« Nous espérions que ce serait lui qui délivrerait Israël, mais … » (Luc 24:21)

jeune femme lisant la Bible sur un ponton - Bethany Laird
↪ « Nous espérions que ce serait lui qui délivrerait Israël; mais avec tout cela, voici le troisième jour que ces choses se sont passées. » (Luc 24:21)

⤑ Ces hommes dont nous parle l’Evangile, s’éloignent de Jérusalem où vient d’être exécuté Jésus et fuient en direction d’Emmaüs. Ce récit évoque ainsi, symbolise, un cheminement qui va dans le mauvais sens, loin de l’espérance en Jésus, loin de leur espérance en Dieu. Cela peut arriver d’avoir ainsi une déception spirituelle. Par exemple quand ce qui nous arrive ne correspond pas à ce que notre théologie nous permettait d’espérer. Que ferons-nous alors ?

Dans ce triste cheminement, ces deux hommes accueillent un homme inconnu et acceptent de débattre avec lui, ils acceptent de revisiter les Écritures, de les confronter avec leurs espoirs et leurs doutes, de relire ces textes anciens à la lumière de ce qu’est Jésus-Christ. Leur chemin va devenir un chemin de conversion et de vie, pour eux et pour leurs frères et sœurs.

La première bonne nouvelle c’est que même dans nos chemins d’égarement, Dieu nous rejoint et fait route avec nous. Il le fait d’une manière toujours inattendue, discrète et respectueuse. Il nous accompagne de sa présence et de son amour, il nous accompagne par le Saint-Esprit subtilement présent au plus profond de notre être. Mais Dieu nous envoie également des anges, des hommes et des femmes qui ont une parole de Lui pour nous, une parole pour faire naître notre espérance ou pour la faire revivre, un parole pour ouvrir notre intelligence et saisir les promesses de Dieu pour nous.

Le Christ fait route avec ces deux hommes, sa présence est une présence aimante et respectueuse, mais il n’est pas tendre avec eux. Il leur fait prendre conscience qu’ils sont des « hommes sans intelligence, et dont le cœur est lent à s’ouvrir par la foi aux promesses de Dieu ». Ce n’est pas pour les culpabiliser qu’il leur dit cela, au contraire, mais afin qu’ils prennent conscience de la réalité et qu’ils puisse évoluer. Le Christ les aidera à ouvrir leur intelligence par la méditation de l’Écriture. Le salut n’est évidemment pas dans l’Écriture seule, comme si elle était en elle-même Parole de Dieu, mais leur salut va passer par l’Écriture lue et méditée avec le Christ, dans une lecture intelligente mais aussi priante, une lecture qui est faite pour y trouver ce qui parle du Christ, pour y saisir le salut que Dieu nous donne par lui.

Cette lecture les prépare à passer à une deuxième étape qui est celle de la communion avec le Christ, communion qui les fait passer de l’intelligence et de la foi au témoignage. Se levant à l’instant même, ressuscitant à l’instant même, ils deviennent des anges pour leurs frères et sœurs, des messagers de la Bonne Nouvelle.

↪ « N’oubliez pas l’hospitalité car en l’exerçant, quelques-uns ont accueilli des anges, sans le savoir. » (Hébreux 13:2)

par : pasteur Marc Pernot

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1 réponse

  1. Pascale dit :

    « Par exemple quand ce qui nous arrive ne correspond pas à ce que notre théologie nous permettait d’espérer. Que ferons-nous alors ? »
    Moi je sais ce que j’ai fait : je me suis tout simplement détournée de Dieu, j’ai refusé tout contact pendant plusieurs années, sans pour autant cesser de « croire à son existence ». La réconciliation a été lente et compliquée. D’où l’importance de se poser des questions, de prendre le temps d’y réfléchir sérieusement sans rien éluder, de ne pas se laisser dicter les réponses. La foi est précieuse.

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