Que répondrais-tu à ce texte de Comte-Sponville expliquant son athéisme?

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2 réponses

  1. Philippe dit :

    Monsieur le Pasteur,

    J’ai lu avec intérêt votre réponse sur Compte Sponville.

    Très bien.

    Mais je ne peux pas croire que vous défendiez l’idée que l’Evangile ne donne pas l’espérance de la vie après la mort (« Dieu n’est pas le dieu des morts mais des vivants »). Pourquoi le Christ serait-il ressuscité ? Pour lui seul ? Vous ne croyez pas en la Résurrection ?

    Selon moi, au sens technique du terme, un chrétien qui ne croit pas en la Résurrection ne l’est plus vraiment, même si bien sûr toute personne est libre de croire et qu’une personne peut être très bonne indépendamment de toute foi en la Résurrection ! En effet, Paul a dit :

    Et si Christ n’est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, et votre foi aussi est vaine.
    (1 Corinthiens 15:14)

    Merci !

  2. Marc Pernot Marc Pernot dit :

    Bonsoir Monsieur

    Merci pour vos encouragements.

    Comme vous le voyez, c’est un billet de dialogue avec des milieux athées, dont un des arguments très fréquents est de dire que l’humain aurait inventé Dieu afin de se rassurer lui-même face à sa propre mort, en s’inventant une vie future, accordée par un ami imaginaire. Face à cela, il me semble important de dire que la vie future n’est pas le point central dans la Bible. Ce qui est un fait avéré. L’Ancien Testament n’en parle presque pas (au plus deux ou trois allusions sur plus de mil pages). Et Jésus n’en parle que quand on l’interroge dessus, et ce n’est qu’à travers quelques versets. Par exemple à l’occasion d’un dialogue avec Marthe en deuil de son frère, et là encore, Jésus détourne l’attention sur la vie présente et la foi présente de Marthe, afin que, elle, ressuscite maintenant. Jésus dit à cette occasion qu’une vie présente vraiment vivante ne meurt pas à la mort du corps. Je pense donc que l’on peut effectivement dire que la préoccupation centrale de l’enseignement de Jésus n’est pas la vie future. Ce qui répond à l’attaque sournoise des athées contre la foi.

    Quant à l’apôtre Paul, sa conception de la résurrection lui permet de dire comme en Colossiens 3:1 « vous avez été co-ressuscités avec Christ, cherchez maintenant les choses d’en haut… revêtez-vous de l’amour… »
    La résurrection est ainsi un acte de Dieu à vivre maintenant dans cette vie, la transformant. Vie qui est par ailleurs plus forte que la mort. Paul parle même ici de la résurrection au passé, et appelle à la cohérence pour notre façon de vivre maintenant…

    Chacun a bien entendu le droit de donner une définition de ce qu’est être chrétien ou non. Au sens technique du terme, être chrétien c’est confesser que Jésus de Nazareth est le Christ, c’est à dire la source décisive du salut de Dieu pour toutes les nations et toutes les générations. Quel est exactement ce salut et comment il marche, cela est discuté depuis des millénaires avec des sensibilités et variantes. C’est ce que le Christ lui-même a permis en n’écrivant pas de dogmatique ni de règlement d’église.

    Il est de fait aussi qu’une proportion importante de chrétiens n’est pas persuadée que la personne en elle-même continue à vivre après la mort de son corps. Cela me semble tout à fait leur droit, et je ne pense pas une seconde que ce serait une bonne idée de les critiquer pour cela. D’une manière générale, il me semble que le Christ seul pourrait dire à une personne qu’elle ne serait pas digne d’être appelée chrétienne à cause de telle ou telle croyance ou tel ou tel doute. Je ne pense pas que Jésus aurait fait cela, lui qui célèbre la grande foi d’un centurion romain qui n’était sans doute même pas monothéiste.

    Dieu vous bénit et vous accompagne

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