Mon amour pour mon fiancé est très fort, plus fort même que ma foi.

Par : pasteur Marc Pernot

illustration : une jeune fille appelle au téléphone -  Image: 'Anna'  by Anastasia Pavlenko  https://creativecommons.org/licenses/by/2.0/ http://www.flickr.com/photos/40391641@N04/45109343662

Question d’un visiteur :

Bonjour

Je me suis rendue compte depuis un certain temps que mon amour pour mon fiancé était très fort, que je pourrais même appeler ça une addiction, je suis constamment dans le besoin d’être avec lui, de parler avec lui ou de le voir, cependant, je me suis aussi rendue compte que je ne courrais pas après Dieu avec la même force. Dans le sens ou j’ai peur que ce fiancé qui a été une véritable bénédiction dans ma vie ne commence (par ma faute) à prendre plus de place que Dieu dans mon cœur.

Que dois-je faire pour retrouver mon équilibre et garder en première place Dieu qui m’a tout donné? Car je sais que notre Dieu est un Dieu jaloux, et je ne veux pas lui faire regretter de m’avoir donné mon fiancé.

Merci infiniment.

Réponse d’un pasteur :

Bonsoir

Je suis ravi pour vous que vous ayez des sentiments aussi forts. Et cela me semble tout à fait naturel que cela vous occupe tellement que cela vous retourne un petit peu. Ce n’est pas grave. Ne vous inquiétez pas pour Dieu, il comprend, et il vous aime. Il ne veut pas vous punir, ni faire votre malheur !

Cela dit, je ne sais pas si l’on peut dire que c’est de l’amour que vous ressentez pour ce garçon. Tout dépend ce que l’on entend par là, car le mot « amour » est un mot est trop vague :

  • Ce que vous décrivez est la joie d’avoir l’autre pour soi. Le mot désir serait plus précis.
  • L’amour serait plutôt la recherche de faire du bien à l’autre, de le voir heureux. L’un et l’autre amour sont complémentaires.
  • On peut y ajouter de l’amitié et du respect, une complicité.

Quel amour pourrait-on avoir dans son couple ? Passé les émois de la première découverte, quel amour espérer avoir dans son couple ?

D’abord les risques de ces 3 amours :

  • Le premier amour c’est un peu comme aimer du chocolat, c’est agréable pour soi mais on bouffe l’autre.
  • Le second amour, c’est un peu celui de Jésus Christ pour nous : c’est bien sympa mais on finit par mourir épuisé, vidé.
  • Le troisième amour est celui de deux vrais amis.

Puis les avantages :

  • Le premier amour, le désir, passe assez vite, ou plutôt : il peut devenir moins brûlant, sans disparaitre espérons le, car il donne beaucoup de joie et de beaux souvenirs.
  • S’il n’y a pas le second, autant abandonner tout de suite l’idée de faire un couple.
  • Le troisième est si précieux qu’il convient de le travailler dans la prière et dans une attitude délibérée de faire place à la gratitude pour ce qui est bon dans l’autre, dialoguer, essayer de discerner ce qu’attend l’autre, comment il fonctionne. Cela ne veut pas dire être d’accord en tout, mais entendre avec intérêt son point de vue.

Cela se travaille, si je puis dire, cela se prépare et s’entraîne dans le dialogue, dans la réflexion, dans la prière aussi car Dieu aide alors à nous voir plus clair et à renforcer ce qui est le meilleur en nous.

En tout cas, cela n’est pas en concurrence avec l’amour que nous pouvons avoir pour Dieu, c’est d’autre chose qu’il s’agit.

Dieu vous accompagnera dans ce chemin de vie

par : Marc Pernot, pasteur à Genève

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