petite fille qui regarde vers le ciel en pensant - Image par Kimberly Gordon de https://pixabay.com/fr/photos/en-pensant-kyliebear-kyliebear323-3484737/
Texte Biblique

Jésus progressait en sagesse, en stature et en grâce auprès de Dieu et des humains. (Luc 2:50)

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D’après les témoignages, Jésus était impressionnant de sagesse, de stature, de foi en Dieu et aussi dans sa façon d’entrer en relation avec les autres. Ce charisme puissant a sans doute participé à l’attrait de son extraordinaire message de vie.

Les récits de Noël pourraient nous laisser penser que Jésus est arrivé ainsi comme d’un coup de baguette magique. Ce verset 50 nous dit que « Jésus progressait », c’est donc qu’il a été bien petit : pas aussi sage, pas aussi impressionnant de stature qu’il le deviendra progressivement, et pas encore systématiquement dans cette façon d’être en relation confiante et généreuse, dénuée de tout chantage d’être en relation que l’on appelle « la grâce ».

Jésus a eu besoin de grandir

Jésus n’est pas tombé du ciel tout fait, il a eu besoin de grandir. Il a fallu pour cela que d’autres prennent soin de lui, et cela lui a demandé, à lui, des efforts pour progresser. C’est un encouragement pour nous, quel que soit notre niveau. La grâce fait que nous sommes déjà reconnus : nous pouvons donc prendre le temps de grandir à notre rythme.

La sagesse : la sophia de Platon et de la Bible

La sagesse : c’est ici la sophia, celle qu’aiment et recherchent Platon et la Bible. Celle qui se forme dans le débat avec les générations présentes et passées. Comment progresser dans cette sagesse sans faire notre propre miel de ce que nous lisons et entendons, examinant puis retenant ce qui nous semble bon (1 Thessaloniciens 5:21) ? C’est ce que Jésus a fait et ce qu’il n’a sans doute jamais cessé de faire car l’humain est un être fait pour grandir encore. L’Esprit saint ne remplace pas cette sagesse, il l’inspire, il lui donne vie. C’est auprès de Dieu que nous recevons cela.

Progresser en stature

Progresser en stature nous appelle à prendre soin de notre corps pour qu’il soit en forme, cela nous appelle aussi à avoir une colonne vertébrale afin de pouvoir nous tenir debout, dressés, la tête au ciel et les mains tendues vers d’autres mains humaines. C’est une combinaison de ce que nous apporte Dieu et de ce que nous apporte notre sagesse.

par : pasteur Marc Pernot
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8 Commentaires

  1. Gérard dit :

    Cette théologie d’un Jesus pleinement homme avec ses limites humaines et ses luttes intérieures nous rapproche de lui.
    Les textes ont voulu frapper l’imagination des générations ultérieures en ajoutant du sensationnel ,du magique .
    Et par ailleurs ils
    ne voulaient pas être en reste sur les autres religions anciennes qui mettaient en valeur des créatures entourées de magie aux pouvoirs extraordinaires.
    Petit à petit le Jesus de la religion se rapproche de la réalité de sa condition et de sa vie .

  2. Véronique dit :

    Cela me rappelle une anecdote qui ne me fut pas très agréable : il y a bien longtemps (1981), lors d’un de mes tous premiers cours de philo en terminale littéraire, la chrétienne ardente que j’étais à cette époque, déjà, avait rédigé sur son cahier de brouillon cette petite phrase, à la sollicitation de la prof qui désirait notre ressenti sur Platon et Socrate :
    « Socrate me fait penser à Jésus Christ ».
    La professeure de philosophie, en digne soldate de l’Education nationale à la française, s’arrêta sur mon cahier, et courroucée, barra le mot Christ d’une croix rouge en m’assenant :
    « En philo, on dit Jésus. »
    J’entrais violemment dans le monde de la sagesse athée…
    D’autres événements cruellement nécessaires dans ma vie de jeune chrétienne, toujours mise à l’épreuve, m’occasionnèrent par la suite quinze longues et douloureuses années d’agnosticisme.

    1. Marc Pernot dit :

      Hélas, je connais plusieurs jeunes qui se sont plaints à moi de paroles assez violentes de la part de professeurs athées intégristes. C’est une curieuse conception de la laïcité. Mais la plupart des profs font quand même attention.
      Cela dit, si la professeure a été manifestement parlé de sorte que son élève s’est sentie agressée, la prof avait cependant raison sur le fond : c’est vrai qu’appeler Jésus « Jésus-Christ » est une confession de foi chrétienne disant que l’homme Jésus est Christ, sauveur du monde, de même qu’appeler Mohammed « le Prophète Mohammed » est une confession de foi musulmane affirmant que l’homme Mohammed a révélé la vérité ultime et définitive, et appeler Gautama « Bouddha » est une confession de foi bouddhiste affirmant que l’homme historique du nom de Gautama est parvenu à la perfection de sagesse et d’illumination…

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