Dieu est celui qui guérit, donc en tant que chrétienne baptisée, je ne dois pas subir la maladie constamment comme ça.

Par : pasteur Marc Pernot

un bras portant une perfusion - Photo by Herbert Goetsch on Unsplash

Question d’un visiteur :

Je suis constamment malade et pourtant la bible dit que Dieu est celui qui guérit en tant que chrétienne née de nouveau baptisé par immersion je ne dois pas subir la maladie constamment on me parle des liens du sang mais celui de christ est divin et peut il pas assujettir le sang adamique ?

Réponse d’un pasteur :

Chère Madame

Hélas, désolé pour vous qui souffrez ainsi dans votre chair. Et à la longue, cela risque aussi d’éprouver votre moral.

Courage ! On pense à vous dans l’amitié et dans la prière.

Heureusement, la maladie ne vient pas de Dieu.

Votre maladie a pour seule cause la faiblesse de votre corps, la malchance, les catastrophes, le manque de bons aliments ou de bons soins…
La maladie n’est pas une punition de Dieu, ni un manque de bonne volonté de Dieu.

Dieu veut la santé de chacune et de chacun, la santé de ceux qui l’aiment, et la santé de ses ennemis, bien sûr. C’est le cas puisque Dieu est grâce (amour gratuit, sans condition) pour chacune de ses créatures. N’importe quel père ou mère digne de ce nom veut la santé de son enfant et va faire tout son possible pour cela. Dieu le fait.

Pourquoi nous convertissons-nous ? Pourquoi faisons nous place en nous à l’Esprit de Dieu ? Pourquoi prions-nous, lisons-nous la Bible, lui rendons-nous un culte ? Parce que nous aimons Dieu, et que nous pensons que ses projets, pour le monde et pour nous, sont bons, beaux, désirables, dignes de louange.

Si nous nous convertissions pour avoir des avantages (santé, réussite) : alors ce serait notre propre avantage que nous chercherions en nous tournant vers Dieu. Et ce ne serait pas Dieu que nous aimerions mais nous-même, en réalité, et notre corps et notre plaisir, et notre puissance.

Au contraire, quand on aime selon la Bible : c’est pour se donner soi-même en faveur de l’autre que l’on aime. Dans un sens on y laisse plus ou moins de sa propre santé, de son propre argent, de son temps, on souffre en compatissant à la souffrance des autres. Seulement la vie en abondance est d’aimer, il y a là une vraie élévation, une vraie profondeur, une vraie beauté. Et quand on prie Dieu, ce n’est pas pour le convaincre de nous favoriser nous en faisant notre volonté à nous, mais nous prions pour entendre sa volonté à lui, Dieu, c’est pour faire le point devant lui et entendre ce qu’il nous propose, dans la confiance que ce sera le mieux.

Ensuite, c’est vrai que la santé est importante et que quand on est préoccupé par ce que l’on mangera demain, ou comment on soignera ses dents, comment on trouvera de bons soins… pour soi et pour ceux que l’on aime c’est important. C’est important aussi. Et avec Dieu pour soutien, on tient mieux le coup. Mais la foi ne porte pas chance. Ni le baptême.

En pensée avec vous, et en prière.
Dieu vous bénit et vous accompagne.

par : pasteur Marc Pernot

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6 réponses

  1. david dit :

    L’effet placebo existe réellement sur le plan médical et est réellement efficace dans une certaine mesure au moins dans certains cas. Cela montre le lien d’influence entre le corps et l’esprit, l’esprit pouvant stimuler le corps, ses défenses immunitaires… Ainsi la Foi peut sans doute produire à elle seule une sorte de super effet placebo (efficace) d’auto-guérison ou au moins d’amélioration en un certain sens dans certains cas. Selon la Bible effectivement, la Grâce de Dieu peut avoir un effet bénéfique spirituellement bien sûr, mais aussi physiquement le plus souvent via Jésus Christ (Évangiles), et un peu via les apôtres (Actes des Apôtres)… Cela dépend si on croit à la possibilité d’une intervention de Dieu créateur seulement en lien avec l’esprit des humains, ou aussi éventuellement en lien avec leur corps, avec l’environnement … Même s’il ne s’agissait que d’un lien avec l’esprit humain, celui-ci fait la courroie de transmission avec le corps, renforçant le super-placebo décrit juste avant (le mot placébo étant employé ici en un sens positif).

    En dehors de ceci, il s’agit d’une question médicale. Sur le plan scientifique, le sang « adamique » (ce qui signifie simplement rouge, humain, roux… en hébreu) peut au moins être analysé en laboratoire d’analyse médicale pour évaluer la normalité ou non d’indicateurs dont la personne ou le médecin se demande s’ils pourraient être une cause de cet état de maladie chronique, ou suggérer une piste d’amélioration éventuelle. Le Christ peut être perçu aussi comme Logos (Jean 1), Logos ouvert à la science, à la compréhension rationnelle du corps pratique, biologique, biochimique, épigénétique… autant que la science contemporaine a pu comprendre le corps humain très complexe (c’est en pleine recherche), et selon les spécificités importantes de chacun et chacune. En ce sens, le Logos, via la médecine contemporaine, pourrait assujettir le sang adamique si des pistes efficaces et bénéfiques sont effectivement identifiées pour revenir vers un état guéri hors maladie.

  2. Olivier dit :

    La maladie fait partie de l’existence de tout humain.
    Reste à savoir ce que l’on met sous le mot maladie.
    Oui Jésus guerissait, faisait des miracles mais peut-être était ce pour mettre en lumière une maladie plus profonde à savoir guérir de nos manques d’humanités. Sans pour autant faire ou se culpabiliser.

  3. nathan andiran dit :

    Posez cette question me parait être tout à fait essentiel.
    Pourquoi souffrons nous ? Est-ce le projet de Dieu ??
    Je vous invite à relire le livre de Job !
    Essayez de le lire attentivement et vous aurez une réponse à cette question essentielle.
    Vous comprendrez que le silence apparent de Dieu n’est pas une absence d’écoute et de compassion de sa part..
    Que ce n’est pas Dieu qui vous éprouve par le mal:
    Que le projet de Dieu n’est pas de voir ses enfants souffrir:
    Que Dieu qui est tout puissant doit prendre en compte la vie de tous et pas seulement la vôtre;
    Qu’à la fin, Job est rétabli en toute chose.!
    La New English Bible traduisait « Royaume de Dieu » par « Grand Projet Humanitaire ».
    Ayez confiance en Lui et sachez que Dieu connait vos souffrances et qu’Il en souffre.
    Lui qui a créé le cosmos et la vie, a la puissance de mettre un terme aux malheurs des êtres humains.
    Cette certitude doit vous aider aujourd’hui même. Aujourd’hui même tu seras avec moi dans le Paradis ?

    • Marc Pernot dit :

      Intéressant.
      Seulement, le dernier chapitre du livre de Job est un seul des 42 chapitres, et que les 41 autres chapitres apportent quelque chose, complexifient notre pensée.
      L’idée que Dieu soit tout puissant est très discutée depuis toujours et est loin d’être évidente dans la Bible. Voir l’article Tout puissant dans le petit dico. Et non, malgré tout l’amour de Dieu et sa puissance, il y a des histoires de vie qui ne se terminent pas sur l’abondance de la finale du livre de Job. Par exemple les enfants de Job du début de l’histoire, écrasés par la maison, ses serviteurs et ses brebis assassinés, ont bien moins de chance et ce n’est pas faute de l’amour de Dieu…
      Donc, oui, nous pouvons penser aux personnes atteintes par le malheur. Vraiment. Et en faisant cela nous faisons la volonté de Dieu.

      • NATHAN ANDIRAN dit :

        Mais est-ce que Job a réellement existé ? C’est une autre question ! Nous n’en savons rien ! Beaucoup rattachent ce livre dans les livres de sagesse.Leur utilité est autre. Job n’est-ce pas aussi chacun de nous maladie, perte de nos proches,reniement de certains de nos amis, doutes sur l’existence et la puissance de Dieu…Dans ce cas, on comprend le message de Dieu: malgré tout tu dois me faire confiance ! Certains voient dans le rétablissement de Job une métaphore de la résurrection et ouvre un débat autre : faut-il souffrir et mourir pour ressusciter enfin ? Quid alors du sacrifice du Christ ? Lui qui nous épargne tout sacrifice ! Luther considérait le livre de Job comme l’un des livres théologiques majeurs; et il ne s’y trompait pas. Quant à la toute puissance de Dieu, il faut aussi en voir sa temporalité: le silence de Dieu est assourdissant pour Job durant quasiment tout le livre. Si bien que Job pense que Dieu l’a abandonné (cf les paroles du Christ « Mon Dieu pourquoi m’as tu abandonné » Math 27:46). Silence de Dieu et aucune action de puissance de sa part. Puis résurrection le troisième jour ! Temporalité de sa puissance et non impuissance ! Faut-il voir dans l’épiphanie du prophète Elie un
        anti – type de ce qui se passa au Golgotha quand Dieu affirma au prophète qu’Il ne se manifeste ni dans le vent violent, ni dans le tremblement de la terre, mais dans un imperceptible murmure ! Et c’est ce murmure que la foi rend perceptible ! Quant à tendre notre main envers ceux qui souffrent, vous n’avez que trop raison ! Et il nous faut pas l’oublier de peur de passer à côté de notre engagement de chrétien. Être le bâton de l’aveugle,comme l’était Job ! Et je pense en écrivant ces lignes à toute l’angoisse de ceux qui souffrent ! Que nous puissions leur venir en aide en paroles et en actes !

        • Marc Pernot dit :

          C’est vrai que Job et ses amis parlent de nous.
          D’accord pour la confiance en Dieu, bien entendu.
          Mais peut-être pas cette confiance aveugle appelant à ne pas réfléchir que l’on tire parfois de la conclusion de ce livre.
          Dieu n’est pas inactif, il œuvre sans cesse, seulement ce n’est pas un magicien, il est puissance d’appel, comme dans le Genèse. Il n’a pas de télécommande pour faire tourner les vents et éviter un cataclysme, ni tellement d’autres mains que les nôtres pour mettre du pain sur la table d’une famille affamée.
          Il n’y a donc pas de délai ni d’abandon, jamais. Et dans la prière confiante nous pouvons nous ouvrir, boire à cette source, sentir aussi cette source jaillir en nous-même.

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