Je n’arrive pas à retrouver un équilibre entre mère, femme et vie professionnelle, j’ai peur, priez pour moi.

Par : pasteur Marc Pernot

Une mère au bord de la mer tenant par la main un tout jeune enfant - Photo by Liana Mikah on Unsplash

Question d’un visiteur :

Bonsoir,
Je suis maman d’un petit garçon de 18 mois, séparé du père depuis la naissance essayant tant bien que mal de lui faire une place dans la vie de son fils.
Cependant, agissant à sa guise il a été constaté que les plaisirs de ce monde et la vie mondaine sont ses priorités, je me suis donc adapté car je ne dois pas forcer quelqu’un à tenir un rôle qu’il ne souhaite pas.
Outre le manque de considération, de respect, je m’efforce chaque jour d’être une bonne mère et d’apporter au mieux confort affectif, matériel, sécurité à cet enfant qui n’a rien demandé.
Je prie, je parle au Seigneur car il y’ a une tristesse profonde en moi que j’essaie de contenir pour le bien de cet enfant.
Je n’arrive pas à retrouver un équilibre entre mère ,femme et vie professionnelle.
Je suis abstinente et célibataire depuis 19 mois maintenant, je pense que le genre masculin dès lors qu’on ne l’aime plus ou qu’on exprime un désaccord peut être un être dépourvu d’humanité je ne souhaite plus revivre ceci.
Je tiens à accomplir certains projets et donc ne pas être distraite.
J’ai du engager des démarches juridiques envers le père afin de poser un cadre respectant au mieux les intérêts de mon fils, cela m’est reproché sous forme de menaces et d’intimidations .
J’aimerais juste vous demander de prier en mon attention afin que le dénouement de cette situation soit heureux et bénéfique pour cet enfant.
J’ai peur en mon fort intérieur je ne saurais l’expliquer.
Je crois en Dieu, l’univers, le karma, les lois de l’attraction, j’essaie d’être positive via les proverbes, les psaumes,mais j’ai besoin d’une lumière, de votre prière, d’un mot réconfortant.
Cordialement,

Réponse d’un pasteur :

Chère Madame

Quel message touchant !

Vous êtes une super héroïne, et c’est tout à fait normal que ce soit éprouvant.

Seulement, ne soyez pas trop exigeante non plus avec vous-même. Comme le dit cet envoie en mission de Gédéon dans la Bible  » Va avec la force que tu as » (Juges 6). C’est un encouragement, mais aussi un appel à connaître la limite de nos forces et à ne pas se demander d’aller au-delà.

Et puis, nous avons déjà du mal à évoluer un petit peu nous-même, donc vous avez raison ne ne pas chercher à faire évoluer le père de votre enfant. Juste accueillir le meilleur de ce qu’il est avec gratitude pour votre enfant. Quant aux menaces et intimidations, elles révèlent plus, je pense, la honte de ce monsieur de ne pas faire ce que l’honneur lui demande : de se sentir responsable de faire le mieux possible pour son enfant.

Cela me semble tout à fait normal que vous ayez peur. C’est même bon signe, cela montre que vous avez une vigilance éveillée, une saine humilité. Et ce que vous relevez comme défis multiples en parallèle me semble effectivement un passage assez lourd, ce qui prend une grande énergie. En ce changement d’année, vous pouvez vous retourner sur l’année passée et vous sentir fière.

Votre enfant a bien de la chance d’avoir une maman comme vous. Franchement.

Nous prierons pour vous. Vous avez raison de penser à cela et de le demander. Car Dieu est effectivement une bénédiction, une force. Et pour commencer sa journée, pour trouver de la force à tout moment dur de la journée, pour remettre les choses en pais le soir : se peser dans la prière est une bénédiction incroyable. Même si cela ne prend que quelques secondes, ou comme vous le dites un bout de Psaume (j’en ai mis quelques uns en échantillon sur le site) et un temps pour s’en remettre à Dieu. C’est déjà formidable.

Dieu vous accompagne, vous et votre fils.
Tous mes vœux de bénédiction pour vous deux.

par : Marc Pernot, pasteur à Genève

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