Quelles sont les différences dans les différents cultes protestants et catholique ?

un culte de l'Eglise Protestante de GenèveQuestion d’un visiteur :

Bonjour
Ancien catholique non pratiquant, je me suis « reconverti » et je mle suis rapproché des églises protestantes qui me paraîssent être plus proches de mes convictions religieuses. Cependant, étant donné la présence de multiples différences au sein de la communauté protestante, je suis quand même curieux de mieux connaître les différences liturgiques qui les différencient entre elles et de celle des catholiques.

Vous remerciant de votre collaboration.

Thierry.

Réponse d’un pasteur :

Bravo de chercher, de creuser et de nourrir ainsi un cheminement qui vous correspond à vous.

Oui, c’est vrai qu’il y a des différences de sensibilité dans le protestantisme. En fait, schématiquement (très), il y a :

  • la sensibilité des protestants « réformés » (ou « presbytériens ») majoritaire parmi les protestants en Suisse, en France, aux USA, Ecosse, Corée du Sud…, avec un culte recherchant plutôt le recueillement et la réflexion, avec une liturgie assez sobre, une prédication assez fouillée théologiquement, évitant de toucher (manipuler?) les gens par des émotions, cherchant à éveiller plutôt un questionnement. L’important c’est d’abord et avant tout la foi, la prière personnelle, secrète de chacun, la sincérité de la réflexion et de la relation à Dieu.
  • la sensibilité des protestants « luthériens », très proche de la précédente et plus répandue dans le nord de l’Europe et l’Est de la France. La forme du culte est intermédiaire entre les protestant réformés et les catholiques. L’importance de la liturgie et des sacrements est déjà plus grande que chez les réformés.
  • La sensibilité « anglicane » a une forme de culte (liturgie) très proche de celle de l’église catholique, mais avec une pensée souvent ouverte et progressiste. Ces églises sont plus présentes dans les pays anlo-saxons.
  • la sensibilité « évangélique » a une théologie et une morale qui sont souvent plus obligatoires aux membres, et un engagement fort dans la vie de la communauté est attendu. Le culte est bien plus animé, avec plein de musique, on frappe dans les mains pour accompagner la batterie.
  • la sensibilité « pentecôtiste » est encore un peu plus exaltée, mais souvent moins crispée sur la doctrine.

Bien entendu, il existe des « réformés » néo-luthériens, des « luthériens » qui ressemblent à des « réformés », des « réformés » qui sont de sensibilité « évangélique » mais qui sont contents d’être chez les « réformés »…

Je pense que c’est une bonne chose qu’il existe ainsi différentes confessions chrétiennes. Il ne faut pas nécessairement se fier à la forme pour deviner le fond, car une église plus moderniste du point de vue de la forme est parfois très réactionnaire du point de vue du fond, et inversement. Ensuite, plus une église laissera de la place à la liberté personnelle, plus elle sera épanouissante mais moins sécurisante pour les fidèles. Et plus elle aura une unité de pensée entre les fidèles, plus elle sera structurante et confortera la foi des fidèles. Bien entendu, il faut un peu des deux, alors, comme vous le dites fort bien, l’essentiel est de trouver la place qui vous permette de progresser, vous aujourd’hui, dans votre foi, dans votre réflexion, dans votre épanouissement (ce qui n’est pas nécessairement le culte où vous vous sentez le mieux).

Pour poursuivre votre réflexion, je pense que déjà en vous promenant ainsi sur divers sites d’église proposant des vidéos de culte vous aurez un échantillon de textes, de prédications, de réflexions théologiques, de prières, d’activités qui vous permettra de sentir un peu les choses.

Avec mes amitiés + que Dieu vous bénisse de 1000 bénédictions par sa présence sur votre chemin.

Amitiés fraternelles

par : pasteur Marc Pernot

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *