Est-ce qu’on peut transmettre la foi ?

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4 réponses

  1. Bordier Jean-Claude dit :

    J’ai beaucoup pensé à cette multilplication des pains. Je ne crois pas personnellement que les choses se soient passées comme décrites. Je pense qu’il y a, derrière les chiffres, un message différent de la réalité mathématique. Un message symbolique, des nombres 5 et 2 et du nombre évoqué pour la foule. Mais comment décrypter ce message ?

    J’ai été touché par le fait que Jésus ait été « ému de compassion » en voyant la foule. Pourquoi peut -on être ému de compassion ? Par quoi, par qui et d’où cela provient-il ? Et surtout, c’est ce sentiment qui a mis Jésus en action. Il ne s’agit pas de réflexion, de déduction, même pas d’observation, mais d’émotion. Pourquoi Jésus a-t-il été ému de compassion par cette foule ? Le bon samaritain aussi a été « ému de compassion » pour le blessé. Et c’est ça qui a changé son itinéraire et son emploi du temps.

    la motivation profonde de nos actions n’est-elle pas dans les sentiments que l’on peut éprouver ? Et comment les reconnaitre, les écouter ? Bien à vous.

    Jean-Claude

  2. Sandrine Landeau dit :

    Bonjour,

    Vous avez tout à fait raison, ce récit renvoie à autre chose qu’au pain et au poisson. Si on a pris la peine de nous le raconter, et si ça nous parle encore aujourd’hui, c’est qu’il est question là de bien plus que de pain de farine. Le pain symbolise la Parole de Dieu (voir le discours de Jésus dans Jean « je suis le pain de vie »), une Parole qui n’est pas seulement mots, mais aussi actes, comme le dit le double sens du mot davar en hébreu (parole/acte). La Parole de Dieu crée, elle agit, elle relève, elle réveille, elle s’incarne pour s’approcher au plus près de nous.

    Le nombre 5 renvoie volontiers au 5 premiers livres de la Torah, le centre de la Bible hébraïque (Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome). Les 5 pains pourraient donc être lus comme l’héritage du peuple juif, la Parole qu’il a déjà reçue et qu’il peut relire, intégrer, ingérer.

    Jésus est pris de compassion, littéralement il est saisi aux entrailles, oui, et cela le pousse à s’approcher, à agir pour guérir, pour relever, pour aimer. On peut noter la différence avec les disciples, qui sont inquiets pour la foule, inquiets aussi sans doute pour eux (d’être mis en difficulté, en situation de ne pas être à la hauteur), mais pas saisis aux entrailles. Et la peur les pousse à éloigner les autres qui ont déclenché cette peur, au lieu de s’en approcher comme le fait le Christ.

    Bravo à vous de vous interroger, de réfléchir !

    La bénédiction de Dieu vous accompagne.

    Sandrine Landeau

  3. Pascale dit :

    Dans la prédication, on est invité à réfléchir sur qui est Dieu pour nous et, éventuellement, à le partager.
    Pour moi Dieu est la source de la vie et de tout ce qui la rend belle, il n’est source d’aucun mal.
    Il est celui qui crée et qui aime, celui qui nous rend capable de créer et d’aimer.
    Il est quelqu’un à qui je peux tout confier, qui m’écoute et m’accompagne, qui me donne de la force et que je peux chercher à connaître en Jésus.
    Il est celui qui me libère de la question du sens de la vie parce que je veux tout simplement vivre chaque jour devant lui en réponse à son amour.

  4. Sandrine Landeau dit :

    Chère Pascale,
    Merci pour votre partage, et bravo de réfléchir ainsi à qui est Dieu pour vous ! Votre façon de l’exprimer résonne pour moi, merci !
    Sandrine Landeau

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