
Le culte, c’est obligatoire ?
Aller au culte le dimanche : obligation ou libre proposition ? La pasteure Sandrine Landeau explique pourquoi le culte, sans être imposé, reste un moyen précieux de croissance spirituelle, de rencontre et d’ouverture à Dieu et aux autres.
Retour chez mon coiffeur cette semaine, et nouvelle question : « Les temples ont rouvert, alors les fidèles sont obligés de revenir au culte le dimanche matin ? »
La réponse de la pasteure Sandrine Landeau
Les temples ont rouvert, oui, mais cela ne signifie pas que les fidèles doivent impérativement revenir au culte du dimanche. D’abord, ils ne doivent pas, ils peuvent, et la nuance est de taille ! Dans le christianisme, et particulièrement dans le protestantisme d’expression réformée, il n’y a pas d’obligation de venir au culte, ni d’ailleurs de prier comme ceci ou comme cela, à telle heure ou à telle autre.
Ce n’est pas que le culte n’est pas important, c’est juste que Dieu ne va pas nous en vouloir ni nous punir si nous n’y allons pas. Le culte est utile à notre croissance et à notre bonne condition spirituelle, comme faire un peu d’exercice est utile à notre croissance et à notre bonne condition physique.
Pourquoi participer au culte ?
Se rendre au culte, alors qu’on pourrait faire mille autres choses, s’asseoir à côté de cette personne qu’on ne connaît pas et de cette autre qui nous agace, écouter ces textes vieux de plusieurs milliers d’années au langage parfois si étrange, prier avec d’autres, chercher à suivre ce que dit le ou la pasteure qui est plus ou moins inspirée ce jour-là… Tout cela nous sort du fameux « métro-boulot-dodo ». Cela nous ouvre à d’autres parts de nous-mêmes, aux autres, et à Dieu aussi. Donc oui, c’est important !
Mais ce n’est pas obligatoire : Dieu n’est pas un Dieu qui oblige, mais un Dieu qui propose et qui dialogue. Quand Jésus résume la Loi de Dieu, c’est l’amour qui reste, pas le culte. Le culte est un moyen, pas une fin. Il peut y avoir d’autres moyens d’entretenir tout cela, il peut y avoir d’autres choses plus importantes à faire à ce moment-là. Pour approfondir ce sujet, vous pouvez lire cet article : À quoi sert le culte ?.
Un espace ouvert à toutes et tous
Ensuite, le culte n’est pas réservé aux « fidèles », c’est-à-dire à celles et ceux qui le fréquentent régulièrement. Il est ouvert à tous et toutes : les réguliers comme les moins réguliers, les hommes comme les femmes, les personnes de toutes origines, les adultes comme les enfants, les passionnés comme les simples curieux qui passaient par là et cherchent à s’abriter de la pluie ou du soleil, les personnes intéressées comme celles qui viennent simplement pour accompagner leur grand-mère et lui faire plaisir.
Tout le monde est le bienvenu, et le culte devrait s’adresser à tous et toutes, ce qui suppose un gros travail dans nos formulations et nos façons d’être. Nous, pasteures, pasteurs et membres d’Églises, ne sommes pas toujours parfaits, mais nous y travaillons !
D’autres manières de vivre sa foi
Et puis, les temples ont rouvert, mais on trouve toujours d’autres formes de cultes pour celles et ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas s’y rendre, que ce soit juste pour ce dimanche, ou pour plus longtemps. La RTS, le service radiophonique français, ce site et d’autres vous proposent des ressources pour cheminer, que le temple près de chez vous soit fermé ou ouvert !
Par : pasteure Sandrine Landeau
À lire aussi : Sur le sens théologique et spirituel de la notion de culte, voir l’article dédié dans notre Petit Dictionnaire de Théologie.
En écho à ce texte :
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À quoi sert le culte ? Un moyen au service de l’homme – En pratique comment ça se passe.
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Culte
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Culpabilité et foi : est-ce grave de ne pas aller à la messe ?
