Les récits de Noël pourraient nous laisser penser que Jésus est arrivé ainsi comme d’un coup de baguette magique. Ce verset 50 nous dit que « Jésus progressait », c’est donc qu’il a été bien petit : pas aussi sage, pas aussi impressionnant de stature qu’il le deviendra progressivement, et pas encore systématiquement dans cette façon d’être en relation confiante et généreuse, dénuée de tout chantage d’être en relation que l’on appelle « la grâce ».
Jésus a eu besoin de grandir
Jésus n’est pas tombé du ciel tout fait, il a eu besoin de grandir. Il a fallu pour cela que d’autres prennent soin de lui, et cela lui a demandé, à lui, des efforts pour progresser. C’est un encouragement pour nous, quel que soit notre niveau. La grâce fait que nous sommes déjà reconnus : nous pouvons donc prendre le temps de grandir à notre rythme.
La sagesse : la sophia de Platon et de la Bible
La sagesse : c’est ici la sophia, celle qu’aiment et recherchent Platon et la Bible. Celle qui se forme dans le débat avec les générations présentes et passées. Comment progresser dans cette sagesse sans faire notre propre miel de ce que nous lisons et entendons, examinant puis retenant ce qui nous semble bon (1 Thessaloniciens 5:21) ? C’est ce que Jésus a fait et ce qu’il n’a sans doute jamais cessé de faire car l’humain est un être fait pour grandir encore. L’Esprit saint ne remplace pas cette sagesse, il l’inspire, il lui donne vie. C’est auprès de Dieu que nous recevons cela.
Progresser en stature
Progresser en stature nous appelle à prendre soin de notre corps pour qu’il soit en forme, cela nous appelle aussi à avoir une colonne vertébrale afin de pouvoir nous tenir debout, dressés, la tête au ciel et les mains tendues vers d’autres mains humaines. C’est une combinaison de ce que nous apporte Dieu et de ce que nous apporte notre sagesse.
par : pasteur Marc Pernot
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