
« Que par la consolation reçue de Dieu, nous puissions en consoler d’autres. » (2 Corinthiens 1:4)
Paul écrit aux Corinthiens que la consolation reçue de Dieu rend capable de consoler autrui. Une méditation sur le lien entre souffrance vécue, espérance et souffle de l’Esprit qui rend la vie vivable.
Le verset :
« Béni soit Dieu qui nous console dans toute notre détresse, de sorte que nous avons le pouvoir de consoler ceux qui sont dans toute détresse. » (2 Corinthiens 1:4).
Bien sûr qu’il est bon d’être consolé, et bon aussi quand nous arrivons un peu à consoler quelqu’un. Car même si nous sommes souvent souffrants (plus ou moins), nous sommes des êtres faits pour le bonheur. Il nous va si bien ! C’est pour cela que la collection des 150 psaumes de la Bible commence par ce mot « Heureux l’humain ! », et que Jésus reprend ce même mot « Heureux » pour ouvrir son enseignement à la foule (Matthieu 5). C’est notre vocation d’être heureux et de rendre heureux.
La difficulté réelle de consoler
Ce n’est pas facile. Nous peinons déjà à nous rendre nous-mêmes heureux. Quant à consoler une personne… c’est déjà formidable quand nous sommes sensibles à sa détresse et que nous arrivons à manifester une authentique espérance qu’elle soit consolée. Le reste est souvent hors de notre portée. Pourtant, l’apôtre Paul nous y encourage ici : il nous dit que notre consolation est possible, et que le fait d’avoir été consolé nous donne une capacité à consoler d’autres personnes, peut-être pas toutes, mais quand même. C’est assez vrai : les personnes les plus consolantes sont celles qui ont appris de leur propre souffrance à compatir, et qui ont appris de leur consolation qu’il est possible de voir ensuite le bonheur.
Le souffle du Saint-Esprit derrière la consolation
Seulement, il y a dans cette parole de l’apôtre Paul plus qu’un conseil de sagesse et de psychologie. Le mot qu’il utilise pour parler de consoler et de consolation est le mot utilisé dans l’Évangile selon Jean pour parler du Saint-Esprit : la puissance créatrice de Dieu qui vient à nous. L’Esprit vient agir précisément sur le chaos qui nous blesse et nous agite, il ouvre un espace où la vie est vivable, lumineuse (Genèse 1:1). Bien des consolations demandent cette force divine pour soigner ce qui ne va pas. Heureusement, c’est le cas de le dire, cet Esprit nous a été donné. Il nous revient de prendre conscience de l’Esprit en nous, et de le laisser nous donner du souffle.
par : pasteur Marc Pernot
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En écho à ce texte :
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« Luttes au dehors, craintes au dedans. Mais Dieu nous a consolés. » (2 Corinthiens 7:5-6)
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« S’il y a quelque consolation en Christ, soulagement dans l’amour, communion dans l’Esprit… (Philippiens 2:1)
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Peut-on être heureux malgré la souffrance et le malheur ?

Merci pour m’avoir plus éclairé sur ce sujet, que Dieu continue a vous remplir de sagesse
Bonjour Marc
En lisant la suite de ces versets je faisais l’apologie du malheur un chrétien doit passer par la détresse pour comprendre mais ce matin je vois que Paul parle de consolation au sein même des épreuves qui peuvent nous toucher . Quel est votre avis sur ce sujet?
Belle journée
Bonjour
Il me semble impossible, et même dangereux de faire l’apologie du malheur. Le malheur est un malheur. Le mal est un mal et il n’est pas bon de le confondre avec le bien. Dieu est toujours pour le bien, le bonheur, la paix. L’amour, nous dit Paul « ne combine point le mal , ne se réjouit pas de l’injustice » (1 Corinthiens 13:5-6).
Par contre, une fois que la malheur est arrivé, par hasard ou par méchanceté, Dieu cherche à le transformer en un bien malgré tout. C’est la puissance de résurrection et de vie. Cela ne justifie en rien le mal, au contraire, cela le combat dans ses conséquences. Ce que nous pouvons donc faire, ce serait plutôt l’apologie de la consolation, l’apologie de la résilience, l’apologie de la faim et soif de justice.