Est ce que Dieu désapprouve toute consommation d’alcool ou de drogues ?

pain, vin saucisson - Image par Mandy Fontana de Pixabay

Nature morte avec pain, vin, saucisson. Des natures mortes, vraiment ? Pouvant tuer et pouvant faire vivre, nourrir l’amitié et la louange ?

Par : pasteur Marc Pernot

Question d’un visiteur :

Bonjour, je vous contacte car j’aimerais avoir une réponse au sujet des drogues et alcool et du regard de Dieu sur cela. Est ce que Dieu désapprouve toute consommation d’alcool ou de drogues ou bien autorise t il une consommation avec modération ? Peut on se contrôler et ainsi en consommer en toute tranquillité avec Dieu ? Merci d’avance.

Réponse d’un pasteur :

Bonjour

Jésus n’a jamais rien dit de cela. Il n’est pas du genre moraliste, mais plutôt dans le sens de libérer la personne, dans la confiance en Dieu. Pour ce qui est de la vie en général et des joies de ce monde, il apparaît que Jésus aimait la vie, il est même critiqué par les intégristes de l’époque comme mangeant et buvant. Cela n’a pas changé.

L’apôtre Paul, lui, est plus enclin à donner des leçons de morale que Jésus. Néanmoins, c’est Paul qui donne cet excellent conseil : « Tout m’est permis, mais tout n’est pas utile; tout m’est permis, mais je ne me laisserai asservir par rien. » (1 Corinthiens 6:12).

C’est un petit peu le problème avec l’alcool et avec les drogues, c’est que cela engendre des addictions, donc un asservissement. Et que ce n’est pas toujours génialement utile non plus.

Je trouve cette approche de l’apôtre Paul intéressante : la question n’est pas de fâcher Dieu, la question c’est de ne pas faire n’importe quoi. Or, c’est le risque quand on place comme critère de ses choix notre seul désir, sans se demander si c’est bien utile, si on n’est pas en train de se faire piéger par le truc. Mais si la réponse est que oui, cela est effectivement constructif, et que non, cela ne me diminue pas, et que je n’en suis pas esclave, alors pourquoi pas.

La déconstruction de la personne et de sa liberté, c’est la réserve que j’aurais vis à vis de la drogue, même « douce », et vis à vis du « vin de soif » et des packs de bière. Autant économiser et prendre un verre d’une très bonne bouteille avec quelques amis, et s’en réjouir, et rendre grâce à Dieu ? C’est plutôt ce que l’on voyait Jésus faire : prendre de bons repas avec des personnes et que ce soit une véritable occasion de rencontre. C’est même au cours d’un tel repas que Jésus prit du vin (il y en avait donc sur sa table) et fait de ce vin la mémoire de sa vie, de son évangile qu’il offre pour que nous l’assimilions, et que nous ayons la vie.

En tout cas, cette consommation n’est pas un problème vis à vis de Dieu, je pense. Il ne cherche pas à nous empêcher de prendre du plaisir. Ce serait comme nous faire voir ses bénédictions avec interdiction d’y toucher.

Il nous espère seulement être de plus en plus en forme.

Alors d’où vient cette légende qu’un chrétien ne doit pas boire ? De tout temps il y a eu des personnes pour désirer mettre un joug sur le cou des autres, c’était le cas du temps de Jésus (Matthieu 23:4), de l’apôtre Paul (1Timothée 4:1-5), et encore maintenant. Mieux vaut se confier à Dieu en ligne direct pour qu’il nous aide à voir clair sur ce qui est bien,k bon, juste et utile. Et la force de faire ce que nous pensons alors être juste et d’éviter ce qui ferait du mal.

Dieu vous bénit et vous accompagne.

par : pasteur Marc Pernot

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