01 décembre 2023

Un homme, en montagne, à l'aube, regarde au dessus d'une mer de nuages - Photo de Joshua Earle sur https://unsplash.com/fr/photos/homme-assis-sur-un-rocher-gris-tout-en-regardant-des-nuages-blancs-Dwheufds6kQ
Développement

Parfois mon travail m’épuise et je cherche à lui donner un sens…

Par : pasteur Marc Pernot

Un homme, en montagne, à l'aube, regarde au dessus d'une mer de nuages - Photo de Joshua Earle sur https://unsplash.com/fr/photos/homme-assis-sur-un-rocher-gris-tout-en-regardant-des-nuages-blancs-Dwheufds6kQ

Question posée :

Bonjour

Parfois mon travail m’épuise et je cherche à lui donner un sens devant Dieu pour me remotiver mais ce n’est pas évident. Est-ce que cela vous semble une bonne idée et auriez-vous des passages de la Bible ou des ressources à me conseiller pour cela ? J’ai déjà fait quelques recherches sur le sujet sur internet mais ce que j’ai trouvé ne m’a pas vraiment satisfait.

Merci pour votre réponse et pour votre travail très précieux sur ce blog !

Réponse d’un pasteur :

Bonsoir

Je trouve que votre attitude est excellente. S’examiner soi-même et sa vie, avec lucidité, chercher à réagir pour avancer de façon positive, avec l’aide de Dieu : c’est une excellente façon d’être, et je suis persuadé que cela portera pour vous des fruits de vie.

Il est normal que nous ayons, de temps en temps, dans notre vie des moments où nous sommes troublés, en questionnement sur notre vie. Ce n’est pas trop confortable mais ce sont finalement de belles occasions de se recentrer, et de repartir du meilleur pied possible.

Concernant le sens de notre travail ?

Certaines personnes ont parfois la chance d’avoir un métier qui correspond à une vocation profonde. C’est aussi une charge car ce genre de travail est alors souvent une passion dévorante, mordant sur la vie personnelle. Mais c’est vrai que c’est génial car d’une certaine façon c’est comme si l’on ne travaillait jamais et que l’on était tout le temps à vivre sa passion.

La plupart des personnes ont un métier qui n’est pas passionnant, voire même terriblement pénible et non créatif. On comprend que cela ne soit pas facile à vivre, la personne s’use et c’est souvent sans une reconnaissance suffisante. Et pourtant, ce travail a en général une certaine utilité dans la société, car il est rare qu’une entreprise jette de l’argent par les fenêtres.

Comment vivre alors un travail dont on ne voit pas l’intérêt, et pour lequel on n’a aucun intérêt ?

  • Peut-être qu’il est possible de se reconvertir dans un travail plus intéressant, voire passionnant ?
  • Peut-être qu’il est possible de s’investir dans une passion, une action de service dans une association, un engagement militant dans un syndicat par exemple dans la politique, un syndicat. Et de cantonner le travail peu intéressant dans une partie seulement de sa vie, se contentant de le faire bien, comme une source de revenus permettant de vivre, permettant d’avoir du temps pour le reste, plus créatif.
  • Parfois, c’est plus terrible encore et le travail est douloureux, source de souffrance, peut-être physique, peut-être à cause d’une atmosphère de conflits, voire de harcèlement. C’est important alors d’arriver à se protéger, avant d’être épuisé.
  • Parfois le courage est de fuir.

Il est donc difficile de trouver un seul verset… Je vous propose :

Quelques versets de la Bible  pour nous encourager dans le discernement

  1. L’Eternel dit à Jacob : Voici, je suis avec toi, je te garderai partout où tu iras.” (Genèse 28:15). C’est un encouragement incroyable de Dieu à Jacob,, à nous-même, lui disant qu’il peut choisir son orientation, son cheminement, Dieu lui promettant de l’accompagner dans le chemin que Jacob choisirait, sans condition. C’est une bénédiction qui fonde la confiance dans la vie, un encouragement à chercher à voir clair, avec l’aide de Dieu, à se laisser inspirer par ce souffle de Dieu, discret et puissant, pour discerner un choix.
  2. « Je lève mes yeux vers les montagnes… D’où me viendra le secours? Le secours me vient de l’Eternel, qui a fait les cieux et la terre… » (Psaume 121) Lever les yeux vers le haut. D’en haut on voit plus clairement, en perspective. La recherche de secours, d’abord, sous entend la recherche d’amis, de proches, et aussi de Dieu, de ce qui est créateur dans notre être. Le chemin n’est pas décrit, mais il semble qu’il n’y a pas de doute que le chemin de cette personne en recherche et en prière a bien avancé, puisqu’on le voit par la suite avoir le rôle d’ami auprès d’une autre personne en prise à un cheminement difficile.
  3. « Après avoir envoyé la foule, Jésus monta sur la montagne, pour prier à l’écart; et, comme le soir était venu, il était là seul.” (Matthieu 14:23). C’est un temps difficile pour Jésus, sur le plan personnel et professionnel, quelle orientation prendre, comment accomplir sa vocation et en même temps de ne pas tromper la foule en laissant espérer de sa part une action politique, voire armée ? Jésus prend un temps de pause dans son action, il se retire seul. « La montagne » évoque la recherche d’élévation sous toutes ses formes : par la réflexion, l’adoration, la louange, l’ouverture au souffle qui vient de Dieu, l’espérance en lui. Il est possible et si bénéfique de présenter ce qui nous préoccupe alors devant Dieu, lui dire ce que l’on espère, rêverait, ou désespère. Peut-être préférable de résister, si possible (sinon ce n’est pas grave) de donner à Dieu des ordres, mais lui dire, comme Jésus « que ta volonté soit faite », et « amen ». Laisser maturer cela, peut-être faut-il quelques jours et mois de maturation, tant que l’obscurité nous tient, jusqu’à ce que l’aube vienne, moment où nous arrivons à une décision, moment où nous nous sentons béni, accompagné par Dieu,
  4. Enfin, j’aime bien ce programme proposé par l’apôtre Paul : “Soyez toujours joyeux. Priez sans cesse. Rendez grâces en toutes choses (car c’est à votre égard la volonté de Dieu en Jésus-Christ). N’éteignez pas l’Esprit. Ne méprisez pas les prophéties. Mais examinez toutes choses; retenez ce qui est bon; abstenez-vous de toute espèce de mal.” (1 Thessalonicien 5:16-22). Il y a, en définitive un discernement personnel qui a le dernier mot. C’est un appel à bon sens. C’est vrai que nous aurions pu imaginer que Paul nous conseille d’examiner par nous même puis s’en remette au souffle de l’Esprit et aux prophéties (la Bible). J’aime bien ce que propose ici Paul, de laisser le dernier mot à notre bon sens. Parce qu’il arrive que l’on ait l’impression que Dieu nous a parlé de telle ou telle façon, ou que tel versets de la Bible s’applique à nous. Seulement, bien des voix s’expriment en nous et il peut être assez facile de confondre entre ces voix et celle de Dieu au fond de nous. Cela renvoie à la première parole : nous sommes encouragés à discerner par nous-même, librement et en confiance, sous la grâce de Dieu, dans la confiance qu’il nous accompagne.
  5. Bien des Psaumes sont très aidants pour s’ouvrir à l’aide de Dieu pour discerner notre chemin. Voir https://jecherchedieu.ch/priere/quelque-psaumes-de-la-bible-pour-aider-a-prier/

Si vous avez d’autres versets ou passages qui vous ont aidé, ce serait une joie de les découvrir.

Dieu vous bénit et vous accompagne.

par : pasteur Marc Pernot

Partagez cet article sur :
  • Icone de facebook
  • Icone de twitter
  • Icone d'email

Articles récents de la même catégorie

Articles récents avec des étiquettes similaires

3 Commentaires

  1. Jean-Marie dit :

    Un autre passage de Paul dans la lettre aux Philippiens, chapitre 4 :
     » 06 Ne soyez inquiets de rien, mais, en toute circonstance, priez et suppliez, tout en rendant grâce, pour faire connaître à Dieu vos demandes.
    07 Et la paix de Dieu, qui dépasse tout ce qu’on peut concevoir, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus. »
    Bonne route !
    Jean-Marie

    1. Marc Pernot dit :

      Merci !

  2. Thomas dit :

    Merci beaucoup pour votre réponse (et désolé de ne pas vous avoir remercié plus tôt)

    Mon travail est à la fois passionnant et pénible, ça dépend des jours ! Vos passages sont positifs, alors que j’avais plutôt une vision du travail comme étant normalement pénible (dans la Genèse, on gagne son pain à la sueur de son front, c’est nécessairement pénible)

    Je retiens des passages bibliques que je devrais peut-être prendre un peu plus souvent un temps de recul, de prière (trop souvent expédiée)

    J’aime bien lire le psaume 40 de temps en temps. Je ne sais pas pourquoi, je suis tombé un peu par hasard un jour et il m’a parlé à ce moment là et je le relis parfois. J’aime bien aussi la parabole des talents, être attentif aux petites choses (qui souvent n’en sont pas) mais je trouve aussi que c’est une parole dure à entendre parfois, notamment quand on manque à cet objectif ou même pour les fixer (comment savoir quelles sont ses capacités, ne pas se sousestimer, ni se lancer dans des projets trop ambitieux ?) C’est sans doute un point que je dois encore méditer.

    En tout cas, merci pour ces paroles et bon cheminement vers Noël !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *