Souvent, j’aide quelqu’un un certain temps, puis quand j’arrête cela lui fait du mal, dois-je persévérer malgré tout ?

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2 réponses

  1. Elisabeth Di Zuzio dit :

    Quelle belle réponse ! Il est tellement difficile pour nous de recevoir de l’aide gratuitement…
    Je connais quelques pistes qu’on peut employer pour que la relation ne pourrisse pas. Mais ces pistes supposent qu’on n’est pas encore épuisé !
    – On peut expliquer à l’aidé pourquoi on lui rend service, et quelle satisfaction cela nous apporte aussi.( En offrant gratuitement les compétences que j’ai acquise pendant ma vie professionnelle; cela me fait du bien de les offrir à nouveau en tant que retraitée.)
    – Parfois, on peut proposer à la personne aidée de « rendre » en offrant elle aussi un service, ou un don en argent,
    – Parfois, si la relation est suffisamment profonde, j’ai pu exprimer une conviction qui est en général bien reçue : dans la vie, on reçoit de l’aide, et on en donne. Mais ce n’est le plus souvent pas immédiatement réciproque. La personne aidée se souvient d’avoir elle même apporté aide et soutien à son entourage…et maintenant c’est elle qui reçoit du soutien. Elle aura l’occasion de « rendre » ce service, ou un autre, à une personne de sa connaissance. Moi qui aide je reçois aussi de l’aide dans les périodes difficiles de ma vie. Evidemment la nature de l’aide reçue et offerte varie, selon les circonstances de la vie de chacun.
    .- Il me semble que la parabole du « bon Samaritain » parle de ces échanges non immédiatement réciproques. Le blessé au bord de la route a reçu l’aide gratuite du Samaritain; et il est encouragé à faire de même à l’avenir avec les blessés qu’il ne manquera pas de rencontrer dans sa vie, ses « prochains ».

    • Marc Pernot dit :

      Merci pour l’encouragement !
      Et bravo de chercher des pistes pour soulager la dette de celui que l’on aide. J’éviterais de parler de « rendre » car c’est encore persister dans cette logique de la dette.
      Oui pour accepter un cadeau si la personne le fait spontanément, et si elle demande qu’est-ce qu’elle peut offrir, vous pouvez répondre que de la voir heureuse est déjà le plus beau des cadeaux car du coup on se sent utile.
      Bravo pour la 3e piste de la gratitude pour l’aide déjà reçue et que la personen a pu apporter d’autre, et qu’elle pourra donner (plutôt que rendre) à d’autres personnes plus tard, à l’occasion.
      La parabole du « Bon samaritain » est excellente (Luc 10)
      Bien amicalement

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