En quel sens peut-on dire que nous serions enfant de Dieu ?

Par : pasteur Marc Pernot

Un père avec deux enfants dan sles bras suivant un troième enfant, dans un champ - Photo by Juliane Liebermann on https://unsplash.com/photos/O-RKu3Aqnsw

Question d’un visiteur :

Bonjour
En quel sens peut-on dire que nous serions enfant de Dieu, qu’il serait notre Père ?

Réponse d’un pasteur :

Bonsoir

C’est une excellente question car cela interroge notre rapport avec Dieu.

En même temps, c’est toujours difficile de parler de Dieu puisqu’il est unique en son genre, et il n’ets pas de ce monde, étant source de ce qui existe. C’est pourquoi les humains ne peuvent en réalité parler de Dieu qu’avec des symboles, des images. C’est le mieux que l’on puisse faire, et il est donc utile de le faire pour nosu aider à chercher Dieu, à penser notre rapport avec lui, à en discuter avec d’autres personnes, et affiner notre propre relation à Dieu.

C’est ainsi, effectivement, que Jésus a assez souvent utilisé l’image d’un père pour nous parler de Dieu, de notre propre être, et de notre relation à Dieu.

Selon l’évangile, chacun de nous est fils ou fille de Dieu de bien des façons :

  • Dieu est créateur, il nous a donné la vie, et donc nous sommes tous ses enfants, fils et filles de Dieu (Luc 3:38).
  • La Bible nous dit que nous avons été créé à l’image de Dieu (Genèse 1:27), c’est à dire que nous avons une certaine liberté, une certaine créativité. Bien entendu, sans comparaison avec celles de Dieu, mais quand même, nous avons par là certaines caractéristiques que n’ont pas une pierre, ni même un arbre. Et nous ressemblons ainsi un peu, un tout petit peu à Dieu, comme des enfants peuvent ressembler un peu à leurs parents. Cela dit une espérance de Dieu pour nous. Même si ce n’est pas réalisé.
  • Ensuite, en s’ouvrant à ce que Dieu offre par son Esprit, par son salut, par son pardon, par sa « parole »… nous recevons de lui une dynamique de création qui fait de nous de plus en plus son enfant (Jean 1:13, 3:6), nous nous laissons enfanter par lui de plus en plus à son image. Nous sommes un être inachevé, comme un enfant, appelé à grandir, à apprendre. Et même plus qu’un enfant,nosu somems comme un embryon dont la genèse est encore en cours.
  • Et même quand nous ne ressemblons pas à Dieu, l’Évangile nous dit que Dieu nous adopte comme son enfant (Éphésiens 1:5). C’est le propre de l’amour, d’aimer sans condition. Nous sommes donc aussi fils et fille par adoption. Cela dit la « grâce de Dieu »
  • Enfin, dire que nous sommes fils ou fille de Dieu, c’est reconnaître que Dieu est notre Père et notre Mère, c’est une façon de l’aimer avec confiance et une façon de le respecter avec reconnaissance. Nous n’avons alors plus à le craindre comme un terrible Seigneur, ou comme un juge sévère, ou comme un tyran qui peut décider de nous envoyer à la torture ou à la mort si ça lui passait par la tête… (Romains 8:15)
  • C’est le reconnaître comme ayant à prendre sa suite comme un fils de charpentier travaillait dans l’atelier de son père charpentier, nous sommes appelés à faire les œuvres de Dieu à notre niveau, sur terre (Jean 9:4).
  • C’est un appel à l’honorer, le respecter, bien sûr.
  • Parfois, Dieu est aussi comme notre Mère, nous accouchant, nous allaitant, c’est vrai aussi (voir cette prédication)

Quand on dit que Jésus est fils de Dieu, cela veut dire tout cela. Mais d’une façon poussée, aboutie.

C’est pourquoi il est dit que Christ est le fils aîné d’une multitude de frères et sœurs (Romains 8:29). Et que nous sommes avec lui, ensemble « co-héritiers ».

Bien entendu, les images valent ce qu’elles valent, il ne faut pas les prendre à la lettre. Mais les enfants, très jeunes apprennent à comprendre le sens figuré, le langage symbolique.

Dieu vous bénit et vous accompagne.

par : pasteur Marc Pernot

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