’il contient une très grande diversité) avec {Brahman, Vishnou et Shiva} (partie manifestée de la divinité suprême qui se fait triple pour présider aux différents états de l’univers) ; auparavant dans les védas la triade-trinité {Agni, Vâyu et Sûrya} ; dans l’Egypte antique {Amon, Ré, Ptah}, et {Osiris, Isis, Horus}, une triade principale comme {Zeus pour le Ciel, Poséidon pour l’Océan et Adès pour l’intérieur de la Terre} chez les grecs ; puis à nouveau en Egypte à l’époque des Ptolémées {Sérapis, Isis, Horus}, avec Sérapis une divinité synchrétique Apis-Osiris-Zeus-Amon créée à Alexandrie spécialement par le prêtre égyptien héllénisé Manéthon au IIIème siècle avant notre ère à la demande de Ptolémée I ou II en vue d’un culte commun gréco-égyptien…

    Bref selon l’histoire des religions, la notion de Trinité pourrait avoir des racines historiques bien en amont des grands Conciles comme Nicée, Constantinople.

    Plusieurs compréhensions sont possibles, et a-t-on donc la possibilité d’adorer Jésus comme Seigneur, sauveur, Fils Unique de Dieu, source d’inspiration mystique, révélation de Dieu Notre Père… ?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *