mains d'un artisant tressant de la paille pour faire un tissus - Photo de Wei-Cheng Wu sur https://unsplash.com/fr/photos/personne-qui-tisse-de-la-paille-beige-R7lSwItK0LE
Texte Biblique

Nous prions que Dieu parachève toute bonne volonté, bonté, œuvre de foi avec puissance. (2 Thessaloniciens 1:11)

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Nous prions toujours pour vous afin que notre Dieu … parachève toute bonne volonté de bonté et œuvre de foi avec puissance. (2 Thessaloniciens 1:11)

Une structure singulière pour un résumé de l’essentiel

Je reconnais que cette phrase est bizarrement construite. Elle a cependant attiré mon attention avec les notions évoquées qui me semblent un résumé de l’essentiel : 1) La prière. 2) Le fait que Dieu continue à créer vers un but. 3) L’importance de la bonne volonté, de la bonté, du travail de la foi (ou de la fidélité). 4) Et la puissance : une action concrète efficace, qui fait la différence en ce monde.

Cela mérite, je pense, d’être médité, d’être prié. Cela nous équipe pour vivre.

Synergie entre l’action divine et l’engagement humain

Ce qui est peu clair dans cette phrase, c’est que l’on ne sait pas trop s’il s’agit de la bonne volonté de Dieu ou de la nôtre ? La bonté de qui, l’œuvre de foi de qui, la puissance de qui : de Dieu ou de nous ? La plupart du temps, quand il y a une ambiguïté dans le texte biblique, c’est délibéré : c’est afin de tisser les deux sens possibles. Cela construit ainsi une équipe avec Dieu et nous tous.

La fidélité de Dieu en action

Dieu est toute bonne volonté et tout amour, il œuvre en ayant foi en nous, en nous étant fidèle, et il agit avec puissance. Il produit un formidable travail qui est encore en cours, comme le dit Jésus quand il prie : « Notre Père, que ta volonté soit faite. » En priant ainsi, nous nous associons à la volonté de Dieu dans l’espérance qu’elle progresse dans le monde et en nous-mêmes : que nous soyons un petit petit peu à la hauteur de ce qu’il espère (ce serait déjà génial).

Valoriser notre propre intention de bonté

Mais précisément, nous avons, nous aussi, déjà de la bonne volonté (que Dieu l’encourage), nous avons un vrai fond de bonté (pas seulement, mais quand même), nous avons un peu foi en Dieu (Seigneur, augmente en nous la foi !). Et nous avons quelques moyens d’action (en général, si nous sommes vivants, cela existe).

La prière à Dieu travaille à tisser nos bonnes volontés, notre bonté et nos puissances, chacun à sa façon. Tout cela se renforce et se complète, faisant grandir l’amour et travaillant à créer un monde (encore) meilleur.

par : pasteur Marc Pernot
(pour recevoir un verset de ce genre le vendredi : demandez le par mail)

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Un commentaire

  1. Lili dit :

    L’idée que Dieu se charge de parachever quelque chose n’est pas inaudible mais ce qui m’étonne c’est que, dans ce verset, il vienne parachever ce qui est bon, les choses bonnes : bonne volonté, bonté, œuvre de foi. Mais qu’est-ce qui reste à parachever alors puisque tout cela est bon ?

    Je me demande si le parachèvement dont il est question n’est pas quelque chose comme la garantie que lorsque la volonté est bonne, elle est toute bonté et œuvre de foi. Toute bonté car si la volonté est bonne, c’est nécessairement, à 100 %. Et œuvre de foi – au sens de fidélité, comme vous dites souvent – parce qu’exprimant un peu de la toute bonté de Dieu ? Peut-être Kant avait-il ce verset en tête lorsqu’il écrivait il n’y a qu’une seule chose qui soit absolument bonne, c’est une bonne volonté. Et que cette bonne volonté n’est absolument bonne qu’en ce qu’elle se détermine à partir d’un principe extra-sensible qui est pour lui le respect de la loi morale. Même si sa perspective n’est pas théologique, bien sûr, je trouve que ce n’est pas si loin de ce verset qui estime que Dieu parachève ce qui est bon donc pas dans le sens où il viendrait fignoler les détails de la réalisation mais se trouver à la racine de la volonté.

    On peut alors lire cela comme un encouragement à déployer notre propre puissance, capable de faire de « bonnes » choses même si cela n’est pas parachevé, un peu de guingois, ou carrément raté, si cela ne va pas jusqu’au « parachèvement », qu’en réalité nous fantasmons beaucoup et qui peut-être n’existe pas. Quand l’enfant est-il parachevé ? À sa naissance ? Quand il parle ? Quand il marche ? À sa majorité ? Quand avons-nous parachevé nos amours, nos amitiés, nos attachements ? Quand parachève-t-on sa conduite automobile ? Le jour de l’obtention du permis ?

    Bien sûr si, comme on l’entend souvent, dans une perspective purement pragmatique, on estime que seul le résultat compte et équivaut au parachèvement, alors cela ne fonctionne plus. Et même amène des théologies peu sympathiques présentant la réussite comme l’œuvre de Dieu et un échec une désapprobation divine, ce qui n’a pas forcément beaucoup de sens. Il me semblait que ce verset pouvait s’opposer à une telle conception de la valeur d’une action. Mais je n’en suis pas sûre car cette deuxième lettre aux Thessaloniciens me paraît plutôt compliquée à saisir. Merci de rapprocher ces idées, j’ai trouvé cela génial car j’ignorais l’existence de ce verset.

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