« Allez, et apprenez ce que signifie : Je prends plaisir à la miséricorde et non aux sacrifices.» (Matthieu 9:13)

jeune femme lisant la Bible sur un ponton - Bethany Laird↪ Jésus dit : Allez, et apprenez ce que signifie «Je prends plaisir à la miséricorde et non aux sacrifices.» (Matthieu 9:13 ; Osée 6:6)

⤑ Longtemps, trop longtemps, la logique était cette des sacrifices, du donnant donnant, l’idée cruelle et nocive selon laquelle faudrait du sacrifice pour acheter le pardon de Dieu. Alors que Dieu est grâce, il est regard favorable.

⤑ Cette parole de Jésus nous appelle à marcher à sa suite. Il nous appelle à un peu de douceur, de tendresse, de compassion pour la personne à nos côtés qui est loin d’être parfaite, bien sûr. Un peu de miséricorde dans les relations, un regard bienveillant sur notre monde, notre société, envers nous-même aussi. Être moins tranchant et plus compatissant.

⤑ C’est quelque chose qui donne du plaisir, à celui qui est ainsi regardé positivement, à celui qui regarde ainsi, et à Dieu car c’est ce qu’il espère de nous. Que nous vivions sous le régime de la grâce.

⤑ Jésus est miséricordieux aussi dans sa façon d’insister sur ce point. Il n’exige pas de nous que nous arrivions à être comme cela. Il nous propose d’apprendre à être comme cela, et même seulement de nous mettre en mouvement pour espérer commencer à apprendre à être comme cela. C’est une ambition modeste, réaliste, et tellement bienfaisante, déjà. C’est cette mission qu’il nous donne.

par : Marc Pernot, pasteur à Genève

Vous pouvez partager en commentaire ce que ce verset vous dit, à vous, aujourd’hui…

Aller vers la liste des simples versets médités

Print Friendly, PDF & Email

Marc Pernot

bio de Marc Pernot

Vous aimerez aussi...

2 réponses

  1. Christine dit :

    Bonjour,
    Il me semble u’il est difficile, parfois, de discerner clairement ce qui est de l’ordre de la compassion et ce qui est de l’ ordre du sacrifice. Où s’ arrête la compassion? Où commence le sacrifice? Y a-t-il un seuil de supportabilité à ne pas dépasser?
    Pouvez-vous m’ aider à mieux comprendre comment trouver la juste place dans cette subtilité?
    D’avance, je vous en remercie

    • Marc Pernot dit :

      Bonjour
      Et bravo pour cette excellente remarque.
      La question n’est pas

      • de choisir entre indifférence ou compassion. Il y a mil degrés possibles entre les deux.
      • de choisir entre ne pas faire le moindre geste ou donner sa vie pour l’autre. Il y a mil degrés possibles entre les deux.

      Jésus lui-même se donnait à fond pour le services des autres, mais longtemps, quand il était mùenacé, quittait simplement cet endroit (et donc les personens qui y résidaient) pour aller dnas un coin plus calme. Et qce n’est qu’à la toute dernière extrémité qu’il a décidé de jouer le tout pour le tout et d’être confronté aux plus hautes autorités.

      jésus aussi, était plein de compassion. Mais il savait aussi renvoyer les foules pour prendre un temps de respiration pour lui-même, dans la solitude pour prier Dieu, son Père.

      Donc nous aussi, avons à aimer et donc à servir, mais sans nous vider totalement sinon demain nous serons tellement vidés que nous n’aimerons ni ne servirons plus personne.

      • C’est pourquoi ce commandement est finement exprimé « aime ton prochain comme toi-même », il faut évidemment composer entre l’amour du prochain et l’amour de soi-même, le soin du prochain et le soin de soi-même.
      • Et pour cela, Dieu est d’un grand secours pour nous aider à mettre le curseur sur la bonne position, pour discerner les personnes que nous pensons faire partie de notre vocation pour les porter dans notre cœur, pour les aider. Car nous ne sommes pas Dieu pour avoir les forces de tenir tout le monde en même temps dans ses bras. Les nôtres sont trop courts, et ce n’est aucunement de notre faute.

      Et faire ainsi ce que nous pouvons.

      Dieu vous bénit et vous accompagne.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.