
« Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » (Matthieu 22:21)
Ce verset célèbre de Matthieu 22 invite à ne pas opposer vie spirituelle et engagement dans le monde : Jésus nous encourage à donner à Dieu la première place, sans pour autant négliger nos responsabilités concrètes, sociales et matérielles.
Verset :
↪ Est-il permis, ou non, de payer le tribut à César ?
Jésus, connaissant leur méchanceté, répondit : Pourquoi me tentez-vous, hypocrites ?
Montrez-moi la monnaie avec laquelle on paie le tribut. Et ils lui présentèrent un denier.
Il leur demanda : De qui porte-t-il l’effigie et l’inscription ?
De César, lui répondirent-ils. Alors il leur dit : Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu.
(Matthieu 22:17-21)
Donner à Dieu la première place, sans déserter le monde
⤑ Cette parole de Jésus nous encourage à nous engager dans le monde. La dimension spirituelle est primordiale pour le Christ, il nous apprend à donner à Dieu la place qui lui revient, la première place, mais il nous appelle aussi à donner à César ce qui lui revient.
⤑ Un chrétien s’engage dans le monde, selon sa sensibilité et l’occasion, et ne doit pas s’y engager seulement sur le plan spirituel. Certes, la prière et l’annonce de l’Évangile sont une mission toute particulière qui est confiée à ceux qui croient, c’est un vrai service, et s’ils ne le font pas, personne ne le fera à leur place. Seulement, notre vision de l’humain est celle d’une personne entière : chair, sang, souffle, personnalité, intelligence, foi, relations, cœur, émotions, joie… C’est ainsi que le chrétien ne peut se contenter d’agir dans une seule dimension, ni seulement le corps, ni seulement le spirituel.
Le pain et la Parole : une bénédiction pour l’être entier
⤑ Si le chrétien se contentait d’agir dans le domaine spirituel, il laisserait penser que seul le spirituel compte, ce qui est faux. Comme le dit Jésus en citant la Torah : « L’humain ne vit pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (De 8:3 ; Mt 4:4) : l’humain ne vit pas de pain seulement, il vit de pain et d’eau et de relations, et de soins aussi. Et souvent même d’abord et en urgence.
La bénédiction de Dieu sur notre existence est une bénédiction spirituelle, elle touche aussi toutes les autres bonnes dimensions de notre être. Dieu est le premier à rendre à César ce qui lui appartient : il a agi dans le monde pour susciter cette belle évolution de l’univers matériel, et il envoie le Christ pour faire de nous des enfants de Dieu par sa Parole en nous. Dieu n’est pas tout-puissant, certes, néanmoins sa puissance d’action en ce monde est infinie. Et Dieu sait que nous sommes un être qui a une dimension biologique et sociale en ce monde, et il nous bénit dans notre corps et dans notre esprit.
C’est ainsi que Jésus annonçait l’Évangile mais qu’il guérissait aussi des maladies bien physiques. Il le faisait par compassion, mais aussi comme un témoignage, celui de l’intérêt fondamental que Dieu a pour chacun de nous dans toutes les dimensions de notre existence.
Sur ce verset, vous pouvez voir aussi cette prédication.
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En écho à ce texte :
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« Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » (Luc 20:25)
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« Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. » (Matthieu 22:15-22 ; Juges 9:7-14)
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Pierre pêche un poisson et en retire une pièce de monnaie pour payer l’impôt (Matthieu 17:27). Quelle leçon en tirer pour aujourd’hui ?
