« Aimez vos ennemis » ou « Je préfère ma famille » ?

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2 réponses

  1. Anne dit :

    Bonjour,

    Votre réponse m’a surprise, je n’avais pas vu les choses sous cet angle.

    Je n’avais pas pensé au côté instable d’un amour « conditionnel » (de proximité). Votre description du désamour qui apparait dès qu’une difficulté survient colle particulièrement bien à la vie de la personne politique à laquelle j’avais fait référence!

    Même si je suis d’accord avec vous que la deuxième façon d’aimer est préférable, je ne peux pas m’empêcher de penser que c’est « artificiel » : une injonction ou une obligation à aimer – vous dites « nous avons à l’aimer », Jésus « Aimez vos ennemis … afin que vous soyez enfants de votre Père ». Si cet amour est imposé, cela ne semble pas être authentique.
    En même temps, je pense à mon amour pour mon mari, qui a évolué avec le temps, le fait d’avoir pris l’engagement de rester fidèle « dans le bonheur et dans les épreuves », ce qui est une forme d’obligation. Concrètement, ça veut dire que je peux choisir comment je vais réagir quand il est désagréable (généralement quand il est anxieux), prendre du recul, nous donner de l’espace, avoir confiance que ça passera et qu’on se retrouvera calmement plus tard. Ce n’est pas très spontané, mais cela permet à notre amour de dépasser les moments difficiles (qui ne sont heureusement pas le quotidien).

    Merci encore pour votre réponse que je médite encore!
    Merci Dieu de vous avoir envoyé la vocation de nous expliquer sa parole de façon si claire et engageante!
    Je sens, pasteur Marc, votre amour pour nous, étrangers qui vous écrivent avec nos questionnements, dans le temps que vous prenez à nous répondre et la bienveillance avec laquelle vous le faites.

    • Marc Pernot dit :

      Grand merci. Ce que vous dites du mariage est tout à fait excellent et devrait être mieux connu,vécu. C’est la force du mariage, à mon avis, de ne pas se gratter la tête tous les matins en se demandant si on l’aime encore, mais de se demander comment faire pour que l’autre soit heureux.

      « la deuxième façon d’aimer est préférable, je ne peux pas m’empêcher de penser que c’est « artificiel » : une injonction ou une obligation à aimer.  »
      Ce serait vrai si nous avions concrètement à aimer toute personne au monde. Ce n’est pas le cas. Nous avons potentiellement à aimer toute personne. Mais concrètement, la vocation nous appelle à être responsable parfois d’une personne, en plus de nous-même. Et je pense qu’en général, cette vocation se discute avec Dieu, et donc que cela prend en compte notre sensibilité, nos forces, nos faiblesses et nos difficultés. D’où l’authenticité.

      Dieu vous bénit et vous accompagne

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