Offrir une part de soi sans contraindre la liberté
Je pense que ce que fait Jésus est très juste : il essaie de transmettre la foi à ses proches, même si l’on sait que cela n’a pas beaucoup de chances de marcher. C’est l’ensemble des deux qui est bon : que notre proche sente que cela vient du cœur et que nous voulons ainsi lui offrir une part essentielle de nous-mêmes, et en même temps qu’il sente qu’il est libre parce que nous comprenons très bien que cela ne l’intéresse pas. La foi est si intime qu’elle ne peut qu’être un libre choix de la personne sans que cela puisse s’expliquer, ni dans un sens ni dans l’autre.
C’est compliqué de dire ce que la foi nous apporte : autant essayer d’expliquer le goût du chocolat à une personne qui n’en aurait jamais goûté. On a envie de dire : « Viens et vois par toi-même » (Jean 1:46) ou « Prends et goûte comme l’Éternel est bon » (Psaume 34:9), et c’est vrai que presque toute personne qui essaye en tire un grand profit. Alors ? Peut-être que cela semble irréel qu’une personne qui nous est si proche puisse vivre quelque chose d’aussi différent de tout ce que nous connaissons ?
La traversée des générations : grands-parents et petits-enfants
Étrangement, nous constatons que la foi passe souvent des grands-parents aux petits-enfants, infiniment mieux qu’entre parents et enfants. Peut-être que, précisément, l’âge met une distance sans diminuer l’affection. Il y a aussi leur vie entière d’expérience de foi qui donne à leur joie quelque chose de plus intense, de plus profond ?
par : pasteur Marc Pernot
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