« Jésus voulait aller plus loin, ils le pressèrent : Reste avec nous, car le soir approche. » (Luc 24:29)

un enfant émerveillé lors d'une lecture - Image par saralcassidy de Pixabay↪ « Jésus voulait aller plus loin, ils le pressèrent : Reste avec nous, car le soir approche, le jour décline. Alors, il entra, pour rester avec eux. » (Luc 24:29)

⤑ « Aller plus loin » c’est un bel effet de ce que la foi apporte. C’est fondamental, car l’humain est un être en évolution tout au long de sa vie : un être en devenir. C’est aussi un bonheur, comme le dit la langue hébraïque : le mot asher signifiant à la fois « avancer » et « être heureux ». Ce Christ qui désire « Aller plus loin » avec eux, il vient déjà de les accompagner en faisant dialoguer pour eux la Bible et leur espérance, leurs questionnements et leurs discussions. C’est très précieux pour un beau cheminement, nous permettant « d’aller plus loin ».

⤑ La foi est un dynamisme ambitieux pour nous et notre devenir, elle a le projet de nous aider à aller plus loin, sans cesse, chaque jour, chaque année, elle nous stimule. En même temps, nos forces sont limitées, et le Christ de notre foi sait nous entendre. Cette marche n’est pas non plus une marche forcée. C’est la même chose en randonnée, une avancée trop trop lente est difficile, si l’on se force trop cela devient une expérience pénible et même nous faire du mal. Par contre : une marche qui correspond à notre juste rythme, avec un agréable effort permettant de discuter, est bienfaisante à tout point de vue.

⤑ Il peut arriver d’être un peu moins en forme, d’avoir l’impression que des ténèbres gagnent du terrain sur notre existence, de sentir que nous avons besoin de faire une pose, de nous mettre à l’abri, de nourrir notre être. Bel état d’Esprit de la part des deux personne de ce récit : ils réagissent par l’ardeur spirituelle. Ils gardent le Christ à leur côté. Notre foi vivante nous aide à avancer dans les bons jours, elle nous aide aussi à faire face et à traverser nos ténèbres.

par : pasteur Marc Pernot

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3 réponses

  1. Pascale dit :

    Beaucoup d’enthousiasme à la lecture de cette méditation, notamment par cette capacité à faire une lecture spirituelle si riche d’une simple phrase qui m’apparait à moi si banale.

    • Marc Pernot dit :

      Grand merci pour votre message sympa qui stimule et renouvelle mon enthousiasme à méditer ces textes. Et à les partager.

  2. Rosset Claire-Lise dit :

    Cher Marc,

    Quel bonheur de recevoir cette prédication à un moment où j’avais besoin de souffler un peu ! En m’isolant pour lire ce texte, voilà que l’Esprit de Dieu me remplit d’un souffle de vie et de force renouvelée pour finir ma journée. Alors, au fil des heures, j’ai médité sur ce texte et j’ai écrit :

    « Quelle belle prière que celle de ces deux disciples d’Emmaüs dans le désarroi, ne sachant plus que croire, ni qui croire : « nous espérions que ce serait lui qui délivrerait Israël ».
    Et nous aussi, nous attendons le signe, LE miracle qui nous délivrerait de tout ce qui encombre notre vie pour la mener à son accomplissement. Le réel nous rattrape et nous sommes confrontés à des adversités quotidiennes qui nous dépassent, tant le non- sens les habite. Alors oui, nous avons bien raison de prier : « Reste avec nous, Seigneur, car le soir approche et le jour décline. »

    Reste avec moi, Seigneur, quand je ne sais plus qui je suis et encore moins ce que je fais sur cette terre. Alors, tu me dis : Moi, je suis le chemin, la vérité et la vie. (Jean 14 : 6)

    Reste avec moi, Seigneur, quand je suis fatigué-e d’être fatigué-e pour toutes sortes de raisons. Alors tu me dis : Il ne sert à rien de fouetter le cheval, il faut décharger l’attelage. Alors viens – si possible avec moi – dans un lieu désert et repose-toi un peu. (Marc 6 : 30, 31)

    Reste avec moi Seigneur, quand je suis agité-e par la montagne de travail à faire. Alors tu me dis : retire-toi dans n’importe quel endroit où tu peux t’isoler et surtout ferme ta porte. Et là, prie ton Père. Alors je te dirai comme au prophète Esaïe : » je marcherai devant toi, j’aplanirai les chemins » qui te semblent être une montagne. Et comme à Gédéon qui se déprécie, « je me tournerai vers toi  » et je te dirai : « va avec cette force que tu as. » (Esaïe 45 : 2/ Juges 6 : 14)

    Reste avec moi, Seigneur, quand je suis cloué-e sur un lit de maladie. Alors je te dirai : « je transformerai tout ton lit quand tu seras malade. » Et : « La brebis malade, je la fortifierai »
    (Psaume 41 : 3 et Ezéchiel 34 : 16)

    Reste avec moi Seigneur, quand je reste paralysé-e dans mon chemin de vie par toutes les étiquettes collées sur mon front :
    – dys…quelque chose, hyperactivité, handicap, maladie chronique, etc… qui me stigmatisent dans le milieu scolaire et dans d’autres groupes
    – lorsque je suis réduit-e à un diagnostic psychiatrique et/ ou médical bien figé dont on parle derrière mon dos : « Si quelqu’un vient me voir, il prend un langage faux, Il recueille des sujets de médire; Il s’en va, et il parle au dehors ». (psaume 41 : 7)
    – lorsque je galère pour avoir de bonnes notes à l’école : avec son QI , que va-t-on en faire ? Pourtant, si mes WC sont bouchés, je ferais plutôt appel un plombier qu’à un professeur en neurochirurgie.
    – lorsque….lorsque…

    Comme quoi il n’y a pas de sot métier, ni d’identification à ce qu’on veut faire de moi, niant qui je suis et quelle est ma valeur devant Dieu. Alors, je te dis : tu es mon fils, tu es ma fille bien-aimé-e, tel-le que tu es, je t’aime d’un amour éternel (Jér. 31 :3)

    Reste avec moi, Seigneur, quand je ne sais plus discerner ce qui est vivable de l’invivable dans mon existence. Alors je te dis : « Si quelqu’un d’entre vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, qui donne à tous simplement et sans reproche, et elle lui sera donnée ». (Jacques 1 : 5)

    Reste avec moi, Seigneur, quand je suis confronté-e à une personne qui m’a fait du mal. Alors je te dis : aime-la, il-elle est ton ennemi-e, au moins tu n’es plus dans la confusion. Trouve un apaisement à ne pas entrer ni dans la haine, ni dans la violence, encore moins dans le ressentiment, car tu te ferais plus de mal que de bien. Et si tu y arrives en prenant tout le temps qu’il te faut pour apaiser une colère justifiée, prie pour elle. (Matthieu 5 : 44)
    Relis l’histoire de Joseph en Genèse 37-45, haï par ses frères au point de chercher à l’éliminer. Il sera exilé en Egypte, vivant treize ans de galère avant de retrouver et ses frères et Jacob son père. Qu’est-il dit de ce Joseph ? « L’Eternel était avec lui ». (Genèse 39 : 21)

    Je conclurai par une anecdote que j’ai lue récemment dans « Eglise et traumatismes psychiques, Santé, éthique et foi, sous la direction de Brice de Malherbe, Coll, Monique Durand-Wood, Parole et silence, 2022, p. 89, 90 ».

    Ce récit m’a bouleversée et interrogée sur l’humanité de Christ qui se révèle aux plus petits d’entre nous :

    « En ce temps-là, Jésus répondit et dit: Je te loue, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et que tu les as révélées aux petits enfants.
    Oui, Père, car c’est ce que tu as trouvé bon devant toi. (Matthieu 11 : 25 / La Bible)

    « Quiconque donc s’abaissera comme ce petit enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des cieux ; et quiconque reçoit un seul petit enfant tel que celui-ci en mon nom, me reçoit. » (Matthieu 18 : 4 / la Bible)

    « « L’humilité » , dit François Cheng dans son livre sur saint François d’Assise, « ne signifie nullement je ne sais quel abaissement ou servitude ». Selon lui, au contraire, elle est une force.

    Le prêtre rapporte qu’une maman est venue le trouver, dans une paroisse perdue et en manque d’enfants de chœur, avec son garçon trisomique. Elle a demandé que le garçon soit enfant de chœur. Le prêtre a d’abord refusé, craignant que l’enfant fasse n’importe quoi, mais la mère insistait, et le garçon en avait fortement envie. Il a eu son petit costume. Et il a fait un peu n’importe quoi, en effet lors de la première messe.
    Le prêtre alors lui a dit : « Tu feras tout comme moi. » A la messe suivante, quand le prêtre a embrassé l’autel, l’enfant l’a embrassé aussi.
    « Tu ne dois pas embrasser l’autel », a dit le prêtre après la messe, « c’est le signe que j’embrasse le Christ, seul le prêtre peut le faire. »
    A la messe suivante, quand le prêtre a embrassé le Christ, le garçon a juste appuyé sa joue.
    « Je t’avais dit de ne pas l’embrasser », l’a grondé le prêtre.
    « Mais c’est lui qui m’a embrassé » a dit l’enfant. »

    Reste avec moi, Seigneur, quand….quand…. et encore quand….Alors, tu me répondras comme aux disciples d’Emmaüs, comme à ce petit garçon : « Il entra, pour rester avec eux. » (Luc 24 : 29) »

    Bien fraternellement, cher Marc et merci pour tout
    Claire-Lise

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