J’espère que ma foi est sincère ? Les démons aussi reconnaissent le Christ, seront-ils sauvés ?

Par : pasteur Marc Pernot

une croix en montagne se détache sur un ciel changeant - Photo by Greg Rosenke on Unsplash

Question d’un visiteur :

Bonjour monsieur , tout d’abord un grand merci pour votre site que je lit beaucoup , vos articles et réponses m’aident bcp dans mon chemin , un grand merci pour votre travail béni de dieu j’en suis sur :).
J’ai foi en notre dieu et en son fils , j’espère que cette foi est sincère et pas guidée par la raison, mais que cette foi seule suffit pour le salut et de ne pas aller en enfer comme bcp l’enseignent?
Un démon dans l’évangile appelle jésus fils du dieu tres-haut. Sera t’il sauvé lui aussi ce démon?
Merci d’avance pour votre réponse et bcp de paix et de bonheur a vous et vos proches, que dieu vous bénisses.

Réponse d’un pasteur :

Bonjour Monsieur

Merci, tout d’abord, par vos encouragements. Et bravo pour votre recherche spirituelle, bravo de vous poser des questions, c’est très favorable.

Le salut est fondé sur l’amour dont Dieu nous aime. Point.
L’amour n’est pas compatible avec la menace et le chantage (si tu ne m’aimes pas assez, je t’abandonne).
Soyez donc tranquille, rassuré et confiant pour votre salut. Dieu y veille, et si Dieu est pour vous, qui sera contre ? Qui pourra l’empêcher ? Pas même notre cœur. (Romains 8:31).

Pourquoi alors aimer Dieu, avoir foi en lui, si de toute façon nous serons sauvé ? Parce que nous sommes heureux d’être avec Dieu, parce que cela nous fait du bien de bénéficier de sa lumière et de nous appuyer sur lui, tout simplement. Si nous aimions Dieu dans le but de gagner sa bénédiction, ce ne serait alors pas vraiment de l’amour mais ce serait encore être dirigé par notre seul intérêt. Alors que nous sommes assurés de notre salut, et que nous aimons Dieu car il est si bon de l’aimer.

Notre foi est petite, c’est vrai. Il n’y a pas de honte à ce que notre raison, notre intelligence ait une place dedans ! Jésus lui-même nous invite à aimer Dieu avec notre intelligence (Marc 12:30). Notre foi est basée sur la raison et sur l’Esprit en nous, elle est fondée sur notre recherche et sur notre prière, sur le témoignage d’autres personnes dans la Bible et dans la vie… notre foi est aussi ce qui nous prend au tripes quand nous voyons une personne et qu’il nous vient l’idée de faire un geste et de dire une parole. Bien sûr que Dieu connaît et reconnaît votre foi, qu’il s’en réjouit, ainsi que de vous voir la travailler à votre façon, à votre rythme. Voir votre foi se développer ne fait pas que Dieu vous aimerait plus puisqu’il vous aime déjà parfaitement, mais votre foi lui donne de la joie, et elle nous aide à avancer. Donc tout est bien.

Méfiez-vous de ceux qui utilisent le nom de Dieu pour exercer sur vous un chantage et des menaces, en général c’est pour essayer d’utiliser ce moyen cruel pour forcer les gens à aller dans leur église, et accepter leurs théories, à se soumettre à leur autorité et à donner de l’argent, peut-être… Dieu n’est pas comme ça, il est miséricorde et il est tout à fait capable de nous aimer et de nous garder même si nous sommes faible et pécheur. C’est tout à fait normal, car c’est précisément parce que nous sommes petits que Dieu vient à nous pour nous entourer de son amour et de ses bons soins. N’importe quel médecin, professeur, parents ou véritable ami fait cela naturellement tous les jours. Même entre nous, humains, malgré nos limites. Dieu le fait encore mieux, encore plus généreusement, plus patiemment. Ils ont donc tort ceux qui disent que si on ne croit pas assez bien en Dieu il risquerait de nous abandonner à la mort ! C’est une injure contre l’amour de Dieu, sa bonté, sa miséricorde manifestée en Jésus-Christ.

Être en enfer, c’est être coupé de Dieu. Être au paradis c’est être en communion avec lui. Chacun de nous est donc en partie en enfer et en partie au paradis. Car nous sommes tous à la fois pécheur et pardonné. Tous à la fois étranger à Dieu et adopté par lui dans son amour. Tous à la fois un peu en souffrance et avec un peu de son Esprit vivant en nous.

Le démon, dans l’Evangile, est une figure de notre maladie à nous : quelque chose qui nous tourmente de l’intérieur. Cela peut être bien des choses, selon les personnes et selon les moments de notre vie (des blessures anciennes, nos faiblesses, la jalousie, une addiction, la dépression…). Le démon n’est pas une sorte de lutin invisible qui serait rentré à l’intérieur de notre corps ! C’est bien plus sérieux et personnel que cela. Dieu n’aime pas la maladie, il fait tout son possible pour nous soigner et chasser la maladie. Donc effectivement, ce qui nous fait souffrir réagit, tremble, résiste parfois à cette action de Dieu en nous, dans la prière, dans nos découragements, dans de la révolte. Donc, non, bien sûr, Dieu ne sauve pas la maladie, et l’action bienfaisante de Dieu, son jugement, est précisément de faire la différence entre nous et ce qui ne va pas trop bien en nous. Et Dieu, bien sûr, nous garde en nous libérant de nos démons.

Dieu vous bénit et vous accompagne.

par : Marc Pernot, pasteur à Genève

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