Pourquoi le Christ est accablé s’il sait qu’il va ressusciter et être auprès de Dieu dans la vie et la joie éternelle ?

Peinture : Le Christ au Jardin des Oliviers, Eugène Delacroix,1826, Eglise St-Paul-St-Louis, Paris

Non, Jésus ne se réjouit pas de mourir

Par : pasteur Marc Pernot

Question d’un visiteur :

Bonjour Pasteur.

En cette semaine sainte, une pensée me vient devant la profonde souffrance du Christ et angoisse face à la mort au Mont des Oliviers . En fait, si le Christ est si accablé, n est ce pas à cause des conditions dans lesquelles il va mourir , épreuve épouvantable de la croix que par sa mort même puisqu’il sait qu’il va ressusciter et être auprès de Dieu dans la vie et la joie éternelle dont il parle dans l Evangile ? Et retourné à lui ? donc, sans ces conditions atroces, il devrait ne pas au contraire en être affligé ? Mais heureux ?

Une fidèle suiveuse de vos enseignements.

Réponse d’un pasteur :

Bonjour

Belle pensée en cette semaine de Pâques.

Cette situation du Christ à Gethsémané est effectivement poignante.

Je suis d’accord, il y a la perspective de la souffrance. Je pense qu’il y aussi deux choses : la perspective de mourrir et de quitter la vie en ce monde, avec ses amis, pour cette mission qu’il aime de révéler celui qu’il appelle « mon Père ». Il y a la crainte de l’échec, peut-être aussi. Ses disciples ne comprennent rien : ils ronflent comme des loirs alors qu’il leur a demandé leur présence pour le soutenir.

C’est important, je pense, ce regret de Jésus de devoir quitter cette vie en ce monde. Très important théologiquement. Car dans d’autres philosophies et religions voient comme mauvaise la situation d’être ici dans un corps. Par exemple le Bouddhisme vise à être enfin libéré de l’infernal cycle de réincarnation, ou Socrate boit son poison joyeusement. Mais Jésus va à la mort comme un pompier entre dans une maison en flammes pour sauver des vies, c’est un hymne à la vie en ce monde, pas tourner le dos à la vie. Et c’est dur, bien entendu, d’être pris dans cette tension de donner sa vie pour la vie.

Jésus ne connaît pas la fin de l’histoire. tout cela ne serait qu’une mascarade.

Et la vie future n’est pas meilleure ni plus facile que la vie présente, pourquoi le serait-elle ? C’est la suite, dans une autre dimension, c’est tout. De ce qu’elle est nous ne pouvons même pas l’imaginer. Nous verrons bien, faisons confiance.

En attendant, il y a cette vie à vivre en ce monde, de belles relations, de belles choses à faire, de belles émotions, sentiments, pensées à vivre.

Dieu vous bénit et vous accompagne.

par : pasteur Marc Pernot

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