++ Psaume 121 « Je lève les yeux vers les montagnes, d’où me viendra le secours ? »

Par : pasteur Marc Pernot

une personne assise au sommet d'une montagne contemple le panorama - Image par StockSnap de Pixabay

Psaume 121

Psaume des montées

Je lève mes yeux vers les montagnes…
D’où me viendra le secours ?
Le secours me vient de l’Eternel,
Qui fait les cieux et la terre.
Il ne permettra pas que ton pied chancelle;
Celui qui te garde ne sommeille pas.
Voici, il ne sommeille ni ne dort,
Celui qui garde Israël (qui garde son peuple).
L’Eternel est celui qui te garde,
L’Eternel est ton ombre à ta main droite.
Pendant le jour le soleil ne te frappera pas,
Ni la lune pendant la nuit.
L’Eternel te garde de tout mal,
Il garde ton âme;
L’Eternel garde ton départ et ton arrivée,
Dès maintenant et pour toujours.

Quelques remarques

  • Dans la traduction grecque de la Bible hébraïque, ce Psaume porte le N°120.
  • Ce Psaume fait partie des « psaumes des montées » (N°120 à 134) qui servaient parfois pour se rendre à Jérusalem pour la Pâque. Plus fondamentalement, ces Psaumes ont pour vocation de nous offrir un chemin d’élévation dans notre être, vers Dieu et avec Dieu, et grâce à Dieu.
  • Ce paume, par ses premières phrases, nous met en communion avec toute personne, croyante ou non, qui a de l’idéal, de la bonne volonté. Il arrive ensuite à l’expérience croyante, témoignant de Dieu comme d’une source d’évolution et de vie permanente.
  • Il y a une faute de traduction courante dans bien des versions de ce psaume, j’allais dire même un mensonge de bien des traducteurs mettant « l’Eternel qui a créé le ciel et la terre » au passé alors qu’il y a bien un participe présent ici pour le verbe créer, et il est bien question ici de Dieu comme poursuivant encore son œuvre de création dans le monde et en nous, c’est important pour comprendre l’existence du mal dans le monde (voir cet article), il est encore en genèse, avec une part de chaos et de belles choses. Dieu y travaille, il est source d’évolution dans le présent, nous dit ce Psaume, et il nous invite à regarder vers le haut, à nous associer à Dieu avec intelligence, avec espérance, mais aussi dans la solidarité avec notre prochain.
  • Dans ce même ordre d’idée, les promesses de la fin de ce Psaume (et de bien d’autres) sont parfois traduites au futur, mais ce temps n’existe pas en hébreu. Ces promesses sont déjà pour le présent et restent valables pour le futur.
  • Quand Dieu est appelé comme ici YWWH en hébreu (prononcé Yahou, ou YaHWéh), cela évoque Dieu en tant que compassion, passion, miséricorde. Ce mot est construit sur la racine du verbe être. C’est pourquoi je préfère personnellement la traduction « L’Eternel » à celle de « Le Seigneur » qui fait plus penser à un Dieu supérieur et dominant.

 

 

Si vous le désiriez, voici d’autres Psaumes aidant à prier, et quelques pistes d’appropriation de ces textes.

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