un enfant émerveillé lors d
Texte Biblique

« Alors le diable le laissa, des anges vinrent auprès de lui et le servirent. » (Matthieu 4:11)

Le « diable » ? des « anges » ?

Cette traduction habituelle nous plonge dans une ambiance de légendes d’autrefois avec des histoires peuplées de créatures invisibles, de démons, d’elfes, de dragons et de sphinx. Cela n’a pourtant rien à voir. Ces mots « diable » et « ange » ne désignent pas des créatures mais ce sont des fonctions. Littéralement :

  • le mot grec διάβολος (diabolos) signifie : ce qui divise, déconstruit, éparpille.
  • le mot ange ἄγγελος (angelos) signifie : ce qui porte un message, du sens.

Vu ainsi, c’est bien plus quotidien pour nous. Ne nous sentons-nous pas parfois écartelé, éparpillé ? Ce peut-être en nous entre la soif d’être heureux et une douleur qui nous ronge, ce peut-être entre l’envie de bien faire et notre faiblesse, ce peut-être notre soif de bonnes relations et la colère, l’indifférence ou la peur. Cela peut être mil tensions différentes qui troublent notre paix intérieure et notre bonne harmonie avec les autres.

Heureusement qu’il y a aussi d’autres forces positives en nous. « Des anges », nous dit ce récit, qui s’approchent et qui nous font concrètement du bien, nous aident, nous servent. Comment ? Le texte parle de tout ce qui est porteur de sens pour nous, un sens nouveau qui survient, qui s’approche comme peu à peu. Ce peut être une belle intuition qui se fait jour au fond de notre conscience. Mais c’est même plus qu’un message, c’est un service car, venant de Dieu comme ici, la Parole qui vient à nous est une puissance de création et d’harmonisation.

L’intérêt de ce langage imagé est de nous permettre de nous approprier cette histoire en fonction de notre propre réalité. Il y a du diabolique et de l’angélique qui s’approchent et qui s’éloignent de nous. Comme pour Jésus dans ce qui précède, ce qui est diabolique nous semble parfois être la meilleure idée du monde. À nous d’ouvrir l’œil et de discerner si cela fait du bien ou du mal, si cette voix en nous est ange ou démon. Ensuite, comme le dit Kierkegaard, « l’humain non seulement peut choisir, mais il doit choisir », c’est ce qui fait que notre condition humaine est magnifique mais aussi périlleuse. Heureusement que Dieu nous envoie sans cesse sa Parole pour nous servir.

par : pasteur Marc Pernot

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Un commentaire

  1. Rosset Claire-Lise dit :

    Cher Marc,
    En lisant votre texte, dont je vous remercie, je ne peux m’empêcher à l’histoire d’Hagar, la première femme de la Bible à être visitée par un ange (Genèse 16).

    Hagar est une servante égyptienne, dont certains commentateurs disent qu’elle est fille du Pharaon, donnée à Abraham lors de son triste séjour en Egypte. Sarah, sa femme, est stérile et n’en peut plus de l’être. Elle va donc imaginer une  » mère porteuse » en la personne de sa servante. Elle enjoint donc à son mari, Abraham, de lui faire un enfant, qu’ Hagar le veuille ou non.
    Mais voyant le ventre de sa servante s’arrondir – et non le sien – Sarah va la maltraiter et l’ humilier au point qu’ Hagar s’enfuira dans le désert de Beer-Shéba.
    Il est dit de cette femme désespérée que, dans sa fuite, elle passe près d’une source d’eau sur le  » chemin de Shour », qui signifie en hébreu mur.
    C’est pour dire à quel point Hagar, enceinte et démunie, se trouve dans une impasse.

    Et là, Dieu va la rencontrer sous la forme d’un ange (ou messager) pour la restaurer dans son être physique et intérieur.
    Le premier ange cité dans la bible est donc présenté à une bonne égyptienne enceinte contre son gré des oeuvres de son maître sur les ordres de sa femme qui, tous deux, ne cessent de l’humilier. Comme quoi Dieu a autant d’humour que d’entrailles de miséricorde pour les femmes jetées à terre par la folie de leurs bourreaux.

    Cordialement
    Claire-Lise Rosset

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