Jésus montre la foi d’un païen (un centurion) en exemple (Matthieu 8:5-13)

(Voir le texte biblique ci-dessous)

prédication (message biblique donné au cours du culte)
à Genève, le dimanche 8 mai 2022,
par : pasteur Marc Pernot

Paul Véronèse (1571 – musée du Prado)

Jésus montre la foi d’un centurion romain en exemple. C’est quand même une chose étonnante qui manifeste une ouverture d’esprit extrême. Surtout que Jésus ne dit pas que ce païen a une belle foi « lui aussi », une foi alternative qui a une certaine valeur. Jésus dit que la foi du centurion est championne du monde, dépassant celle de tous les juifs qu’il a rencontrés.

Qu’est-ce que cette foi du centurion a de si remarquable ? Qu’est-ce que Jésus entend donc par « la foi » ?

 

La foi ?

Ce n’est manifestement pas une question de croyances, puisqu’un centurion n’aurait certainement pas eu 1/6 à un contrôle de connaissance en théologie chrétienne. D’abord parce qu’en tant que soldat romain il devait rendre un culte à César comme à un dieu. Ce n’est vraiment pas kasher. Le centurion n’avait probablement pas non plus une grande connaissance de la Bible, et il est vraisemblable que les juifs ne devaient pas avoir partagé avec cet envahisseur leur espérance de trouver le Messie, le Christ qui sauverait Israël…

La foi championne du monde selon Jésus n’est donc pas l’appartenance à une religion, ni l’adhésion à une doctrine. Il n’est pas non plus dit que ce centurion aurait une profondeur de prière extraordinaire, ni une pratique religieuse quelconque, ni qu’il ait reçu le baptême.

Cette foi championne du monde n’est pas non plus remarquable par sa confiance en Jésus comme faiseur de miracle, ce serait très banal : des foules entières se déplaçaient pour amener à Jésus leurs proches en espérant qu’il fasse un miracle de guérison. Et cela exaspérait Jésus car cela perturbait son ministère qui est avant tout spirituel, cherchant à ce que chaque personne puisse avoir une relation de confiance avec Dieu.

Quelle est cette foi du centurion ? Jésus ne dit pas que le centurion croit en quelque chose, ni qu’il a foi en lui, ni qu’il a foi en sa parole. Jésus dit simplement qu’une foi habite cet homme. Ce centurion n’a donc rien de ce qui est habituellement associé à la foi aujourd’hui. La religion, la théologie, la prière, la lecture de la Bible sont des moyens permettant de travailler notre foi, ce ne sont que des moyens, la foi est d’un autre ordre.

La foi est une qualité de l’être et de son mouvement.

C’est une grande nouvelle pour nous, et une libération par rapport à ces anciennes façons de considérer la foi, elles avaient tendance à nous enfermer dans une obéissance. Parfois même dans la crainte. Réduisant notre être.

 

Qu’est-ce qui épate Jésus dans la foi du centurion ?

Il est écrit, au verset 10, que « Jésus, en l’entendant, fut plein d’admiration » devant sa foi championne du monde. Cela nous amène à regarder ce que le centurion vient de dire : « moi, je suis soumis à une autorité avec des soldats sous mes ordres, et je dis à l’un : “Va” et il va, à un autre : “Viens” et il vient, et à mon esclave : “Fais ceci” et il le fait. »

Qu’est-ce que cela nous apprend sur la façon d’être de ce centurion ? D’abord qu’il nous place dans une communauté humaine avec des interactions entre les personnes, amenant à des mouvements et des actes. C’est déjà un point intéressant. La foi n’est pas simplement une qualité comme celle d’un bel objet :

La foi est une interaction et une mise en mouvement.

Ensuite, nous remarquons que ce centurion parle de hiérarchie, d’autorité et d’obéissance. Vous allez me dire que c’est normal pour un officier. Sauf que précisément c’est ici l’inverse car la hiérarchie suivie par le centurion est complètement troublée. Le centurion se met totalement au service de son serviteur, c’est comme marcher sur la tête du point de vue de la société. Ensuite, le centurion reconnaît Jésus comme son seigneur et en même temps il n’hésite pas à lui donner cet ordre : « dis une parole ! », c’est bel et bien un impératif, un « fais cela » que Jésus va d’ailleurs faire.

Pourtant, la foi remarquable du centurion est caractérisée par une hiérarchie appelant à une obéissance à une autorité. C’est étrange car cela ne cadre pas trop avec l’attitude si libre de Jésus vis à vis des règles et des autorités. Quelle est donc cette hiérarchie qui, dans cette histoire, pousse le centurion à obéir et à donner des ordres ? C’est l’impératif impérieux de rendre la vie plus vivante et bonne. De faire émerger coûte que coûte la vie, particulièrement dans la situation de l’enfant que le centurion veut aider : quand quelqu’un est à terre, ou enfermé, ou paralysé, ou souffrant.

Cet impératif s’affranchit de tout autre hiérarchie. Il n’était pas correct qu’un centurion se mette au service d’un esclave. Il n’était pas correct pour un vainqueur de supplier un vaincu en le reconnaissant comme son seigneur, il n’était pas correct pour un juif d’aller chez un païen, ni pour le messie d’Israël de visiter la maison d’un idolâtre. Et pourtant : le centurion a entendu le besoin de vivre du jeune esclave comme un ordre impérieux pour lui, comme une vocation personnelle qui lui dit : « va, toi, et agis ». D’où vient cette vocation ? De ses tripes et de son bon cœur, pourrait-on dire. De Dieu, diraient d’autres. C’est à la fois les deux :

Car la foi, c’est précisément quand Dieu, le créateur de la vie, nous prend aux tripes.

« Va ! », lui dit sa foi. Où aller ? Le centurion avait écouté des hommes qui parlaient d’un rabbi un peu hérétique, un peu sorcier qui passait par la ville. Le centurion fait le lien entre sa mission et cette information, et cela devient pour lui un ordre « viens ! » comme venant de Jésus.

La foi est une intelligence hardie et libre, source de connexions novatrices, saisissant au vol l’occasion divine, le kairos (comme le dit l’apôtre Paul, en philosophe).

Certains parlent de souffle prophétique. C’est effectivement cela, car si Dieu nous parle au cœur, il éclaire aussi notre intelligence de la vie, nous permettant de discerner par nous-même quel est le temps présent.

La rencontre se fait. Jésus, lui aussi, entend la situation comme un ordre supérieur qui l’envoie en mission pour augmenter, pour ressusciter la vie : il répond « Moi, j’irai ». Le centurion n’avait pourtant exprimé aucune demande. C’est donc bien à une autre voix que Jésus obéit alors, celle de Dieu, celle de la source de la vie qui appelle à développer la vie : voix qu’il a entendue lui aussi quand il apprend la situation du serviteur.

Le centurion est alors pris dans un curieux paradoxe : il se sait porteur d’un impératif qui l’autorise à donner un ordre à ce divin rabbi, tout en sachant que ce serait plutôt à celui-ci de lui donner des ordres.

La foi est une audace devant Dieu, sans pour autant se prendre soi-même pour Dieu. C’est ce que permet la confiance. La foi est cette confiance.

Le centurion donne cet ordre à Jésus : « Dis seulement un mot et mon serviteur sera guéri ». Jésus va s’exécuter : il répond un mot, et ce mot est un ordre en retour : c’est « Va ! ». Cela fait écho au « Va ! » que Dieu donne à Abraham le bénissant et lui annonçant qu’il sera bénédiction. Ce « Va ! » fait du centurion un christ à la place du Christ qui n’a plus besoin d’y aller lui-même.

La foi est une disponibilité à se mettre en route vers un nous-même augmenté, capable de prodigieuses bénédictions en faveur de ceux que nous voulons aider.

Voilà, me semble-t-il quelques caractéristiques de la foi que Jésus nous montre ici en exemple, nous permettant d’entrevoir ce que Jésus entend par cette qualité d’être qu’est la foi.

 

La dimension de la foi

La seconde nouvelle que nous pouvons relever dans ce que Jésus dit ici, c’est que l’on peut avoir une plus ou moins grande ou petite foi. L’alternative n’est pas d’avoir la foi ou de ne pas l’avoir. C’est une vision trop tranchée de l’humain. Trop binaire.

Si Jésus nous montre en exemple la grande foi de ce centurion, c’est afin de nous inviter à nous-même grandir dans la foi, grâce à l’histoire de ce centurion.

Cette histoire peut nous y aider, en la lisant au sens spirituel.

Jésus entre dans Capharnaüm. Il est là, dans ce village qui est celui du centurion. Personne n’a appelé Jésus. Sa visite est pure grâce. C’est pour nous comme quand l’Esprit-Saint nous visite, ce qui arrive bien plus souvent que nous l’imaginons. Dieu est comme cela : il passe. Et il repasse, heureusement.

Le centurion, lui, s’approche de Jésus qui passe et le supplie. C’est la première chose que nous pouvons faire pour augmenter notre foi. C’est être attentif à un petit souffle de foi qui nous vient, l’attraper au vol, si je puis dire, et chercher à l’activer.

Il y a, en grec, bien des verbes pour dire que l’on demande quelque chose à quelqu’un, le verbe parakaleo qui est utilisé ici signifie à la fois demander et consoler. C’est ce verbe qui a donné le nom de « consolateur », paraklet à l’Esprit Saint en nous. C’est le même mot, mais en hébreu (naüm), qui donne son nom à Capharnaüm : le village de la consolation.

Il nous faut « consoler » le Christ en nous, le renforcer, l’activer dans notre être, l’encourager, lui donner un nouvel élan. Si notre foi était petite, elle était comme ce jeune serviteur du centurion : un peu endormie, peut-être, peinant à sortir et à se mettre en route, comme paralysée et souffrante ?

Une petite foi, mais qui existe. Une petite foi qui permet de saisir le souffle de Dieu qui passe en nous et de lui demander, de lui donner l’ordre de grandir notre foi, de la mettre en forme, active et bienfaisante.

Bien sûr que Dieu nous obéira. Nous pouvons lui faire confiance. Il exauce notre foi, même toute petite.

Amen.

pasteur Marc Pernot

Texte de la Bible

Matthieu 8:5-13

5Alors que Jésus entrait dans Capharnaüm, un centurion s’approcha de lui en le suppliant 6en ces termes : « Seigneur, mon serviteur (ou mon enfant) est couché à la maison, paralysé et terriblement souffrant. »

7Jésus lui dit : « Moi, en allant je le guérirai. »

8Le centurion lui répondit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit : dis seulement un mot et mon serviteur sera guéri. 9Ainsi moi, je suis soumis à une autorité avec des soldats sous mes ordres, et je dis à l’un : “Va” et il va, à un autre : “Viens” et il vient, et à mon esclave : “Fais ceci” et il le fait. »

10En l’entendant, Jésus fut plein d’admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Amen, je vous le dis, chez personne en Israël je n’ai trouvé une aussi grande foi. 11Et je vous le dis, beaucoup viendront du levant et du couchant et se mettront à table avec Abraham, Isaac et Jacob dans le Royaume des cieux, 12tandis que les fils du Royaume seront jetés dans les ténèbres du dehors où seront le pleur et le grincement de dents. »

13Et Jésus dit au centurion : « Va ! Qu’il advienne selon ta foi. » Et son serviteur fut guéri à cette heure-là.

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Marc Pernot

bio de Marc Pernot

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5 réponses

  1. Nani Christiane dit :

    J’ai vu que dans le texte de Matthieu vous évoquez la traduction de « pais » par « enfant » mais ensuite vous penchez pour « serviteur » or il me semble que la traduction  » enfant » permet de plus mettre en valeur le lien d’amour/ confiance qui relie les trois personnages. En effet cette traduction permet de passer de l’amour/ confiance entre le père et le fils à ce même amour/ confiance entre le centurion et Jésus et donc d’interpréter la péricope dans le cadre de la foi et de l’amour alors que le terme  » serviteur  » met plus en valeur le côté  » désintéressé  » de l’intervention du centurion.
    Qu’en pensez vous ?
    C’est l’interprétation que j’ai soutenue dans mon Master sur » l’enfant dans l’évangile de Matthieu « .

    • Marc Pernot dit :

      Effectivement, il y a une ambiguïté dans le mot grec employé ici. Dans la version de Luc c’est un mot plus clair qui est employé et qui dit clairement que la personne malade était un serviteur du centurion. En général : quand il y a une ambiguïté ce n’est pas pour rien, c’est pour jouer sur le double sens des mots. Et ce serait effectivement à étudier, à mettre en valeur ici. Mis pour une prédication, on est obligé de se concentrer un petit peu.
      On pourrait choisir effectivement l’amour / confiance comme fil. Il m’a semblé intéressant de chercher à creuser celui de l’autorité / obéissance qui me semble être mise en avant par le verset 9 avec le développement du centurion qui fait dire à Jésus que le foi de cet homme est extraordinaire. C’est pourquoi j’ai privilégié pour cette prédication le sens de « serviteur » du centurion, soulignant le côté surprenant, vu du monde, d’un officier se mettant au service de son subalterne, invitant à chercher une autre hiérarchie, une autre obéissance que celle de la société. Alors que le père qui est en soucis de son enfant est plus attendu.

      Mais il serait intéressant à mon avis de travailler aussi sur ce double sens enfant / serviteur, et peut-être en arriver à la conclusion que le propre de la foi extraordinaire de ce centurion est que, par la foi, il soigne son serviteur comme s’il était son enfant, ou que par ce service de son serviteur il l’enfant en quelque sorte, l’amenant à la vie ?

      • Lili dit :

        Quelle analyse !! 🙂 Merci, c’est très éclairant.

        J’ajouterais une petite remarque en passant concernant les ordres qui sont rapportés là. C’est vrai que le centurion donne un ordre à Jésus, que les valeurs sont inversées à plusieurs niveaux comme vous le soulignez. Il y a même une jolie substitution des valeurs dans la façon dont le centurion envisage les effets de ses ordres.
        Pour ce centurion, dans sa vie quotidienne, la parole dispose d’une fonction régulatrice, organisatrice : faire agir un soldat sous ses ordres, ou un serviteur/un enfant (le pater familias est comme un chef pour la famille à qui tout le monde est soumis, il a même droit de vie et de mort sur sa maisonnée) : «je dis à l’un : “Va” et il va, à un autre : “Viens” et il vient, et à mon esclave : “Fais ceci” et il le fait. ». Dans cette formule, la parole maintient un ordre déjà existant. C’est aussi le rôle régulateur des paroles que profèrent les dieux du panthéon romain qui, à travers les oracles, énoncent des vérités garantissant la bonne organisation de la cité. Dans la sphère mentale de ce romain, cet usage est tout à fait standard.
        Mais lorsqu’il dit à Jésus : « Dis seulement un mot/une parole et mon serviteur sera guéri », le centurion envisage une fonction de la parole qui n’est plus organisatrice mais créatrice. La parole provoque un ordre nouveau. Il y a une différence entre « « Fais ceci » et il le fait », c’est redondant, le réel ne fait que mimer la parole, on reste dans le même. Mais « Dis seulement un mot et mon serviteur sera guéri », cela n’envisage plus un simple arrangement du réel mais bien un nouveau réel que la parole seule a fait émerger, on est complètement dans la création, dans l’altérité, d’autant plus que le mot sera « va ! » et non « qu’il soit guéri » (ce qui n’aurait rien changé mais le décalage aurait été moins visible). « Une audace qui permet la confiance » comme vous dites justement, un changement de paradigme ou de logiciel, comme vous voudrez.
        Au point de vue littéral, comment l’expliquer sinon parce qu’il aime son serviteur et qu’il veut le sauver ? On peut supposer que le centurion a dû déjà sacrifier à ses dieux à de nombreuses reprises (le problème n’est vraiment pas là le contenu de sa foi, non), consulter des oracles et prier sans trop de succès. Ce qui laisse penser qu’il aime ce serviteur (si c’est son enfant, la perspective est moins frappante) puisqu’il est soucieux de sa santé depuis un bon moment ; elle ne s’est probablement pas dégradée ainsi en quelques jours et il continue à chercher de l’aide, il ne se résigne pas. Il aurait pu le chasser de sa maison, se montrer violent (c’est un serviteur après tout qui ne sert à rien, souffrant et paralysé donc un personnage tout à fait inutile). Il doit être spirituellement au bout du rouleau ce centurion mais il ne lâche pas le morceau, il tente sa chance autrement. L’arrivée de Jésus fait office de kaïros (j ‘ai bien aimé votre analyse là-dessus). Il y a de quoi être époustouflé par cette persévérance, même si on s’appelle Jésus.

        Et effectivement n’importe quel mot fera l’affaire puisque ce n’est pas cette parole matérielle qui compte mais la puissance dont elle émane, cette autorité sous-jacente qui la porte, c’est pour cela que le « va ! » est juste incroyable.
        Cette référence à l’autorité supérieure « Ainsi moi, je suis soumis à une autorité avec des soldats sous mes ordres » est bien intéressante. En effet, les soldats sous ses ordres lui obéissent car ils reconnaissent l’autorité (l’empereur) qui a investi leur commandant. Donc en disant « dis un mot et …», le centurion peut sous-entendre qu’il y a une puissance à laquelle Jésus est soumis, une puissance extérieure qui lui donnerait ce pouvoir de faire tous les prodiges dont il a entendu parler. Mais Jésus le détrompe. C’est ce qu’on peut voir dans « Qu’il advienne selon ta foi. » : la parole du centurion dispose de sa propre puissance qui ne lui vient pas de sa personne, mais de cette autorité qui parle en lui, autrement dit ici de l’amour/de l’intérêt (au sens latin d’interesse : être important). Sa parole n’a donc nul besoin d’une autorité extérieure qui lui confèrerait son pouvoir. Ce pouvoir qu’il soupçonne chez Jésus, il ne le soupçonnait pas chez lui, pourtant il a aussi le pouvoir de changer le monde par sa parole pourvu qu’elle le soit motivée par l’intérêt pour une altérité, ce qui était le cas dans l’ordre qu’il adressait à Jésus. Cette parole qui provoque une transformation. Ce qui fait que Jésus n’a pas non plus besoin de se déplacer. Eh oui, chômage technique.
        Cela peut éclairer les derniers propos un peu énigmatiques de cet Evangile de Matthieu « et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps ». Comment ça avec vous ? où donc ? On peut le comprendre comme « dans la parole créatrice », celle qui permet d’accroître l’être, d’améliorer les choses, d’avancer, même si on ne sait pas trop où l’on va – peut-être même surtout si on ne sait pas trop – et qui peut prendre tellement de formes. Vous avez raison de dire que c’est une mise en mouvement et non un point que Jésus fixerait d’aller quelque part. Le «Va» est sans complément de lieu, tout le problème est la façon dont on y va. Il n’y a pas de perspective plus vaste. Quelle liberté !
        L’ensemble est remarquable. Merci de tout ce travail !

        • Marc Pernot dit :

          Chère Lili
          Passionnant !
          Magistral !
          Je dois reconnaître que sur ce coup, je suis tombé de ma chaise (pourtant assez large)
          Donc merci à vous pour l’enrichissement apporté par cette « petite remarque » (sic). Et de l’avoir partagé.

  2. Pascale dit :

    Cette vision de la foi me paraît alors rejoindre la signification qu’on donne parfois à l’expression « avoir la foi » dans un contexte d’un engagement professionnel, politique, associatif ou autre, lorsqu’on parle d’une personne très engagée qui agit comme si elle était investie d’une mission, absolument convaincue du bien-fondé et de l’utilité de son action.

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