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Développement

Sur un site d’un pasteur, j’ai lu en présentation, qu’il fallait croire sans se poser des questions, que c’est ça la foi et la liberté.

Question posée :

Bonjour Pasteur
Merci pour vos réponses sur le site. Tout le monde se pose des questions dans le domaine spirituel et l on peut lire une réponse parfois à une interrogation.

Je me suis intéressé dernièrement à la source des écritures. Sur un site d’ un Pasteur, j’ ai lu en présentation, qu il fallait croire au salut et à la vie éternelle par la foi .
Qu il ne faut pas se poser des questions pour savoir réellement ce qui s’est passé dans le jardin d Eden, car on pourrait se tordre l esprit et ne pas accepter comme tel.
De même que la crucifixion de Jésus que bon nombre de chrétiens ne comprennent pas ou difficilement ( Dieu le Père aurait envoyé son fils en rançon ), il ne faut pas se poser des questions, car c’est dans la foi que vous vous sentirez libre, pas de questions à se poser ne vous entraînera pas à vous assombrir l esprit et finalement, ce qui peut vous arriver de négatif, de douleurs, de maux, ne vous affectera pas autant, puisque vous croirez qu après votre vie vous aurez une vie éternelle et bien meilleure.
Lisant celà, effectivement, tout le monde sait très bien que nos petits problèmes, à force d y songer, nous travaillent l esprit négativement et que nos petits problèmes peuvent devenir des  » montagnes ‘.
Cependant j’ ai lu vos commentaires et vous avez dit qu on a le droit de se poser des questions et d avoir l esprit critique. Et je suis d accord avec vous.
Cependant se poser trop de questions peut nuire à préserver notre santé mentale car sur l origine de la création bien que les écritures en parlent comment croire des écritures que l on appelle saintes sur l histoire de la pomme dans le jardin d Eden ?. Et s il faut penser que c’est une  » image « , pourquoi en parler ?. Quand on est jeune enfant de 5/6 ans par exemple, nos parents qui nous disent  » non  » et qui nous reprimandent ne nous expliquent pas à ce moment là leur raison. Mais cependant , grandissant, nous mêmes apprenons l intérêt de l’ éducation et en faisons autant.
Quel est donc l intérêt de ce passage des écritures ?. Rassures t il l’ homme en lui faisant admettre qu’il est à l’ origine d une faute et qu il en découle tout un chaos ?. Et qu après cette vie il sera en vie éternelle ?.

Il m est particulièrement difficile de croire à ce passage de la bible, ce passage où Dieu laisse libre l’ homme et la femme avec une interdiction sur l arbre défendu ( bien qu Ils ne comprennent pas et qu ils ne connaissent pas la portée d un acte défendu et ses connaissances ). Car soi dit en passant , en France il existe l’ irresponsabilité pénale pour les jeunes de moins de 13 ans, le législateur estimant que ces jeunes ne sont pas pleinement formés mentalement.

Un jour, j’ ai dit à mes parents : supposons que mon frère et moi même avons 4 et 6 ans, je ne crois pas que vous nous auriez dit  » bon, on vous laisse toute la journée tranquille. On s absente. Faites attention quand même car il y a le plus grand prédateur sexuel dans une chambre, vous pouvez passer dans le couloir seulement « . Car vous couriez un grand risque que cela se passe mal. Quel serait le parent aimant qui adopterait une telle attitude ?. Évidemment ils ne m’ont pas répondu.
Je n’ imagine pas un Dieu particulièrement aimant faire confiance à ses enfants, les laissant faire, bien qu ils ne comprennent rien au chaos que celà peut engendrer, tout en sachant qu’il y a un maléfique les entraînant vers le Mal.
Pour moi même, je ne crois pas du tout que cela s est passé ainsi. Je ne dis pas que j’ ai raison, mais en tout cas, c’est ce que je crois présentement.
Mais désolé, je vois Dieu comme un grand Papa aimant et grandement aimant.
Voilà donc, je voulais vous donner mon point de vue. Et peut être que vous pouvez m apporter un éclaircissement sur le fait que ce passage peut être lu de façon romancée.

Que Dieu vous bénisse.

Réponse d’un pasteur :

Bonjour

Est-il bon de se poser des questions ?

L’histoire de l’Exode des hébreux hors d’Egypte à travers la mer et le désert est une figure de notre salut.

Et ce cheminement dan sle désert évoque l’aide de Dieu pour nous faire avancer. Il y a ses miracles afin de nous rendre libre de l’esclavage. Il y a les révélations que Dieu donne. Et il y a la manne, sorte de pain venu du ciel qu’il faut recueillir quotidiennement (sauf le jour du shabbat). Or, le mot « manne » signifie en hébreu « qu’est-ce que c’est que ça ? ». Par conséquent, à côté de la révélation de Dieu et de son aide, il est essentiel de nourrir notre cheminement de questions. C’est ce qui permet d’examiner toute chose et de retenir ce qui est bon. Ce qui permet de se perfectionner, de creuser et de s’élever, de discerner et de choisir. Pourtant, dans cette jistoire de l’Exode, Dieu n’est pas avare de révélations, pourtant il est indispensable que chacun ramasse des questions quotidiennes comme les hébreux devaient ramasser de la manne chaque jour.

Et Jésus insiste particulièrement sur le fait que chaque personne « aime Dieu avec toute son intelligence » (voir cet article) Or, ce mot « intelligence » ne veut pas dire que nous devons cesser de nous poser des questions en sacrifiant notre intelligence, bien au contraire, ce mot évoque un débat intérieur, nous amenant à confronter des opinions, comme vous le faites, à le faire personnellement, devant Dieu, parce que cela fait partie de notre responsabilité de répondre personnellement, avec authenticité, après avoir examiné et donc après nous être posé des questions.

Se poser des questions est-il contraire à la foi ?

Absolument pas. Au contraire. La foi est une confiance en Dieu : c’est précisément cela qui autorise à être libre, et donc à se poser toutes les questions sans crainte. Se poser des questions c’est être sincère, c’est avoir la pensée et le cœur ouvert vers Dieu. C’est bien la foi qui libère… et qui encourage à se poser toutes les questions qui nous viennent. Dieu n’a rien à craindre de la vérité, bien sûr. Mais :

  • Ce qui a à craindre de nos questions : ce sont les croyances, les pensées humaines qui cherchent à dire quelque chose sur Dieu alors qu’il est au delà de tout langage,
  • Ce qui a à craindre de nos questions ce sont les moralismes brutaux et les idéologies, et c’est bien de nuancer ces théories afin de laisser place à la complexité de la vie humaine.
  • Ce qui a à craindre de nos questions ce sont ceux qui veulent nous asservir sous leur pouvoir, imposer leurs propres réponses aux autres, présentant ces réponses comme des vérités divines, sacrées (et peut-être même menaçant des pires peines et malédictions ceux qui les mettraient en question).

L’exhortation à ne pas se poser de questions est mauvais signe

Les tyrans se sont toujours énormément méfiés de voir les personnes réfléchir par elles même. La parole officielle ne doit pas être remise en cause. Mais nous, nous avons le Christ pour chef et il nous encourage à nous poser des questions, à ce débat d’idées dans notre tête, dans notre cœur et notre foi.

Il arrive que dans telle ou telle église, les pasteurs, prêtres ou responsables ne supportent pas que l’on remette en cause la doctrine officielle. que l’on ne pose pas de questions car elles pourraient se révéler embarrassantes en révélant qu’il y a des choses pas très cohérentes dans leur théorie, ou que les pasteurs n’ont pas eu de formation très solides en théologie, en hébreu et en grec de la Bible… alors ils disent que se poser des questions serait contraire à la foi ? C’est l’inverse : c’est parce que nous avons la foi que nous avons confiance en Dieu pour nous accompagner sur notre chemin pour nous aider à quand nous nous trompons. Il ne nous abandonne pas en chemin. oser s’interroger est précisément un acte de confiance en Dieu et c’est ce qui permet de penser avec plus d’authenticité et de sincérité, alors que nous forcer à croire des trucs que nous ne comprimons même pas est boiteux, fausse la relation.

Après : d’accord avec lui que ce n’est pas bon de ressasser toujours et encore la même question. Se poser des questions c’est pour nourrir notre cheminement. Ce n’est pas pour nous charger au point de nous empêcher de dormir. C’est d’ailleurs ce que dit cette histoire de manne : on ne récolte que ce qui est bon pour une journée, et demain nous irons ramasser le questionnement qui nous est donné. Jésus dit la même chose : de chercher, et il ajoute « à chaque jour suffit sa peine », à chaque jour ce qui est utile et juste comme questionnement. Il y a aussi des questionnements pas très utiles ni très intéressants. Là aussi, il convient d’avoir du discernement poru évacuer ce qui nous importe peu comme question. On a le droit (la responsabilité) de faire le tri de ce qui nous sera utile pour avancer, pas pour se poser des problèmes.

De quoi parle l’histoire d’Adam et Eve au jardon d’Eden ?

Pour le jardin d’Eden, c’est un texte qui est fait pour que nous nous posions des questions précisément. Comme les paraboles de Jésus, d’ailleurs. Cette histoire du jardin d’Eden interroge notre désir de nous prendre nous-même pour Dieu, comme le nombril du monde, d’adorer notre désir de l’instant comme si c’était e seul essentiel. Ce n’est pas que Dieu nous punisse, c’est que cela rend notre vie difficile et souffrante, nous faisant nous tromper nous-même, et nous couper de Dieu, et trouver pénible. C’est à mon avis ce sur quoi ce texte nous aide à réfléchir. Ensuite : tout à fait d’accord avec vous : « Dieu est amour », comme le dit Jean, il est pure tendresse et éternelle fidélité envers nous même lorsque nous sommes rudes et infidèles, même lorsque nous nous opposons à lui, le traitant en ennemi : c’est ce que dit et c’est ce que montre Jésus.

Dieu vous bénit et vous accompagne chaque jour,

par : pasteur Marc Pernot

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5 Commentaires

  1. Michel dit :

    Croire sans se poser de questions!, c’est être, ce n’est pas avoir la foi, c’est être crédule! La foi est réfléchie et se remet constamment en question: c’est ainsi qu’elle évolue (et se purifie)

    1. Maurice dit :

      Le problème, c’est la foi en quoi ?

  2. Philippe dit :

    Se former, avancer dans la compréhension de sa Foi , c’est une démarche bonne et riche en découverte mais il ne faut pas oublier que Jésus nous a dit : laissez venir à moi les petits enfants car c’est à eux qu’appartient le royaume de Dieu, et aussi ,Merci Père d’avoir caché cela aux sages et aux savants et de l’avoir révéler aux touts petits.
    La Foi est avant toute autre chose la découverte d’une relation amoureuse entre nous et notre Sauveur. Dieu m’aime personnellement…rien que cette découverte bouleverse à elle seule toute notre vie. Aimer, aimer et encore aimer.
    Lorsque l’amour vient toucher notre cœur, toute notre vie en est bouleversée et encore plus lorsque nous découvrons que Dieu lui même nous aime.
    Et si par la suite nous avons envie d avancer dans l étude de la Parole, de la théologie et de toute autre matière religieuse, Dieu le permet et en donne les clés mais cela n’est pas le principal . Le principal c’est d aimer et de se jeter chaque jour dans les bras de notre Dieu qui nous a aimé en 1er.

    1. Marc Pernot dit :

      Grand merci. Tout à fait d’accord. La foi est d’abord une confiance, c’est une relation vraie, sincère, authentique. C’est cette ouverture qui aide Dieu à prendre soin de nous.

      Ensuite, je trouve votre citation de Jésus mettant en valeur l’enfant. L’enfant à soif de découvrir, d’apprendre et de grandir. Pour cela : il pose mil questions, ose expérimenter. C’est un exemple pour notre foi.

      Avec en premier, effectivement, l’amour de Dieu qui fonde cette confiance et cette joie. Encore faut-il avoir reçu ce témoignage de l’amour de Dieu pour nous : soit directement, soit par une personne que nous aimons et qui arrive à nous le faire sentir.

  3. Serge dit :

    Ne pas se poser de questions n’a rien à voir avec la foi. C’est perdre une partie de sa liberté de pensée, de son libre arbitre et prendre des risques inconsidérés en face d’escrocs et de manipulateurs.

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