Terreurs d’Apocalypse à Armageddon ? (Apocalypse 16 et 21-22)

Enregistrement audio de la prédication / Enregistrement audio du culte

(Voir le texte biblique ci-dessous)

prédication (message biblique donné au cours du culte)
à Genève le dimanche 10 janvier 2021,
par : pasteur Marc Pernot

Extrait du tableau de Brueghel "le triomphe de la mort" - Wikicommons

Le nouvel an est l’occasion de bilans et prospectives dans la presse. Cette année, nous y avons vu souvent fleurir le mot d’Apocalypse en gros titre. Merci pour cet hommage à la Bible, même si l’Apocalypse n’est pas ce que ces articles laissent supposer. D’ailleurs les premiers mots du livre de la Bible appelé « Apocalypse » le montrent déjà : ce livre commence ainsi « Apocalypse de Jésus-Christ » c’est à dire littéralement « Dévoilement de Jésus comme Sauveur du monde ». Ce livre de la Bible cherche à montrer en quoi cet homme, Jésus de Nazareth, a porté une action décisive, bien visible et réelle dans ses effets pour le salut de ce monde. Comment il a fait la différence pour nous. Ce texte est donc un texte joyeux, optimiste et en même temps un texte qui se veut réaliste sur ce que Jésus a apporté et apporte encore comme changement positif, dans le présent et dans l’avenir.

D’où vient alors cette mauvaise image du mot « apocalypse », synonyme de catastrophe annoncée dans l’imaginaire de bien de nos contemporains ? Cela tient au style fantastique de ce texte qui est propre à éveiller l’imagination du lecteur, au point que l’on peut faire lui faire dire à peu près n’importe quelle folie. Cela fait que ce livre est une aubaine pour les manipulateurs qui cherchent à exploiter l’angoisse des foules.

Du temps même de Jésus, des mouvements attendaient avec ardeur la fin du monde, prétendant voir des signes manifestes que cette fin de l’histoire était imminente et ne sauverait que quelques élus, le manipulateur en chef expliquant à ses adeptes que c’est en obéissant bien à sa parole qu’ils seront sauvés, l’urgence de la menace invitant à tout quitter, à rompre avec ce monde mauvais, avec ce temps, avec le reste de l’humanité et même avec leurs proches, séparant ainsi les « eux » des « nous ». Les exemples de ces mouvements sont multiples à toutes les époques : les Esséniens, les Zélotes et autres Sicaires à l’époque de Jésus ; l’église de Jérusalem après la Pentecôte où les premiers chrétiens distribuent l’argent de la vente de leurs outils de travail jugés inutiles devant l’imminence de la fin des temps et qui se retrouvent fort démunis quelques années après. Des juifs attendent le Messie à Jérusalem ou à New-York, des musulmans attendent le Mahdi (quelques uns y trouvant une motivation à des actes fous). Des chrétiens attendent le retour du Christ, des Bouddhistes attendent l’illumination, les survivalistes attendent le chaos final malgré le calendrier Maya censé se terminer en 2012… Cet esprit apocalyptique est une mode, surfant sur l’angoisse des gens, l’amplifiant, délitant souvent le lien social et le moral des personnes.

Il est vraiment navrant que le livre de l’Apocalypse soit associé à cela, car le livre de l’Apocalypse est tout l’inverse. Sa faute est plus dans son style que dans son fond dont le but est de nous donner à voir le salut de Dieu déjà donné en Christ, à le sentir lever la pâte de ce monde, à le sentir ré-enchanter chaque journée vécue sur terre comme le temps d’un salut qui fleurit en ce monde. Ce salut en Christ est tout le contraire d’une menace, il est l’annonce d’une libération, d’une réconciliation et d’une paix pour tous les humains, pas seulement pour un petit club de justes.

Vous allez me dire que le texte que je vous ai lu au chapitre 16 de l’Apocalypse parle de terribles destructions déclenchées par des débordements de la coupe de la colère de Dieu, culminant avec la célèbre bataille finale de l’Armageddon ?

C’est vrai et j’ai volontairement choisi le plus apocalyptique des textes de l’Apocalypse pour voir combien il est en réalité une bonne nouvelle et non une menace comme une lecture superficielle pourrait le laisser penser. Si l’on regarde bien, on voit que c’est la mort elle-même qui est ici promise à la mort (20:14), ce ne sont pas des personnes qui sont ici condamnées mais ce sont le chaos, la méchanceté, la division, la maladie, la négation de l’autre qui sont vaincus par ces coupes de la colère de Dieu, qui sont en réalité données comme un soin actif de l’humain infecté par ces poisons.

Au delà des interprétations discutables que permettent ce style fantasmagorique, il existe des preuves objectives permettant de dire que même ce chapitre 16 est en réalité une bonne nouvelle pour tous et donc pour nous et ce monde.

D’abord le fait qu’il y ait 7 coupes et 7 anges. Le chiffre 7 est dans la Bible celui de la bénédiction de la création par Dieu. C’est donc tout l’inverse de la destruction de ce monde pour passer à un autre. Ce texte annonce qu’il parle ici d’une action de Dieu pour bénir ce monde et ses habitants, bien sûr. Comme dans la première page de la Bible où Dieu fait émerger de la lumière et de la vie hors du chaos primordial, puis bénit cette création au 7e jour. Ce chapitre de l’Apocalypse poursuit cette histoire de la Genèse, lui apporte une seconde étape. Après la création par Dieu de ce qui est bon, voilà ce monde où coexistent le meilleur et le pire, avec tant de beauté et de gestes extraordinaires, et aussi du chaos et d’actes de mort. Ce texte nous dit que le salut donné en Christ est comme un soin de ce monde, un soin qui est encore une bénédiction. Ensuite, on peut interpréter comme on veut ces figures fantastiques, à condition, donc, d’y lire une bénédiction de Dieu.

Seconde preuve que ce chapitre est plein de tendresse, c’est que l’action est portée par des anges. Par définition, un ange est le vecteur d’une action de Dieu, une action qui se présente comme une parole. Dans la Bible cela dit la façon la plus douce et respectueuse qui soit de créer : comme une proposition, comme une idée chuchotée à l’oreille, comme une bénédiction donnée, répétée inlassablement, reçue dans la prière. Chaque fois que dans la Bible il est question d’ange, c’est une invitation à prier.

D’ailleurs, cette action de Dieu n’est pas contre ce monde pour l’éliminer, au contraire, les coupes sont versées sur les différentes éléments de ce monde pour les purifier de ce qui pourrait les abîmer. C’est bien comme cela qu’agit celui qui aime.

Un troisième signe que même ce chapitre 16 est plein de tendresse pour nous est que Dieu est ici appelé « Seigneur Dieu », pas seulement « Dieu ». Cela ne trompe pas. L’expression « Seigneur Dieu » est la traduction de l’hébreu « Yahwéh Élohim » (יְהוָ֤ה אֱלֹהִים֙) qui est Dieu en tant que source de tendresse, de pardon, d’amour, un Dieu qui nous accompagne fidèlement pour bénir et pour sauver. C’est le Dieu qui se révèle à Moïse au buisson ardent comme ayant entendu la souffrance de son peuple enfermé dans une situation dramatique en Égypte, Yahwéh venant le sauver, le libérer, le conduire vers la vie. Et effectivement, les plaies dont il est question dans notre passage de l’Apocalypse sont une reprise évidente des plaies d’Égypte ayant pour but de faire lâcher prise au Pharaon. Ces plaies ne sont pas des punitions contre les hébreux qui se sont fourrés dans cette mauvaise situation, mais ces plaies sont contre le Pharaon qui les empêche d’avancer. Ce récit de l’Exode est lu depuis 2’500 ans comme celui d’une libération qui est à vivre à chaque génération par chaque personne et par l’humanité entière. Nous sommes à la fois l’hébreu et l’égyptien de cette histoire, Moïse et Pharaon sont des figures de nous-même, Dieu venant afin que le meilleur de chacun (figuré par l’hébreu) soit libéré des griffes de ce qui l’asservit, le blesse et le tue (figuré par le Pharaon et son armée). Dans ce chapitre 16 de l’Apocalypse, les 7 anges et leurs coupes de la colère de Dieu fonctionnent de la même façon, parlant d’un salut à vivre comme écartant ce qui est source d’oppression et de mort, source de chaos et de négation de la vie.

Quatrième signe que ce récit de l’Apocalypse est à lire comme une bonne nouvelle et non comme une menace de destruction, c’est sa conclusion pleine de douceur et de paix, avec la suppression de toute larme, avec la libération de chacun grâce à la proximité de Dieu avec tous, sans intermédiaire. Les seuls exclus de ce havre de paix, nous dit le texte, serait quelqu’un de « totalement impur »(21:27) ce qui n’est le cas de personne aux yeux de Dieu. Au cœur de ce paradis il y a un arbre produisant « des feuilles pour guérir les nations »(22:2) ce qui montre que les païens ont été accueillis, et soignés, puisque nous sommes tous entre le pur et l’impur, entre le fidèle et l’athée, à peine tiré du chaos primordial et néanmoins aimé et béni par Dieu.

Par rapport au récit de la Genèse qui est repris ici, il y a une évolution notable, c’est que le projet de Dieu est une ville alors qu’au début le paradis était comme un jardin fleuri. Ce n’est pas mal non plus, mais le modèle de la ville suppose une pluralité des personnes, des opinions et des projets, une multiplicité de rencontres, d’échanges et de croisements, avec de multiples portes ouvertes dans toutes les directions. Cette seconde étape suppose de s’aimer suffisamment entre nous. Les difficultés que ce modèle suppose ne sont pas cachées ici. Avant l’arrivée de cette ville venant du ciel comme une bénédiction sur ce monde, le chapitre 16 parle de deux autres modèles de ville dont Dieu nous sauve, précisément. Et cela fait l’objet des deux dernières coupes de la colère de Dieu, de son travail de bénédiction active pour éliminer ce qui serait source de mort et de souffrances.

Il y a cette façon de faire société qu’évoque Babylone (Babel), la pire des pires. Cela fait référence à cet autre texte hyper connu de Genèse 11 montrant Babel comme une ville sous le règne d’une pensée unique niant l’individu et se prenant ainsi pour « la porte de Dieu ». Il y a là un poison menaçant les églises, les partis politiques, les sociétés et les familles, les couples par l’absence de pensée personnelle et l’étouffement de la créativité. Au contraire, l’Apocalypse nous propose d’épouser le modèle de la Jérusalem selon Dieu, une ville de pluralisme et de paix.

Armagéddon évoque une autre façon bien nocive d’être ensemble, diamétralement opposée au problème de Babel. Le texte nous dit que pour comprendre ce qu’il dénonce ici il faut lire le mot « Armagéddon » en hébreu. Il est souvent indiqué en note dans les Bibles que le début du mot, Ar, signifierait « montagne », il me semble que dans ce contexte il s’agit ici plutôt de Ar sans H, signifiant « les villes » au pluriel. Ensuite, Magéddon veut dire deux choses différentes (ce qui est fréquent en hébreu), il signifie à la fois l’idée de rassemblement et la multiplicité des coupures (voir Zacharie 12:11, ci-dessous, où Magéddon est le lieu des divisions entre hommes et femmes, entre David et son ami Nathan). Ce que cherche à soigner les 6e et 7e coupes de la colère de Dieu c’est cette volonté de se rassembler pour mettre de la division, dans les villes, dans les couples, entre les amis, de mettre la division entre nos idéaux et nos actions, entre notre prière et notre vie, entre les facettes de notre être.

L’Apocalypse annonce que Dieu vise une société faite de rencontres, de carrefours, d’ouvertures, de liberté de se rencontrer et de se retirer. Tout cela en paix, irrigué par la Parole de Dieu coulant comme une source vive, chacun ayant assez de lumière pour voir clair par lui-même sans avoir besoin qu’on lui dise que penser.

C’est ainsi que ces 7 coupes de la colère de Dieu sont comme des remèdes pour soigner l’humain. Soigner à chaque fois ce qui pourrait être source de chaos et de mort. Comme le dit le texte à plusieurs reprises avec un sonore « C’est fait ! » (16:17 et 21:5), les signes de ce salut sont à reconnaître comme déjà à l’œuvre en ce qui a été semé par Dieu en Jésus de Nazareth. Ce n’est pas un autre monde à attendre, c’est un processus à vivre et à épouser, « faisant du nouveau avec tout » (21:5), faisant du bien. Nous permettant de « découvrir ce qui était caché » (comme le signifie le mot Apocalypse), découvrir ce qui est source de bonne chose dans ce monde et en ce que nous sommes, dans notre passé et notre présent, vivre et voir avancer avec bonheur ce processus de libération du meilleur. L’épouser soi-même.

Deux grands lecteurs de l’Apocalypse la lisent ainsi comme un salut à vivre aujourd’hui. Le théologien Jacques Ellul (facile à lire), et le fameux psychiatre suisse Carl Jung qui voit dans l’Apocalypse un processus, un archétype de la constitution de soi-même et de l’humain, collectivement : avec une révélation de ce qui était enfoui, puis un jugement entre les pôles en tensions, une destruction de ce qui est mortifère, et finalement une sublimation de ce que nous sommes.

Plutôt que de ruminer les chants des sirènes de l’angoisse et du désespoir, je voudrais ouvrir les yeux sur la réalité de l’incroyable beauté de ce monde et de ses habitants. Et si chemin faisant nous voyons quelques grains de sable, nous soufflerons dessus du souffle de l’Esprit.

Amen.

pasteur Marc Pernot

Textes de la Bible

Apocalypse 16

1J’entendis une voix forte venant du Temple qui disait aux sept anges : Allez, et versez les sept coupes de la fureur de Dieu sur la terre !

2Le premier partit et répandit sa coupe sur la terre. Un ulcère malin et douloureux atteignit les humains qui avaient la marque de la bête et qui se prosternaient devant son image.

3Le deuxième répandit sa coupe dans la mer qui devint du sang, comme celui d’un mort, et tous les êtres vivants qui étaient dans la mer moururent.

4Le troisième répandit sa coupe dans les fleuves et les sources des eaux ; tout devint du sang. 5J’entendis l’ange des eaux dire : Tu es juste, toi qui es et qui étais, toi, le Saint, puisque tu as jugé ainsi. 6En effet, ils ont répandu le sang des saints et des prophètes, et tu leur as donné du sang à boire ; ils le méritent. 7J’entendis l’autel dire : Oui, Seigneur Dieu, Tout-Puissant, tes jugements sont vrais et justes.

8Le quatrième répandit sa coupe sur le soleil. Il lui fut donné de brûler les humains par le feu, 9et les humains furent brûlés par une chaleur torride. Ils blasphémèrent le nom du Dieu qui a le pouvoir sur ces plaies, et ils ne changèrent pas de point de vue sur Dieu pour lui donner gloire.

10Le cinquième répandit sa coupe sur le trône de la bête. Son royaume fut obscurci ; les gens se mordaient la langue de douleur ; 11ils blasphémèrent le Dieu du ciel à cause de leurs douleurs et de leurs ulcères, et ils ne changèrent pas de point de vue sur leurs œuvres.

12Le sixième répandit sa coupe sur le grand fleuve, l’Euphrate. L’eau en tarit pour préparer le chemin aux rois qui viennent de l’Orient. 13Je vis sortir de la bouche du dragon, de la bouche de la bête et de la bouche du prophète de mensonge trois esprits impurs, semblables à des grenouilles. 14Ce sont des esprits de démons qui produisent des signes et qui s’en vont vers les rois de toute la terre habitée afin de les rassembler pour la guerre du grand jour de Dieu, le Tout-Puissant. 15(Je viens comme un voleur. Heureux celui qui veille et garde ses vêtements, pour ne pas marcher nu, pour qu’on ne voie pas sa honte). 16Ils les rassemblèrent au lieu appelé en hébreu Armageddon.

17Le septième répandit sa coupe dans l’air. Il sortit du sanctuaire une voix forte venant du trône, qui disait : C’est fait ! 18Il y eut des éclairs, des voix, des tonnerres et un grand tremblement de terre, tel qu’il n’y en a pas eu depuis qu’il y a des humains sur la terre. 19La grande ville fut divisée en trois parties. Les villes des nations tombèrent, et Dieu se souvint de Babylone la Grande, pour lui donner la coupe du vin de sa colère ardente. 20Toutes les îles s’enfuirent, et les montagnes ne furent pas retrouvées. 21Une grosse grêle, de grêlons lourds comme un talent, tomba du ciel sur les humains, et les humains blasphémèrent Dieu à cause de la plaie de la grêle, parce que c’était une très grande plaie.

 

Apocalypse 21-22

21:1Alors je vis un ciel nouveau et une terre nouvelle, car le premier ciel et la première terre étaient partis, et la mer n’est plus. 2Et je vis descendre du ciel, d’auprès de Dieu, la ville sainte, la Jérusalem nouvelle, prête comme une mariée qui s’est parée pour son mari.

3J’entendis du trône une voix forte qui disait : La demeure de Dieu est avec les humains ! Il aura sa demeure avec eux, ils seront ses peuples, et lui-même, qui est Dieu avec eux, sera leur Dieu. 4Il essuiera toute larme de leurs yeux, la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu.

5Celui qui était assis sur le trône dit : De tout je fais du nouveau. Et il dit : Écris, car ces paroles sont certaines et vraies. 6Il me dit : C’est fait ! Moi je suis l’alpha et l’oméga, le commencement et la fin. A celui qui a soif, je donnerai de la source de l’eau de la vie, gratuitement…

21:23La ville n’a besoin ni du soleil ni de la lune pour y briller, car la gloire de Dieu l’éclaire, et sa lampe, c’est l’agneau. 24Les nations marcheront à sa lumière, et les rois de la terre y apporteront leur gloire. 25Ses portes ne se fermeront jamais pendant le jour — or là il n’y aura pas de nuit. 26On y apportera la gloire et l’honneur des nations. 27Il n’y entrera jamais rien de tout-souillé, ni faiseur d’abomination ou de mensonge, mais ceux-là seuls qui sont inscrits dans le livre de la vie de l’agneau.

22:1Et il me montra un fleuve d’eau de la vie, limpide comme du cristal, sortant du trône de Dieu et de l’agneau. 2Au milieu de la grande rue de la ville et sur les deux bords du fleuve, un arbre de vie produisant douze récoltes et donnant son fruit chaque mois. Les feuilles de l’arbre sont pour la guérison des nations.

 

Zacharie 12:9-13:1

9En ce jour-là, je m’appliquerai à détruire toutes les nations qui viendront contre Jérusalem. 10Alors je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem un souffle de grâce et de supplication, et ils tourneront les regards vers moi — celui qu’ils ont transpercé. Ils se lamenteront sur lui comme on se lamente sur un fils unique, ils pleureront amèrement sur lui, aussi amèrement que sur un premier-né. 11En ce jour-là, il y aura de grandes lamentations à Jérusalem, comme les lamentations de Hadad-Rimmôn dans la vallée de Meguiddon. 12Le pays se lamentera, chaque clan à part : le clan de la maison de David à part, et les femmes à part ; le clan de la maison de Nathan à part, et les femmes à part ; 13le clan de la maison de Lévi à part, et les femmes à part ; le clan de Shiméi à part, et les femmes à part ; 14tous les autres clans, chaque clan à part, et les femmes à part.

1En ce jour-là, une source sera ouverte pour la maison de David et les habitants de Jérusalem, pour le péché et pour la souillure.

(Voir traduction NBS)

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8 réponses

  1. andiran dit :

    L’apocalypse c’est la fin du Monde sans Dieu pour un Monde avec Dieu. Mais, même si je partage l’idée que l’Apocalypse est une bonne nouvelle: où Dieu a pour projet d’habiter avec les humains (Ch 21) , je suis convaincu que la fin du Monde serait non le fait de Dieu mais du fait des humains.
    Le grand philosophe René Girard le disait ( « Achever Clausewistz ») : c’est l’homme qui risque de produire la fin du Monde et l’apocalypse est la réponse de Dieu qui l’en empêche. Je le crois, l’homme s’occupe très bien de la fin du Monde !!! Et Dieu s’occupera de sauver l’homme de sa folie.

    • Marc Pernot dit :

      Oui, il y a un risque que les humains fassent pas mal de dégâts, je suis d’accord. Et si nous ne faisons pas tout exploser, le soleil se chargera de tout griller dans une demi douzaine de milliards d’années.
      Je ne pense pas que c’est de cela que parlent ces passages de la Bible
      Mais quand on parle de la fin des temps, de la fin du monde, la question n’est pas tant une question matérielle qu’une question théologique, spirituelle. Sur ce plan, nous sommes déjà à la fin des temps, comme le dit souvent le Christ affirmant que l' »heure » est déjà là, que le Royaume a été approché. Ou quand l’apocalypse di « C’est fait ! », c’est déjà pleinement accompli.

      • ANDIRAN NATHAN dit :

        Vous privilégiez l’interprétation « prétériste » à l’approche « historiciste » ? Or cette interprétation a ses limites eu égard aux textes. Ne pensez-vous pas que l’interprétation de Cullmann  » déjà là et pas encore » peut éviter les contradictions de l’approche « prétériste » ou de « l’eschatologie conséquente », qui n’englobent aucune la totalité des textes bibliques sur ce délicat sujet ?

        • Marc Pernot dit :

          Bien sûr que je soutiens le « déjà là et pas encore ». J’aime assez bien oscar Cullmann mais il me semble que ce n’est pas lui qui a inventé cela, cela me semble très Johannique (par exemple en Jean 4 « L’heure vient et elle est déjà là », ou dans dans l’Apocalypse avec la traduction de YHWH par « Celui qui est, qui était et qui vient ». Les paraboles du Royaume comme celle du semeur ou de la graine de moutarde des évangiles synoptiques vont aussi dans ce sens.

  2. Marie dit :

    Cher Pasteur,
    Merci pour cette profonde prédication « Terreur d’Apocalypse à Armageddon? », quel cadeau.
    Encore une fois c’est une lumière qui vient m’éclairer. Sur mon parcours de vie assez difficile, ma foi m’accompagnait,
    je lisais les évangiles, mais tant de passages étaient pour moi difficiles. Si j’ose m’exprimer ainsi: « je saisissais que
    je n’en comprenais pas le sens ». Depuis que j’ai le grand bonheur de vous écouter et de lire et relire vos prédications
    tant de lumières se sont allumées. Quel bonheur à mon âge, merci.
    Votre dictionnaire « mots qui piquent », quelles merveilles, tant de mots que je ne comprenais pas et qui me fascinent
    maintenant.
    Je vous remercie du fond du cœur, je remercie le Seigneur de recevoir par vous ce cadeau, ces Lumières qui
    viennent éclairer mon chemin.
    Que Dieu vous protège et vous accompagne à chaque instant.

  3. Stephane dit :

    Bonjour cher pasteur Marc, veuillez m’expliquer la promesse de notre Seigneur Jésus Christ dans Luc 17:30  » Il en sera de même le jour où le Fils de l’Homme paraitra »

    • Marc Pernot dit :

      Bonjour Monsieur

      Comme tout texte de la Bible, celui-ci, qui est une sorte de petite apocalypse dans le live de Luc, parle de nous et pour nous, lecteur de ce texte.

      Ensuite, dans le texte grec de la Bible, il n’y a pas un futur « le fils de l’homme paraîtra » mais il y a précisément : « Il en sera de même le jour où le Fils de l’Homme est révélé. »
      La question est que le Fils de l’Homme (le Christ) se manifeste par sa puissance dans le présent, chassant à l’intérieur de nous-même l’homme méchant et libérant ainsi l’enfant de Dieu qui est en nous.
      Cela signifie : dans la mesure où « le fils de l’homme » est révélé en vous, cher lecteur de ce texte, c’est à dire dans la mesure où l’action du Christ commence à porter des fruits en vous, épanouissant votre être.
      C’est donc progressif et à recevoir maintenant dans notre propre vie, notre propre personne, notre propre église, notre société humaine…

      Cette action de jugement de C’est à recevoir chaque jour un petit peu plus.
      Dieu (dont il est question dans ce texte que vous citez) est de l’amour puisque cela vise à garder ce qui est juste en nous et cela élimine ce qui est méchant en chacun. C’est ainsi que l’on dit que la grâce de Dieu nous fait du bien, elle ne nous écarte pas mais nous soigne, nous élève, nous rend juste.

      Dieu vous bénit ainsi

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