
« Espérant contre toute espérance, Abraham eut foi. » (Romains 4:18)
Comment « espérer contre toute espérance » ? Cela ne semble pas facile ? Cela s’exerce. Faudrait-il perdre tout bon sens ? Au contraire, me semble-t-il. C’est effectivement une question de bon sens. Même quand les meilleurs prévisionnistes se sont entendus, il est raisonnable de savoir qu’un pour cent de chance existe.
Mais ce n’est pas seulement cela. Nous sommes souvent fixés sur une unique solution, or, parfois, vouloir absolument passer par là est comme vouloir passer par le chas d’une aiguille. Espérer contre toute espérance, c’est élargir notre champ de vision, c’est nous préparer à examiner toute issue qui se présenterait, même si nous ne l’attendions pas. C’est ce que fait Abraham. Il a été surpris par Dieu, et il a saisi ce cheminement inconnu que Dieu ouvrait devant Sarah et lui. Dieu est l’inventeur ultime de solutions inouïes.
Il y a une parole importante que dit l’ange à Marie, la future mère de Jésus, cette parole est parfois traduite par « Rien n’est impossible à Dieu »(Luc 1:37) ce qui pourrait nous encourager à mettre Dieu au défi de nous faire passer par là où nous avons absolument résolu de passer : cette théologie prend Dieu pour ce qu’il n’est pas et nous expose à bien des désespoirs. Alors que cette parole de l’ange est mieux traduite par « avec Dieu, il faut s’attendre à toute parole », à des solutions qui étaient absolument inconnues. Ça, c’est l’espérance. Les choses ne se passeront peut-être pas comme nous l’espérions, mais avec Dieu, il y aura certainement, d’une façon ou d’une autre, une suite, un avenir, un jaillissement de bien et de vie. C’est un des sens de la résurrection du Christ.
C’est vrai que l’on ne peut se forcer à « espérer contre toute espérance » ; le moment venu, on fait ce que l’on peut (avec l’aide de nos amis que nous pouvons appeler). Mais cette espérance se travaille dès aujourd’hui, elle se prépare, se muscle et se nourrit, s’élève et s’assouplit :
- Il me semble bon de relever consciemment chaque petite ou grande bonne surprise que nous avons eue. Ramasser ces perles. Ça nous fait aimer les bénédictions inattendues. Les saisir.
- Il est bon de s’habituer à côtoyer Dieu dans notre vie quotidienne : guetter de petites étincelles de façons de voir nouvelles, comme une parole inouïe qu’un ange souffle à notre oreille. Ça arrive bien bien plus souvent qu’on ne le pense.
par : pasteur Marc Pernot
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