
« La foi, c’est l’assurance des choses qu’on espère, la démonstration des réalités qu’on ne voit pas. » (Hébreux 11:1)
Il y a bien des définitions de ce que serait « la foi », selon les personnes. Qu’elles disent « avoir la foi », ou disent ne pas l’avoir en parlant de ce qu’elles pensent que ce serait. Pour certains, c’est une émotion, pour d’autres, c’est une conviction, ou c’est une pratique…
L’auteur anonyme de la lettre aux Hébreux nous donne ici une belle mais difficile définition de la foi. Cela peut nous donner des idées afin de chercher quelle serait notre propre définition.
Même un non-croyant a bien quelque espérance, une certaine idée de ce qui serait bien qu’il nous arrive, de ce qui serait bien que nous devenions. L’humain espère comme la plante se tourne vers la lumière. J’aime bien cette définition de la foi : c’est prendre appui sur ce que nous espérons. Prendre cet appui comme l’alpiniste choisit une prise, y met le pied ou la main afin de grimper plus haut. C’est fonctionnel et intelligent. La foi, ce serait d’abord chercher dans notre tête et notre cœur, dans nos tripes, dans notre expérience : qu’est-ce que j’espérerais, qu’est-ce qui me motiverait ? Puis de prendre cela comme socle pour avancer. C’est déjà avoir la foi : la foi en quelque chose qui est au-delà de nous-mêmes. Cela nous permet vraiment d’avancer.
Qu’il y ait des réalités au-delà de ce que nous voyons avec nos petits yeux, c’est une évidence pour tous. Nous n’avons jamais vu le grand-père de notre grand-père et pourtant il a bien dû exister. Nous n’avons jamais vu l’amour, mais seulement ses signes que nous avons reconnus. La foi serait une prise en compte non seulement de ce que nous voyons, au ras des pâquerettes et jusqu’au bout de notre nez, mais de nous intéresser aussi aux réalités qui sont au-delà, qui sont en amont, qui sont en profondeur. Chercher au-delà de l’écorce de la réalité, écarter ce qui se révèle être des folies, des fantasmes, des bobards ou des illusions, et prendre en compte ce qui est solide et bon, même si nous n’avons que des indices de l’existence de ces réalités profondes, et que nous ne les avons qu’effleurées.
Avoir la foi, qu’elle soit religieuse ou non, est une richesse essentielle. C’est ainsi que nous avons saisi, en Christ, qu’il existe un Dieu qui nous aime et nous donne la vie.
par : pasteur Marc Pernot
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Pour moi, la foi sans objet n’a pas trop de sens. Je vois la foi en Dieu non pas comme une croyance, mais comme une fidélité à un pari. Certes ce pari a des points d’ancrage : l’observation, la réflexion, l’émotion, le témoignage d’autres, mais cela reste un pari. Et lorsque celui-ci est motivé par la recherche du bien, d’une part cela donne l’assurance qu’il ne sera pas vain, et d’autre part il permet de rejoindre tous ceux qui font cette même recherche, avec ou sans Dieu (je parle ici de transcendance), avec ou sans le Christ.
Chère Pascale, un grand merci, c’est très fin & utile, très encourageant pour notre foi.