Un protestant peut il prier 80 % de l’Ave Maria ? Si oui, comment le prier ?

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6 réponses

  1. Marie-France de Meuron dit :

    Avec tous ces arguments, quel est le message que l’on perçoit avec la tête et quelle en est la part qu’on reçoit avec le coeur?

    Vous écrivez : « Marie est l’archétype de la personne humaine fidèle ». Je perçois aussi que Marie est l’archétype de la personne réceptive. Elle se révèle ainsi un modèle pour nous dans les moments où nous réagissons au lieu de bien ressentir ce que nous vivons, afin de laisser se manifester notre intuition profonde.

    • Marc Pernot dit :

      Merci.
      Être réceptif est une des qualités de l’humain fidèle, vous avez raison.
      Surtout que Marie n’est pas bêtement réceptive, comme on l’a trop souvent attendu de la femme. Marie argumente, discute, questionne la parole de l’ange avant d’accepter. Et ensuite, dans son « magnificat », elle montre qu’elle a une vraie pensée, enracinée dans une théologie biblique hardie, et dans un programme proprement bouleversant, décapant. Elle prend ainsi en compte son « ressenti » personnel et spirituel, venant du fond d’elle-même et venant du tout autre, Dieu. Elle prend aussi en compte une vraie pensée, afin d’apporter une réaction personnelle engagée.
      Je trouve que Marie est dans ces textes de l’Evangile selon Luc une très belle figure d’humain fidèle. La tête, le cœur, l’Esprit réconciliés, unifiés en nous ?

  2. Benoit Casterman dit :

    Pasto, vous dites : « l’expression « Mère de Dieu » exprime une notion parfaitement étrangère à la Bible. »
    Mais Élisabeth, lors de la visite de Marie, s’écria : « Comment m’est-il accordé que la MÈRE DE MON SEIGNEUR vienne vers moi. » (Luc 1,43 ; trad. L. Segond)

    • Marc Pernot dit :

      « Mère de mon Seigneur » signifie ici mère du Seigneur Jésus-Christ. Elle est effectivement mère de Jésus en ce qui concerne son corps de chair.
      A l’époque de la rédaction de ce texte, il était totalement impensable de dire de Marie qu’elle serait « mère de Dieu ».

  3. Benoit Casterman dit :

    En tout cas, Pasto, merci pour votre bel article. (Je vais le signaler dans le site Net que je construis en ce moment)

    Sauf que la « communion des saints » dans notre CREDO commun signifie, selon la plus ancienne tradition chrétienne (et le catholicisme), la communion avec nos frères du Ciel, tous vivants en Christ, membres de son Corps. — À distinguer donc absolument de la nécromancie ou du spiritisme.

    NB L’expression « Mère de Dieu » ne signifie évidemment pas que Marie serait mère de la divinité, ou du Fils éternel du Père ! L’expression a été consacrée par les conciles d’Éphèse (431) et de Chalcédoine (451). Ces conciles veulent affirmer avant tout la divinité du Christ face à Nestorius qui la niait. Ils sont en principe reconnus par les églises protestantes.

    — NB. Je suis prêtre. Salut fraternel. 🙂

    • Marc Pernot dit :

      Chacun est libre, si l’on pense que c’est bien, on a le droit de parler à une personne dont le corps est décédé, et d’appeler cette pratique prière, communion, ou spiritisme.
      Il n’y a quand même pas tellement de passages de la Bible où cela soit une pratique encouragée.

      En ce qui concerne le credo des conciles des IVe et Ve siècle, ils ne s’imposent qu’au chrétiens qui s’y reconnaissent. Dans nos églises il n’est nullement demandé aux fidèles d’y adhérer ni même de les connaître pour devenir membre de l’église. Ce qui est le cœur de notre foi est une relation personnelle avec Jésus comme Christ, c’est lui qui nous rassemble en un corps, par l’Esprit. On le voit bien dans l’exemple de Nestorius que vous citez, le but de ces conciles est d »imposer à tous des dogmes choisis par quelques évêques, et d’exclure ceux qui ne sont pas d’accord. C’est assez violent.

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