Est-il possible d’être pardonné par Dieu quelques jours avant de mourrir ?

illustration : un couple accompagne une personne âgée à l'hôpital - Image: 'Day 29.04 Tiny dad' by Frerieke  https://creativecommons.org/licenses/by-nc/2.0/ http://www.flickr.com/photos/9399948@N05/4565998966

Par : pasteur Marc Pernot

Question d’un visiteur :

Bonjour Pasteur,

j’ai trouve cette adresse mail en cherchant une réponse a des questionnements qui ne trouvent pas de réponses depuis que mon papa souffre avec le cancer du pancréas. Je suis né dans une famille chrétienne, je ne pratique pas la religion mais je crois en Dieu et la vie après la mort. Étant donné que nous serons tous jugés sur nos actes, pour celui-la qui se trouve dans un lit d’hôpital, avec quelques jours a vivre, quelle attitudes adopter pour bénéficier de la grâce de Dieu ? Est-ce possible pour mon papa de se faire pardonner en étant sur son lit de malade, incapable de parler, de marcher et manger après 56 ans dans le péché ?

Merci

Réponse d’un pasteur :

Bonjour monsieur

Bravo pour cette préoccupation spirituelle si aimante, si filiale pour votre père.

Vous avez bien raison de parler de la grâce de Dieu. Par définition, la grâce est gratuite, sans condition. Car l’amour est comme cela : sans chantage. Cet amour garde le meilleur de la personne et purifie ce qui ne va pas. Si vous-mêmes qui connaissez votre père, l’aimez tel qu’il est et le gardez avec tendresse et bienveillance, vous pouvez faire confiance à Dieu pour l’aimer lui aussi, et le garder pour l’éternité.

La clef de la vie, et de la vie éternelle est là : Dieu aime votre père de cet amour. Et cet amour est éternel. Donc, contrairement à iune certaine « pédagonie de la peur » qui consiste à menacer les gens dans le but de les faire filer sur le droit chemin, le Christ manifeste l’amour de Dieu même pour le pécheur. C’est la fin de tout chantage.

Cela ne veut pas dire que l’on peut se comporter n’importe comment… Et là encore vous avez raison, à mon avis de parler de péché. Oui, il y a des choses que nous faisons et qui ne sont pas bonnes, car elles sont sources de souffrances, de tromperies, de blessures morales ou physiques… pour nous et pour les autres autour de nous. Il y a des choses dans notre vie que Dieu espère que nous changions, mais Dieu ne garde pas de rancune. Et il cherche sans cesse à nous aider à progresser. C’est à ça que sert la religion, et pratiquer un peu, comme on l’entend, à son rythme : s’ouvrir à son éclairage, à son aide, et à son pardon. Pour avancer, pas pour être plus et mieux aimé, pardonné par Dieu (ce qu’il fait déjà à mil pourcents).

Même si votre père ne parle pas, vous pouvez lui dire que Dieu aime et pardonne. Qu’il lui veut tout le bien possible. Que cette maladie et cette souffrance ne viennent pas de Dieu. Vous pouvez lui dire aussi votre amour et votre pardon à vous. Tel que je vous lis, cela vient du cœur et cela fait un bien formidable.

Avec mes amitiés et mes vœux de bénédiction pour vous, votre père et ceux qui vous sont chers

Amitiés fraternelles

par : Marc Pernot, pasteur à Genève

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