J’ai subi un interruption médical de grossesse car mon fils était malade handicapé, depuis quelques mois je regrette.

Par : pasteur Marc Pernot

Illustration : main de bébé dans la main d'un adulte - Image: 'a babys hand - 26/366' http://www.flickr.com/photos/104419843@N02/24009416714 Found on flickrcc.net

Question d’un visiteur :

Bonjour , j’ai subi une interruption médicale de grossesse le 12 mars 2020 car mon fils était malade handicapé. Après qu’il soit sorti de moi une peine immense m’est tombée dessus, j’ai eu si mal que j’ai cru en mourir et j’ai si tant pleuré et j’ai demandé a dieu pourquoi j’avais fait ça, que c’était pas possible et que j’allais pas y arriver après ces pensées troubles, les sages femmes l’ont habillé je les ai regardé faire en pleurant démunie de toute force et je me suis endormie avec mon bébé dans les bras et je me suis réveillée 2h après m’être réveillée, j’étais comme apaisée je saurai pas décrire ce moment, mais je savais que je pouvais les laisser l’emmener et j’ai remercié le seigneur , seulement depuis quelques mois je regrette j’ai une amertume en moi un dégoût de moi même et j’ai si peur que le seigneur ne me pardonne pas, ça me hante vraiment j’ai l’impression d’être constamment jugée de ne pas avoir été a la hauteur pour mon garçon ,
Ma question c’est  » le seigneur va t’il me pardonner pour cette acte et cette décision la ?  »
Cordialement , Sylvie 21 ans

Réponse d’un pasteur :

Bonsoir
Je peux vous assurer que Dieu a déjà pardonné, puisqu’il vous aime comme sa fille bien aimée.
Là n’est pas le problème. Dieu vous bénit et vous garde.
Ce n’est pas Dieu qui veut qu’un enfant soit handicapé, ce sont les hasards de la nature. Il faut alors faire le mieux possible, et il arrive qu’aucune bonne solution n’existe. C’est ce que vous vivez.
La difficulté est maintenant de vous pardonner à vous-même, et c’est le moins facile. Dieu peut vous aider aussi dans ce domaine.
Dieu a des projets d’avenir et d’espérance pour vous, de joie et de paix. Vous pouvez et pourrez toujours compter sur lui. Comme vous avez pu, à mon avis, sentir son réconfort, son accompagnement dans le plus dur des moments.
Avec et par la bénédiction de Dieu.

par : pasteur Marc Pernot

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2 réponses

  1. Matthieu dit :

    Bonjour,

    Ce témoignage m’a bouleversé en même temps avant de me faire réfléchir. A titre personnel, je trouve qu’un handicap mental très lourd, plus grave que la trisomie 21 diminue tellement les personnes que cela occasionne des situations durablement et de manière répétée extrêmement difficiles pour tout le monde.

    Une interruption volontaire de grossesse n’est légale que jusqu’à quelques semaines de grossesse. L’embryon est alors tout petit, beaucoup plus petit qu’un bébé même prématuré. Ceci ne coïncide pas avec le fait que les sages-femmes aient habillés le « bébé » décédé après l’interruption. Cette histoire semble être un mélange entre une histoire d’interruption volontaire de grossesse et une histoire de bébé mort-né (naturellement) lors de la naissance. Le texte source présente trop peu d’éléments de contexte, au delà de l’acte qui est irréversible, il faudrait savoir s’il ne s’agirait pas de pratiques illégales d’une clinique réalisant des IVG après la période légale autorisée (sauf erreur de ma part), qui peut néanmoins dépendre des pays ?

    Le regard sur le handicap évolue : plutôt qu’une « personne handicapée », ou « malade handicapé », une personne est dite être en « situation de handicap », du fait du regard de la société et du défaut d’accueil social ou professionnel universel et du manque d’infrastructures universelles dans l’espace social permettant à chacun d’utiliser par exemple les transports en commun. Un aménagement des accès aux métros par exemple peut alors aussi aider grandement celles et ceux qui ont des poussettes, des grosses valises… Par ailleurs certaines entreprises recrutent spécifiquement pour tirer parti des compétences spécifiques développées par les personnes en situation de handicap pour compenser leur handicap (ouïe plus fine pour les aveugles…)

    En dehors de ces aménagements d’accueil sur les plans urbains et professionnels, les avancées de la recherche biologique et médicale ainsi que la technologie permettent des compensations de plus en plus performantes dans de nombreux cas de handicap : audition, vision, marche avec un exosquelette, … pour les situations de handicap de nature plutôt liée au sensori-moteur ; et peut-être un jour qui sait des réductions des handicaps mentaux lourds plus graves que la trisomie 21 (qui est considéré comme limitant le potentiel de développement émotionnel, social et intellectuel à ceux d’un enfant de 8 ans environ).

    Enfin, bien qu’ayant en tête de très beaux passages de vos prédications, y compris sur la guérison de l’aveugle par Jésus à Siloé (que je cite plus bas) à partir de boue terrestre et de considérations spirituelles, je voudrais commenter une phrase de votre réponse Marc : « Ce n’est pas Dieu qui veut qu’un enfant soit handicapé, ce sont les hasards de la nature. »
    D’une part, par rapport à la nature, il peut s’agir de perturbations liées à l’environnement. Par exemple, après la guerre du Viet Nam, de nombreux enfants y naissent avec des malformations graves, qui semblent être dues à une perturbation du fonctionnement des gènes du fait de l’usage de matériaux radioactifs (issus de déchets nucléaires ?) dans les enveloppes des bombes. [En dehors des cas de pollution, la consanguinité (par exemple entre cousins…) est aussi connue pour davantage risquer de provoquer des malformations génétiques.] Un rôle de facteurs humains est donc tout à fait possible. Statistiquement, les problèmes de malformation ou de handicap sont plus probables lorsque la mère a un âge plus avancé que 21 ans il me semble, bien que des problèmes puissent arriver à tout âge.
    Par ailleurs, par rapport à la volonté de Dieu, je serais partisan plutôt d’un principe d’incertitude quant aux questions métaphysiques : nous avons des croyances. Même les personnes se disant athées, lorsqu’elles affirment croire qu’il n’existe pas de métaphysique au delà de l’Univers physique, expriment encore une croyance. Nous sommes dans l’incertitude même si nous pouvons faire l’expérience intérieure au moins de l’importance de la foi. Aussi notre interprétation de la Bible est-elle bonne par rapport à tel ou tel point ? Quand nous prêtons à Dieu des intentions, ne s’agit-il pas de croyances, d’interprétations, de lectures possibles de la Bible parmi d’autres ? Cette situation est inévitable, liée à la condition humaine, je veux juste dire que pour ma part, je préfère le rappeler au moins une fois par exemple dans un petit préambule. Dans l’histoire, des Papes ont par exemple lancé des croisades sanglantes et désastreuses (qui ont des conséquences encore aujourd’hui avec des plaies non guéries) sur la base de telle ou telle interprétation, ou bien des enfants non issus de mariages étaient considérés comme incapables de qualités nobles, je suppose en partie sur la base du livre de Sagesse (dans la Septante, apocryphe dans le Canon protestant, disponible dans la TOB)
    Sagesse 3:16-19 (que je cite en pensant à l’histoire romancée de Bilain d’Ibelin dans le film de 2005 « le Royaume des Cieux » (de Ridley Scott), qui en prend l’exact contrepied)
    16. Mais les enfants des adultères ne s’épanouiront pas et la descendance d’une union illégitime disparaîtra.
    17. Même s’ils vivent longtemps, ils seront comptés pour rien et, jusqu’à la fin, leur vieillesse sera méprisée.
    18. Et s’ils meurent tôt, ils n’auront ni espoir, ni consolation au jour du verdict.
    19. Pénible est la destinée d’une race injuste !

    Le film « Bienvenue à Gattaca » de 1997 évoque l’eugénisme, avec le héros « enfant de la nature », considéré comme en situation de handicap du fait de risques associés à ses gènes qui pourraient faire qu’il développe des maladies dans le futur, et qui finalement réalise son rêve d’ascension vers le ciel (en fusée vers Titan).

    Par exemple dans Matthieu 15:29-31, la guérison des handicaps semble avoir un rôle de témoignage pour la foi :
    De là Jésus gagna les bords de la mer de Galilée. Il monta dans la montagne, et là il s’assit. Des gens en grande foule vinrent à lui, ayant avec eux des boiteux, des aveugles, des estropiés, des muets et bien d’autres encore. Ils les déposèrent à ses pieds, et il les guérit. Aussi les foules s’émerveillaient-elles à la vue des muets qui parlaient, des estropiés qui redevenaient valides, des boiteux qui marchaient droit et des aveugles qui recouvraient la vue. Et elles rendirent gloire au Dieu d’Israël.

    En Jean 9:1-41 Jésus donne explicitement cette interprétation (c’est pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui !) :
    1. En passant, Jésus vit un homme aveugle de naissance.
    2. Ses disciples lui posèrent cette question : « Rabbi, qui a péché pour qu’il soit né aveugle, lui ou ses parents ? »
    3. Jésus répondit : « Ni lui, ni ses parents. Mais c’est pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui !
    4. Tant qu’il fait jour, il nous faut travailler aux œuvres de celui qui m’a envoyé : la nuit vient où personne ne peut travailler ;
    5. aussi longtemps que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. »

    6. Ayant ainsi parlé, Jésus cracha à terre, fit de la boue avec la salive et l’appliqua sur les yeux de l’aveugle ;
    7. et il lui dit : « Va te laver à la piscine de Siloé » – ce qui signifie Envoyé. L’aveugle y alla, il se lava et, à son retour, il voyait.

    8. Les gens du voisinage et ceux qui auparavant avaient l’habitude de le voir – car c’était un mendiant – disaient : « N’est-ce pas celui qui était assis à mendier ? »
    9. Les uns disaient : « C’est bien lui ! » D’autres disaient : « Mais non, c’est quelqu’un qui lui ressemble. » Mais l’aveugle affirmait : « C’est bien moi. »
    10. Ils lui dirent donc : « Et alors, tes yeux, comment se sont-ils ouverts ? »
    11. Il répondit : « L’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue, m’en a frotté les yeux et m’a dit : “Va à Siloé et lave-toi.” Alors moi, j’y suis allé, je me suis lavé et j’ai retrouvé la vue. »
    12. Ils lui dirent : « Où est-il, celui-là ? » Il répondit : « Je n’en sais rien. »

    13. On conduisit chez les Pharisiens celui qui avait été aveugle.
    14. Or c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux.
    15. A leur tour, les Pharisiens lui demandèrent comment il avait recouvré la vue. Il leur répondit : « Il m’a appliqué de la boue sur les yeux, je me suis lavé, je vois. »
    16. Parmi les Pharisiens, les uns disaient : « Cet individu n’observe pas le sabbat, il n’est donc pas de Dieu. » Mais d’autres disaient : « Comment un homme pécheur aurait-il le pouvoir d’opérer de tels signes ? » Et c’était la division entre eux.
    17. Alors, ils s’adressèrent à nouveau à l’aveugle : « Et toi, que dis-tu de celui qui t’a ouvert les yeux ? » Il répondit : « C’est un prophète. »
    18. Mais tant qu’ils n’eurent pas convoqué ses parents, les autorités juives refusèrent de croire qu’il avait été aveugle et qu’il avait recouvré la vue.
    19. Elles posèrent cette question aux parents : « Cet homme est-il bien votre fils dont vous prétendez qu’il est né aveugle ? Alors comment voit-il maintenant ? »
    20. Les parents leur répondirent : « Nous sommes certains que c’est bien notre fils et qu’il est né aveugle.
    21. Comment maintenant il voit, nous l’ignorons. Qui lui a ouvert les yeux ? Nous l’ignorons. Interrogez-le, il est assez grand, qu’il s’explique lui-même à son sujet ! »
    22. Ses parents parlèrent ainsi parce qu’ils avaient peur des autorités juives. Celles-ci étaient déjà convenues d’exclure de la synagogue quiconque confesserait que Jésus est le Messie.
    23. Voilà pourquoi les parents dirent : « Il est assez grand, interrogez-le. »

    24. Une seconde fois, les Pharisiens appelèrent l’homme qui avait été aveugle, et ils lui dirent : « Rends gloire à Dieu ! Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur. »
    25. Il leur répondit : « Je ne sais si c’est un pécheur ; je ne sais qu’une chose : j’étais aveugle et maintenant je vois. »
    26. Ils lui dirent : « Que t’a-t-il fait ? Comment t’a-t-il ouvert les yeux ? »
    27. Il leur répondit : « Je vous l’ai déjà raconté, mais vous n’avez pas écouté ! Pourquoi voulez-vous l’entendre encore une fois ? N’auriez-vous pas le désir de devenir ses disciples vous aussi ? »
    28. Les Pharisiens se mirent alors à l’injurier et ils disaient : « C’est toi qui es son disciple ! Nous, nous sommes disciples de Moïse.
    29. Nous savons que Dieu a parlé à Moïse tandis que celui-là, nous ne savons pas d’où il est ! »
    30. L’homme leur répondit : « C’est bien là, en effet, l’étonnant : que vous ne sachiez pas d’où il est, alors qu’il m’a ouvert les yeux !
    31. Dieu, nous le savons, n’exauce pas les pécheurs ; mais si un homme est pieux et fait sa volonté, Dieu l’exauce.
    32. Jamais on n’a entendu dire que quelqu’un ait ouvert les yeux d’un aveugle de naissance.
    33. Si cet homme n’était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. »
    34. Ils ripostèrent : « Tu n’es que péché depuis ta naissance et tu viens nous faire la leçon ! » ; et ils le jetèrent dehors.

    35. Jésus apprit qu’ils l’avaient chassé. Il vint alors le trouver et lui dit : « Crois-tu, toi, au Fils de l’homme ? »
    36. Et lui de répondre : « Qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? »
    37. Jésus lui dit : « Eh bien ! Tu l’as vu, c’est celui qui te parle. »
    38. L’homme dit : « Je crois, Seigneur » et il se prosterna devant lui.
    39. Et Jésus dit alors : « C’est pour un jugement que je suis venu dans le monde, pour que ceux qui ne voyaient pas voient, et que ceux qui voyaient deviennent aveugles. »
    40. Les Pharisiens qui étaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent : « Est-ce que, par hasard, nous serions des aveugles, nous aussi ? »
    41. Jésus leur répondit : « Si vous étiez des aveugles, vous n’auriez pas de péché. Mais à présent vous dites “nous voyons” : votre péché demeure.

    • Pascale dit :

      Une IMG (interruption médicale de grossesse) n’a rien à voir avec une IVG (interruption volontaire de grossesse) ; pour une IMG il n’y a aucun délai légal en France. Il ne s’agit donc pas d’une « histoire » mais du témoignage d’une souffrance bien réelle.

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