16 juin 2018

Une enfant baptisée - Photo SHP
Question

Mon mari refuse que notre fils soit baptisé, que puis-je faire ?

Par : pasteur Marc Pernot

illustration - une enfant baptisée

Question posée :

Bonjour pasteur,

Ma question vous semblera étrange.
Mon mari ne veut pas faire baptiser notre fils de 4 ans . Jusqu’à maintenant, je me suis dit qu’il finirait bien par accepter mais là je commence à m’inquiéter.
Nous partons sans notre fils en voyage et je suis stressée pour lui.
Je me dis que si je ne fais rien, quelque chose peut lui arriver.
je voudrais lui donner une bénédiction, pour le protéger, le faire reconnaître religieusement avant de partir.
Que puis-je faire ?
Je vous remercie pour votre réponse.

Réponse d’un pasteur :

Chère madame

Aimé par Dieu même sans baptême

Franchement, je vous envoie très sincèrement une bénédiction immense et solennelle, sans réserve, sur votre enfant ! Il est connu par Dieu, il est reconnu par lui comme son enfant bien aimé. Sans réserve. Vous sentez comme vous aimez ce garçon ? Dieu l’aime pour le moins autant, et cet amour de Dieu est éternel, sans limite ni condition. Vous pouvez compter dessus.

Le baptême sert à manifester cette bénédiction, pas pour l’acheter auprès de Dieu. Car Dieu n’est absolument pas un fonctionnaire des douanes qui ne laisse passer que ceux qui ont le coup de tampon du consulat !

Cela ne veut pas dire que le baptême ne serve à rien, bien au contraire.

Le baptême est utile : pour nous

Le baptême vient manifester cette bénédiction.

  • Pour vous, les parents, pour vous dire que vous n’êtes pas seuls à vouloir et à faire du bien à votre enfant.
  • Pour la personne baptisée enfant, elle a alors été baptisée sans qu’on lui demande son avis. Comme l’enfant a été, le cas échéant, aimé par ses parents sans qu’on lui demande s’il avait envi d’être aimé. Du coup, ce baptême vient dire précisément que cette bénédiction de Dieu est sans chantage. Qu’il bénit et qu’il bénira même si l’enfant devenu grand choisit de tourner le dos à Dieu ou de devenir un brigand. Ce qui ferait vraiment de votre enfant un chrétien, c’est s’il venait ensuite à « confirmer » soin baptême par une profession de foi libre et responsable.

Au cas épouvantable ou votre enfant viendrait à mourir, il resterait important pour les parents que l’on puisse leur dire la bénédiction de Dieu sur l’enfant. Malheureusement, on le ferait au cours d’un service funèbre. Ce genre de cérémonies est parmi les plus dures que j’aie eu à faire, bien entendu. Mais en ce qui concerne un enfant de cet âge, le baptême lui aurait été d’une utilité très restreinte. A cet âge, c’est vrai qu’il pourrait déjà apprendre qu’il a été baptisé pour dire qu’il est aimé par Dieu, et il pourrait déjà entendre parler de Dieu, de Jésus, et il pourait déjà être initié à une prière sincère et personnelle. C’est cette éducation à la réflexion théologique et à la prière qui permettra à votre enfant de choisir plus tard en connaissance de cause, et donc en liberté, de devenir lui-même chrétien s’il le désire.

Il me semble donc bien de respecter les réserve de son père, et de se concentrer sur l’essentiel : non pas le rite, mais le fond de la relation confiante à Dieu.

Dieu vous bénit et vous accompagne, vous, votre enfant, son père.

par : Marc Pernot, pasteur à Genève

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