Quand la prière est difficile ( Genèse 18:16-33 ; Luc 11:1-13)

(Voir le texte biblique ci-dessous)

Écouter :

prédication (message biblique donné au cours du culte)
à Genève le Dimanche 28 juillet  2019,
Par : pasteure Sandrine Landeau

Saint Pierre pénitent par Guido Reni vers1600

  • « la prière, c’est pas tellement mon truc »
  • « que faut-il dire dans la prière ? »
  • « Je suis trop en colère pour prier, ce qui arrive est trop injuste »
  • « Dieu, je n’y crois pas, mais vous qui y croyez, priez pour moi »
  • « Prier ne sert à rien, Dieu n’écoute pas, il n’exauce pas mes prières »

Peut-être l’une ou l’autre de ces phrases trouve-t-elle un écho en vous ?

Je les ai toutes entendues ces dernières semaines au chevet de personnes que je suis allée visiter à l’hôpital avec la magnifique équipe de l’aumônerie des HUG. Nous avons tous et toutes des questions, parfois des doutes, à propos de la prière, ne serait-ce que par moments, mais ces questions et ces doutes prennent une intensité toute particulière à l’hôpital, lorsque c’est votre santé, voire votre vie qui est en jeu, ou – et c’est presque pire – celle de vos proches !

Il n’y a pas de réponse facile, et je ne vous proposerai pas de réponse toute faite, mais il me semble que les paroles que nous avons entendues tout à l’heure, dans la Genèse et dans l’Evangile de Luc, peuvent nous aider à y réfléchir.

Commençons par la première : « la prière, c’est pas trop mon truc ». Derrière cet aveu, il y a une pointe, parfois une montagne, de culpabilité. Pourtant, avoir quelques soucis avec la prière, c’est pas grave, c’est-à-dire que cela ne remet pas en question l’amour de Dieu pour nous. La prière n’est pas une obligation ! Vous l’avez entendu, Jésus dit à ses disciples que Dieu est meilleur encore qu’un père qui donne ce qui est bon à manger à son enfant quand il le lui demande. Mais bien évidemment, pas plus qu’un père ou une mère n’attend que son enfant réclame pour lui préparer et lui offrir à manger, Dieu n’attend notre prière pour nous aimer et nous bénir ! La prière n’est pas une condition nécessaire pour que Dieu nous aime, elle est une des propositions pour nourrir notre dimension spirituelle, tout comme le sont le culte, la lecture de la Bible ou la méditation silencieuse. Dieu agit aussi si nous ne prions pas, mais prier rend son action et sa présence plus sensibles. Pas d’affolement donc, ni de culpabilité, si la prière n’est pas votre truc en ce moment. Et si elle vous est facile en ce moment, profitez-en, tirez-en le fruit.

Venons-en à la deuxième question : « que faut-il dire dans la prière ? ». Quand nous posons cette question, légitime, nous sous-entendons que la prière est une parole que nous adressons à Dieu. Mais il ne faut pas oublier que la prière est aussi, et c’est au moins aussi important, le silence dans lequel nous nous tenons devant lui et dans lequel nous pouvons recevoir quelque chose de lui.

Pour ce qui concerne les mots que nous adressons à Dieu, la discussion entre Abraham et Dieu à propos du sort de Sodome peut nous décomplexer. Elle commence en effet par une charge virulente d’Abraham qui soupçonne Dieu d’injustice : « Ce serait abominable que tu agisses ainsi ! Faire mourir le juste avec le coupable ? Quelle abomination ! » dit Abraham à Dieu. On n’est pas là dans une prière bien policée qui cherche des mots « théologiquement corrects », des jolies formulations. Et que fait Dieu en réponse ? Grille-t-il Abraham sur place ? Le réprimande-t-il ? Balaie-t-il sa demande d’un revers de manche agacé ? Non. Vous l’avez entendu, il dit oui à tout.

De même dans l’Evangile du jour, nous rencontrons d’abord des disciples qui ne savent pas prier et qui le disent : Jésus, loin de leur faire des reproches, leur donne des pistes pour réfléchir à ce qu’est la prière et pour la pratiquer. L’une de ces pistes est cette drôle d’histoire d’un homme qui va réveiller au milieu de la nuit son ami pour lui demander du pain. Sa demande n’est pas très correcte : elle prend la forme d’un ordre et ne s’embarrasse pas de formules de politesse. Et que fait l’ami réveillé ? Il s’énerve ? Il refuse ? C’est son premier mouvement, mais en fait il ouvre et donne non pas du pain, mais « tout ce dont l’homme avait besoin ». Et Jésus de conclure que si les hommes sont capables de donner de bonnes choses à ceux qui les importunent, Dieu à plus forte raison donnera à celles et ceux qui le lui demanderont l’Esprit Saint, parce qu’il les aime.

La forme de la prière ne semble donc pas très importante. Se tourner vers Dieu avec sincérité est tout ce qui compte, Dieu fera le reste ! D’ailleurs, si vous connaissez l’un ou l’autre des psaumes de détresse et de vengeance, vous savez qu’ils sont remplis de choses qui sonnent affreusement aux oreilles bien-pensantes : plaintes contre Dieu, révolte, souhait de malheurs atroces sur les ennemis, etc. Pourtant ces textes sont bel et bien dans nos bibles, priés depuis deux millénaires par les croyants et les croyantes en détresse, priés aussi par les moines et les moniales dans la liturgie des heures. Pas de pression donc à faire une prière la plus correcte et belle possible.

Mais si vraiment nous n’avons plus de mots, si nous sommes perdus, nous pouvons utiliser les mots que Jésus propose ici à ses disciples, la prière que nous appelons le Notre Père, que tous les chrétiens prient et que nous dirons ensemble tout à l’heure. Je ne reviens pas longuement ce matin sur son contenu puisque nous avons eu une magnifique série de prédications à ce propos ce printemps.

La troisième phrase, « Je suis trop en colère pour prier, ce qui arrive est trop injuste », pourrait se décliner avec d’autres émotions, ou d’autres obstacles, mais le sentiment d’injustice est très répandu chez les personnes hospitalisées et leurs proches : « pourquoi moi ? pourquoi lui ? ». On cherche du sens, on cherche des raisons, et on n’en trouve pas ou alors on en trouve un trop terrible pour y croire (du type « Dieu punit »)… Restent l’injustice et la colère, la révolte, qui coupent parfois de Dieu. Pourtant rien de ce qui est humain n’est étranger à Dieu, et encore moins la révolte contre le mal, qui est aussi son combat. Encore une fois, si vous ouvrez la Bible, et en particulier le livre des psaumes, vous verrez que toute la palette des sentiments y est représentée, et que tout est audible par Dieu qui peut travailler avec nous sur ce qui nous traverse, sur ce qui nous préoccupe, sur ce qui nous blesse. Abraham est révolté par ce qu’il pense être une décision injuste de Dieu, mais cela ne l’empêche pas de s’adresser à Dieu, et il n’y va pas avec le dos de la petite cuillère… En fait, et il faut bien s’en persuader, la prière n’est pas un examen qu’on passe devant Dieu et auquel on peut échouer ou réussir, elle est un processus dans lequel on entre et qui nous transforme en profondeur. On le voit bien dans l’échange entre Abraham et Dieu.

Abraham part bille en tête contre un Dieu vengeur et impulsif, prêt à faire mourir des justes pour mieux punir des méchants, un Dieu à qui il faudrait rappeler ce qui est juste, un Dieu devant lequel il faut s’excuser de poser des demandes. Sa théologie est sans doute perfectible, mais elle présente au moins l’excellente base de voir Dieu comme proche de lui, prêt à répondre aux questions qu’on lui adresse. C’est qu’à ce stade de sa vie, Abraham a fait l’expérience de Dieu qui l’a appelé et accompagné tout au long de son chemin certes, d’où cette excellente base, mais aussi un Dieu qui a promis une descendance qui tarde pourtant largement à venir, malgré les promesses réitérées.

Mais à la grande surprise d’Abraham, Dieu ne se montre pas tel qu’il l’avait imaginé ! Sans doute pensait-il que Dieu refuserait sa première demande d’épargner la ville pour 50 justes, mais Dieu dit oui, et Abraham en est réduit à mener lui aussi une enquête, pour voir jusqu’où Dieu est prêt à aller. 45 ? 40 ? 30 ? 20 ? Abraham s’arrête à 10 justes. Cela lui donne déjà largement matière à réflexion : Dieu n’est pas celui qui s’apprête à tuer aveuglément les justes avec les injustes, au contraire il est prêt à faire l’inverse : épargner les injustes avec les justes, et ce même si les justes sont en infime minorité… Abraham est bel et bien entré, en discutant avec Dieu, dans un processus qui a transformé l’image qu’il se faisait de Dieu et de sa justice, ce qui ne peut que le transformer lui-même, car ce à quoi nous référons notre vie, ce qui est de fait notre Dieu, modèle notre regard sur la vie, sur les autres, sur nous-mêmes, oriente nos choix. Ce processus n’est pas encore achevé… Abraham va certes encore faire des erreurs, mais il est en chemin avec Dieu encore et il a franchi une étape décisive.

Il nous arrive à nous aussi de prier en ayant l’impression que rien ne se passe, on ne se sent pas transformé, on n’a pas senti de réponse particulière, pas de signe. C’est que la croissance ne se perçoit pas d’une seconde à l’autre, cela prend du temps. Tous les parents vous le diront : on ne voit pas les enfants grandir, et pourtant ils grandissent ! Sur le plan spirituel c’est un peu pareil : on ne sent rien de spécial, et puis un jour on repense à ce qu’on était il y a deux ans, et on se rend compte qu’on a fait un sacré bout de chemin en fait. Alors parfois oui, on fait une expérience forte lors d’une prière et c’est magnifique, c’est une force, mais pas tout le monde, et pas tout le temps, et ça ne veut pas dire pour autant que rien ne se passe. Dieu travaille en délicatesse.

Prier, c’est donc entrer dans un processus de transformation, un processus qui nous permet, à chacune et à chacun de devenir soi-même un peu source de bénédiction pour les autres : en se laissant transformer par la puissance de la prière, on devient un peu plus source de bénédiction pour les autres, en posant sur eux un regard un peu plus proche de celui que Dieu pose sur eux. Abraham rentre chez lui et transmettra à sa descendance et à sa maisonnée la notion de justice apprise de Dieu, il leur fera connaître le Dieu qui l’a appelé et qui lui a rendu visite, qui a accompli ses promesses. De même, l’homme qui avait dérangé son ami en pleine nuit peut revenir chez lui et nourrir son autre ami. L’être humain peut recevoir de Dieu l’Esprit Saint qui est la source d’une vie pleinement vivante.

Mais parfois, on n’arrive vraiment pas à prier, on n’y croit pas, on n’y croit plus, comme cette personne qui nous a dit à l’hôpital : « Dieu, je n’y crois pas, mais vous priez pour moi ». Si on n’a plus confiance en Dieu, ou si on n’a jamais eu confiance en lui, d’autres ont cette confiance si précieuse et peuvent prier pour nous. Quand on traverse l’enfer, quand on est parfois sec, quand chaque pas, chaque souffle coûte infiniment, il ne reste aucune ressource pour autre chose, que ce soit prier ou dire merci à un proche. Et pourtant, savoir que quelqu’un est là, pense à moi, prie pour moi, ça peut être une maille du filet qui me retient au bord du gouffre, qui me donne la force de faire encore ce pas, de respirer encore cette fois.

Pour celui ou celle qui intercède, prier est une façon de déposer devant Dieu une situation qui lui fait souci, de la mettre à une juste distance, de s’ouvrir à une inspiration pour poser un geste, un mot, un silence, qui fera du bien à la personne concernée, de partager son fardeau.

Comprendre la prière comme un processus de transformation, d’exposition à Dieu, permet je crois d’éclairer un peu la question épineuse et pourtant fondamentale de l’exaucement des prières. « Prier ne sert à rien, Dieu n’écoute pas, il n’exauce pas mes prières ». Présenter à Dieu ce que nous aimerions voir arriver est normal – j’aimerais réussir cet examen, j’aimerai voir ma sœur guérir, etc. Mais sans doute est-il intéressant de faire l’effort de présenter les choses ainsi – « j’aimerais que… » – plutôt qu’en donnant des ordres à Dieu – fais que j’obtienne une bonne note, guéris ma sœur.

Non pas parce qu’une demande mal formulée ne serait pas recevable – et d’ailleurs le Notre Père est plein d’ordres adressés à Dieu – mais parce que formuler les choses ainsi nous oblige à prendre conscience à nouveau que Dieu est celui qui veut le meilleur pour nous. Inutile donc de lui rappeler que la maladie est un scandale, il le sait !

Mais il arrive que nous ne recevions pas ce que nous avions demandé dans la prière. Le non-exaucement direct d’une prière de demande est courant autant qu’il est décourageant et parfois destructeur ! Vous imaginez bien que si vous priez intensément pour la guérison de votre fille, l’exaucement ou non de la prière n’a pas la même importance que si vous priez pour trouver une place de park à temps pour le début du spectacle auquel vous vous rendez… Il est peut-être bon, si nous avons été déçu par une prière non exaucée, de se rappeler que Jésus lui-même n’a pas été exaucé lorsqu’il a prié à Gethsémané pour que la croix lui soit épargnée… qu’il a crié sur la croix, « mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ». Et ce cri aussi était une prière. On peut aussi se reposer sur la prière des autres, proches ou moins proches.

Mais que faire, quand même, de notre déception, de notre rancœur ? Jésus nous invite à insister, à continuer à prier, comme cet homme qui frappe à la porte de son ami au milieu de la nuit jusqu’à ce que la porte lui soit ouverte et qu’il reçoive tout ce dont il avait besoin. Prier, c’est s’obstiner, aussi quand on est déçu par ce Dieu dont on attendait tant, quand on a l’impression d’être insignifiant, quand on est révolté par le mal, blessé par la vie. Pourquoi s’obstiner quand on y croit plus ? La prière est parfois un combat, obstiné, insensé à vues humaines. Mais elle reste un des lieux privilégiés de l’action de Dieu en nous. Prier alors que je suis déçu va donc m’aider à changer de regard s’il le faut, à être ressuscité et guéri s’il le faut. Prier va peut-être m’aider à poser des gestes et des paroles de réconfort là où il y en a besoin. Prier m’aidera peut-être aussi à rester indigné par le mal et le malheur, à ne pas me résigner… Le Dieu que nous fait rencontrer le Christ n’est pas à l’origine du mal, il le combat ; il ne choisit pas d’ignorer une prière au motif qu’elle ne serait pas assez fervente ou pas assez bien formulée, il ne punit pas quelqu’un en lui envoyant un malheur ou une maladie… Il est le Dieu de qui continue à créer le monde et à y agir en vue d’une vie belle et épanouie, parce qu’il aime ce monde à la folie, il est celui qui suscite des médecins, des hommes et des femmes de paix, des artistes, etc., et qui nous appelle à sa suite. Il est le Dieu qui nous promet que la mort et le mal n’auront pas le dernier mot et qui nous donne l’Esprit Saint, le souffle de vie.

Amen

 

pasteure Sandrine Landeau

Textes de la Bible

Genèse 18:16-33

Les hommes se levèrent de là et portèrent leur regard sur Sodome ; Abraham marchait avec eux pour prendre congé. 17Le SEIGNEUR dit : « Vais-je cacher à Abraham ce que je fais ? 18Abraham doit devenir une nation grande et puissante en qui seront bénies toutes les nations de la terre, 19car j’ai voulu le connaître afin qu’il prescrive à ses fils et à sa maison après lui d’observer la voie du SEIGNEUR en pratiquant la justice et le droit ; ainsi le SEIGNEUR réalisera pour Abraham ce qu’il a prédit de lui. »

20Le SEIGNEUR dit : « La plainte contre Sodome et Gomorrhe est si forte, leur péché est si lourd 21que je dois descendre pour voir s’ils ont agi en tout comme la plainte en est venue jusqu’à moi. Oui ou non, je le saurai. »

22Les hommes se dirigèrent de là vers Sodome. Abraham se tenait encore devant le SEIGNEUR, 23il s’approcha et dit : « Vas-tu vraiment supprimer le juste avec le coupable ? 24Peut-être y a-t-il cinquante justes dans la ville ! Vas-tu vraiment supprimer cette cité, sans lui pardonner à cause des cinquante justes qui s’y trouvent ? 25Ce serait abominable que tu agisses ainsi ! Faire mourir le juste avec le coupable ? Il en serait du juste comme du coupable ? Quelle abomination ! Le juge de toute la terre n’appliquerait-il pas le droit ? » 26Le SEIGNEUR dit : « Si je trouve à Sodome cinquante justes au sein de la ville, à cause d’eux je pardonnerai à toute la cité. »

27Abraham reprit et dit : « Je vais me décider à parler à mon Seigneur, moi qui ne suis que poussière et cendre. 28Peut-être sur cinquante justes en manquera-t-il cinq ! Pour cinq, détruiras-tu toute la ville ? » Il dit : « Je ne la détruirai pas si j’y trouve quarante-cinq justes. »

29Abraham reprit encore la parole et lui dit : « Peut-être là s’en trouvera-t-il quarante ! » Il dit : « Je ne le ferai pas à cause de ces quarante. »

30Il reprit : « Que mon Seigneur ne s’irrite pas si je parle ; peut-être là s’en trouvera-t-il trente ! » Il dit : « Je ne le ferai pas si j’y trouve ces trente. »

31Il reprit : « Je vais me décider à parler à mon Seigneur : peut-être là s’en trouvera-t-il vingt ! » Il dit : « Je ne détruirai pas à cause de ces vingt. »

32Il reprit : « Que mon Seigneur ne s’irrite pas si je parle une dernière fois : peut-être là s’en trouvera-t-il dix ! » – « Je ne détruirai pas à cause de ces dix. »

33Le SEIGNEUR partit lorsqu’il eut achevé de parler à Abraham et Abraham retourna chez lui.

Luc 11:1-13

Il était un jour quelque part en prière. Quand il eut fini, un de ses disciples lui dit : « Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean l’a appris à ses disciples. » 2Il leur dit : « Quand vous priez, dites :

Père,
fais connaître à tous qui tu es,
fais venir ton Règne,
3donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour,
4pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes nous pardonnons à tous ceux qui ont des torts envers nous,
et ne nous conduis pas dans la tentation. »

5Jésus leur dit encore : « Si l’un de vous a un ami et qu’il aille le trouver au milieu de la nuit pour lui dire : “Mon ami, prête-moi trois pains, 6parce qu’un de mes amis m’est arrivé de voyage et je n’ai rien à lui offrir”, 7et si l’autre, de l’intérieur, lui répond : “Ne m’ennuie pas ! Maintenant la porte est fermée ; mes enfants et moi nous sommes couchés; je ne puis me lever pour te donner du pain”, 8 je vous le déclare : même s’il ne se lève pas pour lui en donner parce qu’il est son ami, eh bien, parce que l’autre est sans vergogne, il se lèvera pour lui donner tout ce qu’il lui faut.

9« Eh bien, moi je vous dis : Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira. 10En effet, quiconque demande reçoit, qui cherche trouve, et à qui frappe on ouvrira. 11Quel père parmi vous, si son fils lui demande un poisson, lui donnera un serpent au lieu de poisson ? 12Ou encore s’il demande un œuf, lui donnera-t-il un scorpion ? 13Si donc vous, qui êtes mauvais, savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père céleste donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent.»

(La Bible – traduction NBS)

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