un nuage en fore de coeur dans un ciel bleu - Image par 💛 Passt gut auf euch auf und bleibt gesund! 💛 de Pixabay
Bible

1 Samuel 15 et le massacre des Amalécites : comment concilier ce texte avec l’amour de Dieu révélé en Christ ?

1x
100%

Comment lire 1 Samuel 15, où Dieu semble ordonner un massacre, sans trahir le visage de miséricorde révélé en Jésus-Christ ? Un pasteur propose une clé de lecture christocentrique et symbolique de ce texte troublant, à la fois exigeante en intelligence et en foi, et féconde pour la vie spirituelle.


Question posée :

Bonjour pasteur

J’espère que ce message vous trouvera en bonne santé, ainsi que tous ceux que vous aimez.

Je profite du confinement pour étudier davantage la Bible, en surlignant les jolis passages que j’aimerais connaître par cœur 😉 et ils sont nombreux ! Et puis, c’est le drame : 1 Samuel 15:3, dans lequel Samuel dit que Dieu ordonne le massacre des Amalécites, jusqu’aux bébés.

Ce passage entraîne une série de questions, et j’aimerais bien connaître votre avis et bénéficier de vos éclaircissements. Je vous en remercie d’avance !

Le contraste entre Jésus et le Dieu de 1 Samuel 15

1) Comment concilier le visage de Dieu-Miséricorde offert par Jésus avec la description donnée dans ce passage de l’Ancien Testament ?

En effet, les deux visages semblent irréconciliables : d’une part Jésus est ce Dieu qui cajole les enfants, console les prostituées, prend la défense des spirituels contre les rigoristes, boit et mange en mode fête de la bière avec les publicains, voit de la poésie dans les gestes insensés des prostituées comme le geste du parfum… ; et puis ce même Dieu ordonnerait un massacre ?

Le Nouveau Testament comme grille de lecture

2) Peut-on utiliser le Nouveau Testament comme grille de lecture de l’Ancien Testament ?

Le Nouveau Testament présente le commandement de l’Amour, la Loi de l’Amour. Si l’on prend l’Amour comme grille de lecture de nos pensées, de nos paroles et de nos actes, alors l’Amour doit aussi être notre grille de lecture de la Bible, et l’Amour est choqué par ce passage.

Faut-il garder ces passages dans l’Ancien Testament ?

3) Si le visage de Dieu est le visage de Jésus, et si la grille de lecture de la Bible est l’Amour, alors cela a des conséquences sur notre façon d’aborder l’Ancien Testament : des passages écrits a posteriori rendraient davantage compte du nationalisme et de la projection des vœux des rédacteurs que de l’action ou du vœu même de Dieu. Dans ce cas-là, pourquoi garder ces passages ? Après tout, l’on s’est bien débarrassé de certains livres entiers parce qu’ils contrevenaient au visage de Dieu présenté par le Christ, mais l’on garderait des passages contredisant même ce visage, par quel souci ? Par, et j’exagère à dessein, idolâtrie d’un livre décidé dans sa forme dans l’histoire récente, plutôt qu’adoration de l’Amour dans le visage de Jésus.

La Bible n’est pas un livre d’histoire

4) L’apparence historique des récits de la Bible ne peut pas se résumer à ceci : un livre d’histoire. La preuve : Jésus utilise la Bible pour faire comprendre, faire comprendre à ses disciples sa vraie nature. Si l’on lit la Bible comme un manuel d’histoire-géo, on est voué à être choqué. Mais derrière la vérité de l’histoire d’Israël se cache sûrement un message dans lequel on peut lire Jésus. Très certainement pas dans 1 Samuel 15:3.

Merci beaucoup pour votre patience et votre aide !

Je n’entends pas du tout polémiquer, mais au contraire bénéficier d’un éclairage et d’un point de vue, dans la discussion.

Merci et prenez bien soin de vous.

Paix du Christ !

Réponse d’un pasteur :

Bonjour Monsieur

Bravo de lire la Bible, de l’étudier, et de profiter de ce temps de confinement pour creuser et se poser des questions.

Très bonne idée de mémoriser certains textes qui sont importants pour nous. Même si l’on n’arrive pas à les réciter tout à fait par cœur, cela vous constitue une sorte de patrimoine pour la vie de tous les jours.

Je suis tout à fait d’accord avec vous pour dire que ce genre de textes, où Dieu cherche la mort de certaines personnes, est très choquant.

Et c’est bon que ce soit choquant en première lecture. Cela veut dire que l’on a saisi qu’en Christ est manifesté l’amour radical de Dieu pour chacun de ses enfants, même s’il est pécheur, voire ennemi de Dieu (Matthieu 5:45).

Le Christ, clé d’interprétation des Écritures

Et vous avez tout à fait raison de vouloir concilier le Dieu-Miséricorde manifesté par Jésus avec ce qui est dit dans ce passage de l’Ancien Testament. En effet, quand nous confessons que Christ accomplit les Écritures, cela ne veut pas dire que Christ est celui qui accomplit cet appel à éradiquer les derniers descendants d’Amalek qui auraient pu survivre à cette épuration ethnique que Dieu aurait voulue. Bien sûr que non. Cela veut dire qu’en Christ nous est proposée une clé d’interprétation des Écritures, et donc une certaine façon de lire même ce passage de 1 Samuel 15. Ce renversement est d’ailleurs très clairement exprimé dans le récit des « deux disciples sur le chemin d’Emmaüs » : il est raconté que le Christ ressuscité fait route avec eux dans leurs discussions, puis que « commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliqua dans toutes les Écritures ce qui le concernait » (Luc 24:27). Il s’agit donc bien de lire même dans ce chapitre de Samuel ce qui concerne le Christ, et de le faire avec « intelligence et foi », comme le signale Jésus (Luc 24:25).

Le massacre d’Amalek comme symbole du salut

Le Christ est le sauveur ultime, notre sauveur. De quoi il nous sauve est très discuté, et dépend aussi de ce qui est source de mal, de mort, de souffrance, d’aliénation pour nous en particulier et pour le monde. C’est pourquoi le salut en Christ est célébré comme une Pâque, une sortie d’Égypte, symbole de ce qui prend à la gorge, oppresse, aliène. C’est aussi, dans un sens, ce dont parle 1 Samuel 15 : il s’agit d’éliminer les descendants d’Amalek car il « ferma à Israël le chemin à sa sortie d’Égypte » (1 Samuel 15:2). Ce massacre des Amalécites est donc une destruction de ce qui fait obstacle pour nous à notre émancipation, à notre mise en chemin vers la vie, à notre salut.

Il ne s’agit donc pas de voir des personnes ou un peuple que Dieu voudrait massacrer ou nous faire massacrer. Quelle horreur. Mais d’éliminer, grâce à lui, ce que symbolise Amalek : ce qui, dans notre être, notre vie, notre monde, est de l’ordre de ce souvenir-là. Éliminer ce qui, en moi-même, est amalécite, afin de libérer ce qui est enfant de Dieu en moi. C’est ce que fait un chirurgien qui soigne un cancer, ou un dentiste une dent cariée, un coiffeur avec notre tignasse, une maman avec la faim de son enfant, un professeur devant les difficultés d’un enfant, un chrétien devant le manque de foi ou d’espérance d’un ami…

Donc oui, je pense qu’il y a du Christ à trouver dans 1 Samuel 15 : « Va maintenant, frappe Amalek, et dévoue par interdit (= détruis) tout ce qui lui appartient ; tu ne l’épargneras pas, et tu feras mourir hommes et femmes, enfants et nourrissons, bœufs et brebis, chameaux et ânes. » En Christ, non seulement nous sommes envoyés pour faire le bien et délivrer du mal, mais Dieu nous rend capables d’assumer notre propre vocation.

Retour sur les points 2, 3 et 4 de la question

Donc oui à votre 2e point. C’est tout à fait cela. Mais je suis moins d’accord avec votre 3e point. Une lecture allégorique — suggérée par exemple par l’épisode de Luc 24, mais aussi par les lectures allégoriques que proposent les apôtres Paul ou Pierre dans leurs lettres, disant que le passage des Hébreux à travers la mer Rouge est une figure de notre baptême — implique que chacun de nous est à la fois le peuple égyptien noyé dans les eaux et le peuple hébreu en chemin vers la vie. Ce n’est plus du nationalisme. Ou en tout cas, à la lumière du Christ, nous ne pouvons plus en faire une lecture nationaliste. D’ailleurs, il est bien indiqué que l’alliance de l’Éternel avec le peuple hébreu n’est pas pour sauver le peuple hébreu seul, mais afin d’en faire un peuple prêtre manifestant le nom de l’Éternel à toutes les nations.

Un grand oui pour votre 4e point : « les récits de la Bible ne peuvent pas se résumer à un livre d’histoire ». Ce n’est effectivement pas leur objet. Ce sont des prédications. À la même époque que la rédaction de la Bible, les Grecs ont commencé à écrire de la philosophie, utilisant un langage conceptuel. Les Hébreux sont dans une recherche semblable, seulement ils utilisent le récit pour exprimer leurs recherches en théologie, en anthropologie, en éthique. En hébreu, le mot dabar signifie à la fois parole et événement. Dieu s’exprime, se révèle dans sa façon d’être, dans ses actes changeant le cours de l’histoire. Et inversement, quand quelqu’un a une intuition théologique, il va alors l’exprimer dans un récit, soit composé, soit en rédigeant une histoire instructive à partir d’un fait historique.

Bonne lecture de la Bible. Et encore merci pour votre réflexion.

Dieu vous bénit et vous accompagne.

Marc Pernot, pasteur à Genève

Réponse du visiteur :

Bonsoir Pasteur,

Je vous remercie vivement d’avoir pris le temps de me répondre de façon aussi complète.

Vous avez compris mon désarroi.

J’ai relu le début de Samuel à tête reposée, et j’y ai retrouvé le cantique d’Anne. Il donne l’impression d’être l’introduction, la prémonition et le récapitulatif de tout le texte : « l’homme ne triomphera pas par la force », mais Dieu « relèvera la force de celui qu’il a désigné par onction » et « il gardera les pas de ses bien-aimés ». En servant Dieu de tout notre cœur (12:20,24), on peut relire ces passages en toute confiance. L’allégorie est permise, elle annonce Jésus dans beaucoup de passages de Samuel (la fiole d’huile, l’esprit qui vint sur lui, l’onction, etc.). J’entends qu’on puisse lire Samuel comme une allégorie de nous-mêmes ; il y a même la tradition juive qui lit Samuel en concluant qu’on est tous à la fois Israël et Amalek.

Je ne pensais pas être aussi bouleversé par la lecture de Samuel, mais je me suis vu parler plus sincèrement à Dieu que jamais auparavant : je ne reconnais pas Ton visage, mais en même temps je ne peux pas fermer la Bible, alors comment lire Ta miséricorde dans ce passage, comment y lire Ton Fils ? Vous m’avez aidé à apporter une réponse par votre patience. Merci !

Bonne soirée et que Dieu vous bénisse !

Amitiés,

Marc Pernot, pasteur à Genève

Partagez cet article sur :
  • Icone de facebook
  • Icone de twitter
  • Icone d'email

En écho à ce texte :

9 Commentaires

  1. luc dit :

    L’amour infini de Dieu ne doit pas faire oublier sa justice. Amour et vérité ne peuvent être séparés…
    En effet Dieu ira jusqu’au bout pour essayer de sauver une âme, mais il a créé l’homme libre. Si l’homme le rejette, si l’homme n’aime pas son prochain, alors dans l’autre vie vient le châtiment. Dieu ne s’impose pas… Niez vous l’existence de l’enfer?

    1. Marc Pernot dit :

      Ce que nous a fait découvrir le Christ :

      • c’est que la justice de Dieu est un soin qui rend juste. C’est ce que l’on voit en particulier dans ce que Jésus dit de l’amour de Dieu pour ceux qui sont ses ennemis : il aime, il fait du bien, il bénit, il supplie. (Mt 5:44,45)
      • c’est que la vérité est une vérité de relation, c’est une fidélité, une foi. Ce n’est pas une vérité tranchante mais une vérité qui s’attache à la personne pour elle-même, non parce qu’elle mériterait par ses actes ou par sa foi, mais pour la raison fondamentale que Dieu aime et est fidèle, c’est lui qui est vrai, sincère, fidèle et juste.

      Hélas, certains chefs d’église appuient leur pourvoir humain sur les autres avec la vieille technique de la carotte et du bâton, leur promettant des récompenses s’ils suivent bien les consignes de l’église, et leur faisant peur avec de souffrances terribles par la « justice de Dieu », le jugement. Comme si Dieu avait un amour et une capacité à sauvé si faible qu’ils seraient limités par la bonté de l’être humain…

      L’enfer est pour ce qui est mauvais en chacun de nous, et dont Dieu nous aide à nous débarrasser. Personne au monde est pourri à 100%, il y a toujours une âme, une personnalité en chacun, même si elle souffre. Si une seule personne était en enfer, cela serait très injuste, scandaleux pour cette bonne part de la personne, que Dieu laisserait exilée sans secours ? Au contraire, il garde fidèlement dans son amour la personnalité profonde de chacun, et l’accompagne au mieux vers la vie, sur un chemin de libération de ce qui est souffrant en elle. Au contraire, une vision de Dieu sélectionnant les meilleures personnes, les plus performantes, et abandonnant celles qui sont moins performantes (aucune n’est totalement nulle) : cette vision de la façon dont Dieu fonctionnerait est selon la logique du monde basée sur l’efficacité impitoyable d’un maître d’esclaves qui ne garde que ceux qui rapportent plus qu’ils ne coûtent. Même un père ou une mère en ce monde n’abandonne pas son bébé parce qu’il serait pas sage.

      1. Jean-Pierre dit :

        Bonjour à toutes et à tous,

        Merci Pasteur Marc Pernot pour toutes vos excellentes réponses et merci à toutes et à tous pour tous vos commentaires qui font réfléchir !!!

        La Bible enseigne que Dieu est amour.

        1 Jean 4:8 (Bible version Louis Segond – LSG) : « Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour. »

        1 Jean 4:16 (LSG) : « Et nous, nous avons connu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est amour; et celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui. »

        La Bible enseigne qu’il ne convient pas de rendre le mal pour le mal, ni de maudire mais de bénir et de surmonter le mal par le bien.

        1 Thessaloniciens 5:15 (LSG) : « Prenez garde que personne ne rende à autrui le mal pour le mal; mais poursuivez toujours le bien, soit entre vous, soit envers tous. »

        Romains 12:14 (LSG) : « Bénissez ceux qui vous persécutent, bénissez et ne maudissez pas. »

        1 Pierre 3:9 (LSG) : « Ne rendez point mal pour mal, ou injure pour injure; bénissez, au contraire, car c’est à cela que vous avez été appelés, afin d’hériter la bénédiction. »

        Romains 12:21 (LSG) : « Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais surmonte le mal par le bien. »

        Matthieu 5:43-45 (LSG) – (Jésus précise) : « 43 Vous avez appris qu’il a été dit: Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. 44 Mais moi, je vous dis: Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, 45 afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. »

        Dans l’Ancien Testament, les prophètes parlaient au nom de Dieu et c’est ce qu’a fait Samuel.

        1 Samuel 15:1-3 (Bible version Segond 21) :
        1 Samuel dit à Saül: «C’est moi que l’Eternel a envoyé pour te consacrer par onction comme roi sur son peuple, sur Israël. Ecoute donc les paroles prononcées par l’Eternel!
        2 Voici ce que dit l’Eternel, le maître de l’univers: Je me souviens de ce que les Amalécites ont fait à Israël lorsqu’ils lui ont barré le chemin à sa sortie d’Egypte.
        3 Va maintenant frapper les Amalécites. Vouez à la destruction tout ce qui leur appartient. Tu ne les épargneras pas et tu feras mourir hommes et femmes, enfants et bébés, bœufs et brebis, chameaux et ânes.»

        À la lumière du Nouveau Testament et notamment de l’enseignement du Seigneur Jésus-Christ, il est impensable que Dieu ait pu ordonner ce génocide (ni aucun autre massacre décrit dans l’Ancien Testament) et j’en suis fermement convaincu aujourd’hui.

        J’ai personnellement constaté en lisant particulièrement l’Ancien Testament que si Dieu n’empêchait pas qu’un événement se produise : C’est comme si Dieu l’ordonnait et l’approuvait. En fait, c’est ce que croyait le peuple de Dieu.

        1 Corinthiens 10:11 (LSG) : « Ces choses leur sont arrivées pour servir d’exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles. »

        Il nous appartient de méditer la Parole écrite de Dieu en demandant à Dieu dans la prière de nous éclairer pour en tirer des leçons bénéfiques.

        Avec mes amitiés fraternelles,
        Jean-Pierre

  2. Luc dit :

    « Jésus est ce Dieu qui cajole les enfants, console les prostituées, prend la défense des spirituels contre les rigoristes, boit et mange en mode fête de la bière avec les publicains, voit de la poésie dans les gestes insensés des prostituées comme le geste du parfum… » dites vous. Que d’erreurs dans ce que vous dites! Quelle vision « progressiste » et fausse de l’évangile et de Jésus! Jésus a toujours cherché à amener le pécheur au repentir, et le décider à suivre la loi de Dieu. A chaque fois qu’il prenait un repas chez les publicains ou les pharisiens, ce n’était pas en mode fête comme vous dites, mais pour leur dire la vérité et les amener à la vérité et au repentir. Même avec Judas, le mauvais apôtre, il a été bon jusqu’au bout pour essayer de le faire changer. C’est pour cela qu’il est venu, et le temps de la terre est toujours celui de la miséricorde. Ensuite, c’est la justice qui opère: paradis, purgatoire, enfer…
    Et concernant Marie Madeleine, son geste n’était absolument pas celui d’une prostituée, et elle était pleinement convertie lorsqu’elle l’a effectué.
    Je vous invite à lire les révélation à Maria Valtorta, qui nous font vraiment bien comprendre les choses…

    1. Marc Pernot dit :

      Bonjour monsieur
      Je sais bien que certaines personnes et certaines églises qui vous rejoignent dans ce que vous dites.
      Mais effectivement, je fais une toute autre lecture de ce que Jésus présente de Dieu. C’est littéralement le Père qui aime chacun de ses enfants même s’il est son ennemi, et cet amour est puissant. C’est littéralement le berger qui cherche même la plus perdue des brebis perdues et Jésus n’évoque même pas la possibilité qu’il ne finisse par la retrouver.
      Mais bon, cela vous laissera la bonne surprise de découvrir l’amour infini et éternel de Dieu plus tard.
      Il vous bénit et vous accompagne.

  3. Adam dit :

    Bonjour moi aussi ce verset m’a choquer, je comprend pas pourquoi dieu n’a pas changer ce peuple méchant ,et c’est quoi la faute du bébé et de l’animal, merci pasteur de me donner la réponse, que dieu vous bénisse.

    1. Marc Pernot dit :

      Il n’y a pas de peuple méchant.
      Il y a de la méchanceté en chacune et chacun de nous. C’est cela que Dieu désire éliminer.
      Il me semble donc qu’il faut lire cette histoire au sens figuré.
      Dieu est bénédiction, il n’est que bénédiction.

  4. Pascale dit :

    Question très intéressante.
    J’aimerais faire deux remarques. Tout d’abord à propos de la réponse donnée. Si on peut voir dans les passages décrivant des massacres ou d’autres violences une incitation à éliminer ce qui dysfonctionne en nous, cela fait beaucoup de pages pour une même idée et il est difficile alors de se sentir à chaque fois interpelé.
    D’autre part, autant toutes les pages du Nouveau Testament me paraissent avoir une visée théologique, autant c’est pour moi loin d’être le cas pour l’Ancien Testament qui me parait aussi être un récit fondateur pour le peuple juif. J’ai du mal à voir un intérêt par exemple à certains des chapitres des livres des rois ou bien l’histoire de David me parait entrecoupée de détails bien peu passionnants. Je lis ces passages par fidélité, mais ?

    1. Marc Pernot dit :

      Je reconnais que bien des pages de l’Ancien Testament n’ont pas un intérêt infini.
      C’est pourquoi je propose un itinéraire de lecture de la Bible car une personne de bonne volonté qui commencerait à lire la Bible par la première page risque de se décourager avant d’arriver aux évangiles. Ce qui serait vraiment dommage.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *