un enfant émerveillé lors d
Texte Biblique

« Prenez soin de ceux qui vous sont confiés » (1 Pierre 5:2)

Le texte grec est difficile à traduire en français. Pierre nous compare à un berger ou une bergère : c’est un appel à prendre soin avec douceur de chacun des agneaux qui nous sont confiés, à l’image de Dieu qui est notre berger. Mais de qui, nous, serons-nous le berger ? Pierre parle des agneaux de Dieu parmi nous. En grec comme en français, ce « parmi nous » peut vouloir dire deux choses.

Cela nous suggère de prendre soin de l’agneau de Dieu qui est en nous-même, d’abord, et aussi de prendre soin de quelques personnes parmi toutes les créatures de Dieu. C’est l’un et l’autre. Car comment pourrions nous prendre soin de qui que ce soit si nous n’avons pas pris suffisamment soin de nous-même ? Et si nous avons quelques capacités, quel dommage ce serait de ne pas en profiter pour faire un peu de bien autour de nous ?

Prendre soin de l’agneau de Dieu qui est en nous, avec douceur. C’est d’abord le retrouver, cet agneau en nous et il est parfois petit et bien caché. Nous savons qu’il existe. Nous avons même en nous tout un petit troupeau d’agneaux dont nous avons à prendre soin : notre foi, notre intelligence, nos forces physiques, notre sensibilité, notre cœur… Un agneau n’a pas tellement d’autres défenses que de se serrer avec les autres, ou de se cacher. Comme berger de notre être nous pouvons rechercher une précieuse part de nous même qui aurait été blessée ou apeurée, et qui se serait cachée. Nous avons aussi à rassembler les différentes bonnes dimensions de notre être, et aussi à faire en sorte que chaque dimension soit nourrie, abreuvée, soignée.

Tout en faisant cela pour nous même, nous apprenons le métier de berger de l’humain, et nous pouvons alors parfois prendre soin de notre prochain. Pas de tous les prochains du monde entier pour les mil ans à venir. Mais à notre mesure, selon l’occasion, selon ce que nous « sentirons », quelques personnes parmi l’ensemble. Là encore cela commence par une veille et par du discernement pour savoir qui nous pensons pouvoir aider, et assumer le fait que nous ne pouvons pas embrasser toutes les causes, ni être le berger de toutes les brebis. Nous ne sommes pas Dieu, mais si Pierre nous compare aux agneaux de Dieu, c’est aussi pour nous le rappeler, et pour nous dire que Dieu comprend, et prend soin de nous, il est le berger des bergers et des brebis.

par : pasteur Marc Pernot

verset médité prêt à être imprimé

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