Le Noël de notre foi – par une fidèle de ce site, active dans les commentaires : Marie Noëlle

Nous avons tous un livre qui nous a marqué, le plus souvent attaché à notre enfance, ou à des étapes importantes de notre vie d’homme.
petite fille lisant la Bible assise sur un canapé - Photo by Josh Applegate on Unsplash
Il y en avait un que l’on me racontait depuis l’enfance, mais auquel jusqu’alors, je ne comprenais pas grand chose…

Je rencontrais des gens qui l’avaient lu et je me rendis compte que ce livre était toujours un sujet de polémique. Qui, le tenait pour un récit historique, qui, criait au plagiat, qui en faisait un ouvrage philosophique, etc…

Dans l’unique but de ne pas rester en arrière dans ces discussions, je me mis à le lire, une première fois… Au premier degré, avec mon niveau culturel et scolaire. Au premier degré, il faut avouer que l’ouvrage était plutôt rébarbatif et sévère, On y parlait de punitions, d’épreuves, cela ne collait pas…

Où était l’amour dans tout cela ?

Alors, je me suis dit que c’était peut être ma lecture qui était défaillante. Car ne trouve-t-on pas spécifiquement ce que l’on cherche ?

Si j’espérais trouver de l’amour, Si ce livre en était quelque part porteur, il fallait peut être le lire avec les yeux du Cœur ?

Quand je changeais ma façon de lire, le contenu du livre changea également.

Tout devînt clair, limpide, facile.

En cherchant dans les racines historiques, nous ne pouvions que nous perdre, ce livre est un labyrinthe pour le profane. Cette histoire n’a pas de réelles données espace-temps. Seul l’homme et la matière sont limités, l’esprit, le rêve, eux, n’en ont pas!

Ce livre de pensées pures est simplement un mode d’emploi de la vie. Les personnages correspondent à des étapes de formes-pensées, celles que nous connaissons Si bien et qui nous font nous entre-déchirer les uns les autres.

Ce recueil est le conseil du seul vrai ami que nous n’aurons jamais… Et quel conseil !?

Dans un but désintéressé, juste par amour pour nous, restant discret, ne nous imposant rien, Il signifie ainsi sa présence, car Il ne supporte pas de nous voir malheureux, appauvris ou malades…

Mais il sait également respecter notre autonomie, sachant par avance que nul ne va contre les conséquences de ses actions.

Comment ce document aurait-il pu traverser les siècles autrement, pour parvenir jusqu’à nous ?

Conçu en même temps que l’homme, c’est la notice explicative, le mode d’emploi du concepteur, pour la bonne utilisation du « matériel ».

Usage thérapeutique, dosage, contre-indication, tout y est !

Toutes les grandes questions entourant l’aube de l’humanité, ont leurs réponses dans ce millier de pages dont je ne cesse depuis de relire les lignes.

L’esprit ouvert, au-delà des idées préconçues, en reconnaissance de la magie qu’ont eu pour moi les Noëls d’antan, je vous annonce cette bonne nouvelle.

A l’adresse de ceux qui cherchent, un sauveur est né d’une lecture « Parallèle ».

A l’image de l’enfant merveilleux qui naquit le soir de Noël dans une étable, Dieu est en chacun de nous. Les textes sacrés, ceux de la bible, nous parlent de notre condition, de ce qu’est l’âme sans le souffle divin : une « étable ».

Mais la bible nous dit que dans notre misérable condition, ici bas, un enfant merveilleux est né. Ce bébé est petit, fragile, comme le sont tous ceux de son âge, mais Dieu nous l’envoie comme un sauveur, une petite voix qui crie dans notre désert.

Ce petit a besoin de soins, d’amour pour croître. En tant que parents de cet enfant, nous devrons « l’éduquer », « le nourrir », « le vêtir », et Dieu nous donne ses commandements pour cela.

Alors en récompense nous pourrons le voir grandir avec joie et fierté ; puis, lorsque nous serons vieux, devrais-je dire mort, il améliorera notre condition en nous offrant un éternel reflet de ce que nous avons été.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit : ce que « je suis ». Dieu parle à Moïse dans l’exode, il se présente ainsi à celui qui cherche :

 

« Je suis celui qui est »

Car au commencement Dieu créa les cieux et la terre, notre esprit et notre intellect. Mais comme la terre était informe et vide et, qu’il y avait des ténèbres dans les cieux, alors, Dieu nous donna la lumière. La lumière, la foi, ta recherche, appelons cela comme nous le voulons. Cette lumière est bonne et c’est ainsi qu’elle fut séparée des ténèbres, parce qu’il y eut un soir et qu’il y eut un matin. Un soir pour être perdue et un matin pour retrouver son chemin.

Cette naissance est le premier jour, celui de l’enfant merveilleux qui vient de naître ; ce jour-là, quand il arrive s’appelle Noël.

Puis, Dieu créa les eaux » l’esprit », et il sépara les eaux du dessus d’avec les eaux du dessous, pour qu’il y ait des esprits en dessous et au-dessus du ciel. C’est le choix que nous avons tous d’élever ou de rabaisser notre esprit, de prendre soin de l’enfant, ou de le laisser périr.

Arriva le troisième jour, et Dieu donna aux hommes tout ce qu’il fallait pour nourrir cet esprit. De la semence » pour la réflexion », les arbres », des hommes », portant des fruits selon leurs espèces ; et Dieu trouva bon toutes ses variétés de formes de réflexions pour nourrir l’enfant.

Dieu nous montre ainsi dans la Genèse que nous sommes tous égaux devant la foi, quelle que soit notre naissance il nous montre également qu’il est bon d’être différent, d’avoir chacun notre propre action de pensée, cette autonomie nécessaire à notre évolution dans la recherche du divin.

L’histoire de la lumière continue.

Dieu se dit que l’homme malgré tout, aurait peut-être des difficultés dans sa recherche. Alors, il mit des luminaires dans le ciel, des flashes, des idées lumineuses, des voix extérieures, des Anges gardiens, des inspirations, peu importe le nom, lorsqu’il s’agit d’éclairer le chemin.

Il y aurait des inspirations plus ou moins puissantes, selon le degré d’évolution de l’âme. En éduquant l’enfant, en fonction de la qualité de notre enseignement, nous recevrions une aide divine.

C’est ici que commence le cinquième jour.

Puis, Dieu créa des animaux, juste un peu avant l’homme et la femme qu’il fit à son image. Il leur donna pouvoir sur les animaux.

L’homme, grâce au souffle divin, aura donc la faculté de prendre le pouvoir sur l’instinctif, grâce à son esprit, en s’élevant au-dessus des réactions primaires.

Le septième jour, Dieu se reposa de son œuvre, bénit ce jour et le sanctifia. A chaque jour suffit sa peine.

Quand nous avons fait de notre mieux pour éduquer l’enfant, il faut du temps pour qu’il mûrisse et passe d’un état à un autre. Si nous avons bien agi, alors nous pouvons être fiers de nous et voir venir le jour du repos dans la paix et dans la joie.

Notre enfant a-t-il bien grandi ?

C’est au septième jour de nos actions que nous aurons le reflet de ce que nous sommes exactement.

Mais Dieu dans son extrême indulgence, nous laissa à tout moment une opportunité formidable, celle du pardon, en nous concédant le droit à l’erreur.

C’est à chaque instant de notre vie, quand nous nous égarons, que Dieu nous offre son fils bien aimé en sacrifice. Cet enfant merveilleux étant immortel, un sacrifice est éternel, il nous appartient de le gérer, car plus les pêchés seront grands, plus l’enfant souffrira, plus la distance entre le commencement et le septième jour sera longue.

Ce père qui nous engendra est un bon père. Il sait que tels des adolescents, nous allons dans la vie, révoltés contre son autorité, durs et fiers, sourds à ses conseils, indifférents à ses commandements. Malgré tout il fait tuer le veau gras, car il espère que face aux épreuves, aux pièges, aux échecs, à la douleur, à plus ou moins longs termes nous reviendrons vers lui.

Le mystère sur le voile de la vie est désormais levé. Qui sommes-nous ? Où allons-nous ?

« Je suis celui qui est »
« je suis qui je suis »
« je suis qui je serai »

(Selon les versions et les traductions)

Comme le dira très justement E. Fox, personne ne pouvant être « je suis » à votre place, la réponse de Dieu à notre appel, sera à l’image de ce que nous sommes dans la vie.

Parés de ce nouveau concept, nous pouvons de nouveau nous tourner vers Dieu, qui en l’attente de ses enfants prodigues, à préparer la table pour nous accueillir les bras ouverts.

Le Noël de notre foi.

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Marc Pernot

bio de Marc Pernot

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1 réponse

  1. Guillaume dit :

    Quel beau texte, si inspirant, si fort et doux à la fois.
    Un texte qui questionne son rapport à la foi, à l’engagement spirituel.
    Un texte qui, s’il devait être utilisé pour convertir, s’avérerait bien plus utile que mille pages d’arguments.
    Ce qui sort du coeur parle si justement qu’il atteint directement les autres.
    Merci.

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