Je suis allé vers le Christ par égoïsme parce que que j’ai peur d’aller en enfer. Je voudrais que cela change.

Par : pasteur Marc Pernot

Dieu est source de libération. C’est ce que permet le fait de se savoir aimé par lui sans condition.

Question d’un visiteur :

Bonjour
Je me permet de vous contacter car je me suis rendu compte de quelques choses. En parlant à une amie, elle m’a fait reconnaître quelques chose que jusqu’ici je me voilais sans doute la face…
Je suis allé vers le Christ par orgueil parce que que j’ai peur d’aller en enfer. J’ai perdu ma foi d’enfance celle où je ne craignais rien car je me savais aimé et j’aimais en retour Jésus. Je voulais retrouver cette foi perdue mais j’ai fais pire que mieux. Au final, mes angoisses se sont accentuées, j’ai une phobie accrue de blasphémer contre le Saint Esprit et j’ai plus développé un côté religieux qu’une véritable relation avec Jésus…
Oui, je l’honore extérieurement mais ne lui laisse pas la place qu’il faut…
Je m’en rend désormais compte et je voudrais que cela change.
Je veux laisser de côté la religion et vraiment vivre une relation personnelle…
J’ai besoin de conseils. Je veux que cela change .
Merci d’avance

Réponse d’un pasteur :

Bonsoir

Bravo pour votre démarche de foi si sincère. C’est très prometteur.

Car c’est exactement cela qu’il est bon de faire : analyser soi-même où on en est de sa foi, comment on pense que cela nous sauve, voir si effectivement elle nous ouvre, nous élève, nous rend plus en forme, plus aimant, plus actif et serein. Voir alors ce qui pourrait être amélioré, affiner notre théologie, rectifier notre façon de nourrir notre foi, notre prière, notre réflexion…. avancer ainsi dans son existence.

C’est ce que vous faites et c’est très bien.

La base de votre foi d’enfance me semble excellente : se savoir aimé par Dieu, que rien de ce que nous ferons ou ne ferons pas ne diminuera cet amour, ni de l’augmentera puis que Dieu nous aime déjà au maximum. Il n’y a plus de chantage en Christ.

  • Cela permet de prier pour la seule joie de le faire, comme on a plaisir à aller parler avec un ami.
  • Cela permet de chercher à faire le bien parce que l’on pense que c’est une belle façon d’être et de vivre.

Je suis bien d’accord avec vous : si on est dans la logique où va vers le Christ pour gagner son paradis : c’est alors par égoïsme qu’on agit. Et ce n’est pas génial. Cela nuit gravement à la sincérité, la joie, la grâce. En plus, on vit dans l’angoisse de ne pas pratiquer assez, de ne pas croire assez bien, de faire un faux pas… cette peur de Dieu nous place sur la défensive face à lui, et peut nous angoisser.

Votre analyse me semble excellente.

Revenir à cette fondation : l’amour de Dieu pour nous. Cela fonde une confiance dans la valeur de notre être, sa dignité radicale, l’assurance que Dieu nous garde puisqu’il nous aime, le sentiment que nous pouvons rayonner un petit peu en ce monde, essayant de porter de belles choses.

Sur cette fondation, vous pouvez alors bâtir selon votre personnalité, librement, selon ce que l’amour de Dieu vous inspirera.

Je vous propose de commencer votre prière le matin et le soir en méditant sur Dieu, sur sa bonté infinie, son amour créateur. Reconnaître les traces dans votre propre vie, dans ce monde.

Et d’éviter les prêches et autres messages bibliques menaçants.

Dieu vous bénit et vous accompagne.

par : pasteur Marc Pernot

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Marc Pernot

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1 réponse

  1. Cathérine dit :

    Cher monsieur,
    Votre questionnement montre que vous êtes en profonde recherche avec une grande honnêteté.
    Vous pouvez tout dire à Dieu. Votre peur, votre désir de l’aimer et de le connaître.etc. Il écoute d’une oreille attentive. Bon cheminement avec lui.
    Amitié fraternelle

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