Les tourments dans l’étang ardent de feu et de soufre pour les “injustes”, « les méchants »?

Jerome Bosch, le jugement dernier - Image par Eveline de Bruin de Pixabay

En finira-t-on un jour avec l’usage abusif de la peur du grand méchant Dieu ?

Par : pasteur Marc Pernot

Question d’un visiteur :

Bonjour cher frère en Christ,

Je vous informe que je suis auditeur de vos prédications sur internet sur le site de Genève.

J’apprécie beaucoup vos réflexions, vos diverses opinions…

Je cherche à comprendre au mieux la Sainte Bible, Parole de Notre Dieu et Père Céleste.

Je souhaiterais savoir si la vie éternelle à la résurrection des morts pour les “justes” aura bien lieu sur notre terre restaurée et que sont les tourments dans l’étang ardent de feu et de soufre pour les “injustes”, « les méchants » (Apocalypse 21:8) ? En bref, qu’est-ce que l’enfer de la Bible ? Qu’est-ce que le Nouveau Ciel ? Qu’est-ce que la Nouvelle Terre ? (2 Pierre 3:13).

Je suis persuadé qu’il peut y avoir plusieurs interprétations.

Au plaisir de vous lire avec mes cordiales salutations fraternelles en Christ.

Réponse d’un pasteur :

Bonjour Monsieur

Grand merci pour vos encouragements. Je suis heureux que mon travail, en particulier sur internet.

Bravo de chercher à creuser la Bible, approfondir votre foi.

Cela dit, je pense que le genre de questions que vous posez ici est influencée par ces courants chrétiens qui utilisent la peur des fidèles afin de mieux les tenir en main, mieux dresser les personnes à obéir à l’église, à ses rites, réunions, donations, doctrines.

Ce genre de questions sur la fin des temps, le retour du Christ, les étangs de feu… n’ont à mon avis aucune importance.

De l’Evangile du Christ, à ce sujet, nous pouvons garder :

  • « Ne crains pas, crois seulement », c’est à dire : « aies confiance ».
  • Et « Que votre coeur ne se trouble pas, et ne s’alarme pas » (Jean 14)
  • Et « l’amour parfait (de Dieu pour nous) bannit la crainte » (1 Jean 4)

De plus, il n’y a pas les méchants d’un côté et les justes de l’autre. Nul n’est juste à 100%, nous sommes tous pécheurs. La question n’est donc pas de sépare les justes des pécheurs, mais de garder ce qui est juste en chacun, de développer ce qui est juste en chacun, de l’aider à s’épanouir. C’est précisément la définition de l’amour. Or, Dieu est amour.

Le feu et le souffre évoquent des agents purificateurs, pour neutraliser des ordures et de la pourriture. Qu’est-ce que cela évoque ici ? Dieu lutte contre la méchanceté, l’injustice, l’égoïsme, l’infidélité qui existe en chacun et chacun de nous. Cela évoque les efforts de Dieu en nous pour nous débarrasser de cette part de méchanceté et cette part de souffrance, de désespoir qui nous pourrit la vie. C’est comme du désinfectant sur une plaie, ce n’est pas pour torturer le malade mais pour le sauver. En tout cas, encore une fois, nous ne savons pas et nous ne pouvons pas comprendre ce qui se passe au delà de cette vie, faisons confiance en Dieu. Il nous aime, veut le meilleur pour nous, fera toujours le meilleur pour nous.

Notre relation à Dieu n’est pas basée sur la crainte de Dieu, ce serait alors encore de l’égoïsme, une façon de penser à soi-même. Notre relation à Dieu est motivée par la joie de penser à lui, de lui rendre grâce, de nous associer à ses beaux projets.

Pour aujourd’hui, la question n’est pas de s’interroger sur la fin des temps. la question c’est de vivre aujourd’hui par la foi (la confiance en Dieu), l’espérance et l’amour. A chaque jour suffit sa peine, ses questions. Demain s’occupera de lui-même.

Dieu vous bénit et vous accompagne

par : pasteur Marc Pernot

Si vous voulez, vous pouvez voir aussi, dans le petit dictionnaire de théologie :

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