« Que par la consolation reçue de Dieu, nous puissions en consoler d’autres. » (2 Corinthiens 1:4)

colombe sur un fond de bâtiments en béton - Photo by Sunyu on Unsplash

↪︎ « Béni soit Dieu qui nous console dans toute notre détresse, de sorte que nous avons le pouvoir de consoler ceux qui sont dans toute détresse. » (2 Corinthiens 1:4).

➔ Bien sûr qu’il est bon d’être consolé et quand nous arrivons à un petit peu consoler quelqu’un. Car même si nous sommes souvent souffrant (plus ou moins), nous sommes un être fait pour le bonheur. Il nous va si bien ! C’est pour cela que la collection des 150 psaumes de la Bible commence par ce mot « Heureux l’humain ! », et que Jésus reprend ce même mot « Heureux » pour ouvrir son enseignement à la foule (Matthieu 5). C’est notre vocation d’être et de rendre un plus heureux.

➔ Ce n’est pas facile. Nous peinons à nous rendre nous-même heureux. Quant à consoler une personne… c’est déjà formidable quand nous sommes sensible à sa détresse et que nous arrivons à manifester une authentique espérance qu’elle soit consolée. Le reste est souvent hors de notre portée. Pourtant l’apôtre Paul nous y encourage ici : il nous dit que notre consolation est possible, et que le fait d’avoir été consolé nous donne une capacité à consoler d’autres personnes, peut-être pas toutes, mais quand même. C’est assez vrai : les personnes les plus consolantes sont celles qui ont appris de leur propre souffrance à compatir, et qui ont appris de leur consolation qu’il est possible de voir ensuite le bonheur.

➔ Seulement, il y a dans cette parole de l’apôtre Paul plus qu’un conseil de sagesse et de psychologie. Le mot qu’il utilise pour parler de consoler et de consolation est le mot utilisé dans l’Évangile selon Jean pour parler du Saint Esprit : la puissance créatrice de Dieu qui vient à nous. L’Esprit vient agir précisément sur le chaos qui nous blesse et nous agite, il ouvre un espace où la vie est vivable, lumineuse (Genèse 1:1). Bien des consolations demandent cette force divine pour soigner ce qui ne va pas. Heureusement, c’est le cas de la dire, que cet Esprit nous a été donné. Il nous revient de prendre conscience de l’Esprit en nous, et de le laisser nous donner du souffle.

par : pasteur Marc Pernot

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2 réponses

  1. André dit :

    Bonjour Marc
    En lisant la suite de ces versets je faisais l’apologie du malheur un chrétien doit passer par la détresse pour comprendre mais ce matin je vois que Paul parle de consolation au sein même des épreuves qui peuvent nous toucher . Quel est votre avis sur ce sujet?
    Belle journée

    • Marc Pernot dit :

      Bonjour
      Il me semble impossible, et même dangereux de faire l’apologie du malheur. Le malheur est un malheur. Le mal est un mal et il n’est pas bon de le confondre avec le bien. Dieu est toujours pour le bien, le bonheur, la paix. L’amour, nous dit Paul « ne combine point le mal , ne se réjouit pas de l’injustice » (1 Corinthiens 13:5-6).

      Par contre, une fois que la malheur est arrivé, par hasard ou par méchanceté, Dieu cherche à le transformer en un bien malgré tout. C’est la puissance de résurrection et de vie. Cela ne justifie en rien le mal, au contraire, cela le combat dans ses conséquences. Ce que nous pouvons donc faire, ce serait plutôt l’apologie de la consolation, l’apologie de la résilience, l’apologie de la faim et soif de justice.

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