Au jugement dernier Dieu séparera les justes des méchants, on risque d’être séparé de ceux que l’on aime !

Sœur et frère - Image parJanko Ferlic de Pixabay Question d’un visiteur :

Bonjour
Une question me préoccupe : au jugement dernier Dieu séparera les justes des méchants. Comme le bon Lazarre qui mangeait les restes du mauvais riche a été droit au paradis et ne pouvait soulager le riche qui suppliait vers lui une goutte d’eau pour lui rafraîchir la bouche, ceux que nous aimons sur cette terre, si par malheur, ils venaient à échouer en enfer, comment pourrait on les voir et ne pas pouvoir faire quelque chose pour eux ? Comment accéder à ce paradis de délices en laissant ceux que nous aimons dans ce lieu affreux pour l’éternité ? Comment comprendre la félicité éternelle sans eux ???? Merci pour votre réponse .

Réponse d’un pasteur :

Bonsoir et merci pour votre message.

Il me semble que l’idée d’un Dieu qui sélectionne les individus les plus performants pour jeter dans des peines éternelles les moins bons est une idée épouvantable. C’est à l’image des tyrans sanguinaires et tortionnaires, pire que les patrons les plus impitoyables qui se contentent seulement de licencier les moins performants sans les torturer quand même. Dieu ne peut pas être comme cela, il est meilleur que les meilleurs d’entre nous, pas pire que les pires !

Chaque fois que dans la Bible (et encore plus dans les évangiles) il est question de séparer le juste et le méchant il s’agit de séparer le juste et le méchant en chacun de nous. Le jugement de Dieu nous traverse donc tous, pour garder le meilleur de chacun, pour garder l’enfant de Dieu qui existe en chacun (même s’il est parfois très enfoui et peu développé), et éliminer ce qui nous tire vers le bas (et qui nous fait donc souffrir, nous fait avoir soif). C’est d’ailleurs comme cela que vous aimez ces personnes dont vous parlez : elles ne sont pas parfaite et pourtant vous les aimez et désirez les garder avec vous. Dieu aurait-il moins d’amour ?

Au jugement dernier, Dieu ne peut pas séparer les justes des méchants, car personne n’est 100% juste. Il n’y aurait alors personne, ou peut-être seulement le Christ, et nous tous de l’autre côté de la frontière. Au jugement dernier : Dieu sépare le juste et le méchant en chacun (pour aller plus loin sur cette question, voir par exemple cet article du petit dictionnaire de théologie sur ce site).

A la mort, nous ne laisserons donc pas ceux que nous aimons. Nous ne retrouvons pas non plus ceux que nous aimons au-delà de la mort. C’est mieux que cela. En réalité nous restons avec eux avant comme après, car c’est l’amour qui est plus fort que la mort. Si vous aimez une personne et la gardez dans votre cœur maintenant, cela restera. C’est bien ainsi. Ce lien est plus fort que la mort du corps, même si un des deux n’est plus vivant du point de vue de la biologie cela n’empêche pas de l’aimer tout autant. Ce n’est pas une simple idée abstraite mais quelque chose de très concret que l’on peu toucher du cœur. Cela peut faire penser que même si les deux ne sont plus vivants du point de vue de la biologie, ce lien demeure. Nous verrons bien, car pour l’instant c’est une chose difficilement pensable pour nous qu’une existence sans le support de la matière. En tout cas, il me semble que nous pouvons avoir confiance, car Dieu a inventé la vie, et la vie capable d’aimer, c’est un invraisemblable miracle. Il n’est pas inimaginable qu’il se débrouillera pour garder chaque personne, par amour.

C’est ainsi que nous faisons confiance en Dieu. Et que cela vaut la peine de se laisser inspirer par cette façon qu’il a d’aimer.

Dieu vous bénit et vous accompagne

par : pasteur Marc Pernot

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