Quelles sont les conditions pour obtenir le pardon du Christ ?

Par : pasteur Marc Pernot

secours en montagne, un homme encordé - Image: 'Rescue in Progress' by Marek Kusmin https://creativecommons.org/licenses/by/2.0/ http://www.flickr.com/photos/73816797@N07/10334274314

Question d’un visiteur :

Bonjour Monsieur le pasteur,

J’ai une question qui me tient à coeur sur le pardon du Christ. Quelles sont les conditions pour obtenir le pardon ?

Pourquoi cette question vous allez me dire mais c’est juste que j’entends des personnes autour de moi qui disent que l’on peut pécher comme on veut volontairement et involontairement parce que Jésus est mort sur la croix pour nos fautes et que grâce à Lui nous n’avons plus de condamnation.

Si une personne vient se confesser juste pour le pardon sans du tout vouloir changer son comportement et rester dans sa mauvaise voie le pardon lui sera tout de même accordé ?

Et le respect de Dieu alors qu’en fait-on ?

Je vous remercie de bien vouloir me donner votre avis de pasteur sur ces interrogations qui me sensibilisent énormément.

Je vous remercie également du temps que vous prenez pour nous répondre, j’ai plaisir à aller sur votre site, c’est une source d’enrichissement.

Que Dieu vous bénisse en tout point,

Bien Cordialement,

Réponse d’un pasteur :

Chère Corinne

De toute façon, l’amour est au-delà du pardon. Quand on aime quelqu’un vraiment, la faute fait de la peine mais ne diminue pas l’amour. C’est ainsi que Dieu nous aime : il n’est pas dans une comptabilité des fautes. La mort du Christ n’a pas pour fonction de payer la note afin de permettre à Dieu de nous aimer ou de nous pardonner, c’est l’inverse. La vie tout entière du Christ, y compris sa mort, est signe de cet amour de Dieu pour chaque personne, même quand la personne est coupable, et donc son amour pour nous. D’ailleurs Jésus le dit très bien quand il parle de l’amour des ennemis, faisant remarquer que c’est ainsi que Dieu nous a toujours aimé.

La question n’est donc pas celle de la comptabilité des péchés et de l’amnistie.
Ni même de savoir comment Dieu arrive à trouver la force de pardonner.
Mais la question est de sentir cette incroyable tendresse de Dieu pour nous et que cela nous encourage à nous laisse aider par lui à faire quelques progrès. Car nous sommes entre le bien et le mal, entre le juste et le pécheur, ou plutôt les deux à la fois. La question est d’être vivant, vivant au sens de la vraie vie. Et cette qualité de vie a été manifestée en Christ. Ce qui est vivant maintenant, nous dit Jésus est vivant d’une vie plus forte que la mort. Mais ce qui n’est pas vivant, tout ce qui est orgueilleux, haineux, malade n’est pas condamné à mort, c’est tout simplement déjà mort, et malheureusement source de mort.

Celui qui fait n’importe quoi ou celui qui profite de l’amour de Dieu pour faire le mal n’est pas moins aimé pour autant par Dieu. Mais il y a quelque chose de malade en lui, quelque chose de souffrant. Quelque chose de mort et de mourant, quelque chose qui fait souffrir autour de lui les êtres et le monde, et fait souffrir Dieu de voir tant de bêtise et de méchanceté. Dieu est comme un médecin qui ne se détourne pas des malades les plus graves, mais au contraire qui fait tout pour les amener à la vie.

Avec mes amitiés fraternelles

Marc

Amitiés fraternelles

pasteur Marc Pernot, église protestante de Genève

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