
Couple non marié, conjointe athée : quel salut, quelle place pour Dieu en famille ?
Un père de famille, revenu à la foi, s'inquiète pour l'avenir spirituel de son couple pacsé et de ses enfants, sa compagne étant athée. Le pasteur Marc Pernot répond : l'amour de Dieu ne dépend ni du mariage religieux ni des performances de chacun, et le respect mutuel peut nourrir une belle double éducation pour les enfants.
Question posée :
Monsieur le pasteur,
Je suis un chrétien catholique, baptisé et ayant grandi dans une éducation catholique « modérée ». Je me suis éloigné de Dieu à l’adolescence, et ce pendant une douzaine d’années. Durant ces années, j’ai construit mon couple (16 ans de fidélité) et nous avons maintenant deux enfants de 2 ans et 5 ans.
2019 est pour moi l’année où j’ai renoué avec Dieu. Chaque jour je travaille à nourrir ma foi et à grandir en Christ. Pour mettre une étiquette, mes convictions se rapprochent du protestantisme. J’évolue actuellement hors de toute Église, et je ne me rends pas au culte (distance + incompréhension de ma compagne).
Je suis en couple non marié, uni par le PACS, avec un enfant évidemment né hors mariage. Ma compagne est athée au point de rejeter en bloc toute religion, fermant tout dialogue à ce propos.
Cette situation me préoccupe profondément. Quel avenir nous réservera Dieu à la fin de nos vies terrestres ? Je suis moi-même pécheur en état de conscience, ma compagne l’est dans l’ignorance. Nos enfants préservent leur innocence, mais grandissent sans la présence de Dieu.
Question facultative : comment puis-je faire entrer Dieu dans la vie de ma compagne, sans être dans l’évangélisation brute ni dans la manipulation ?
Mille mercis pour la réponse que vous me ferez, et en espérant que mon message soit compréhensible.
Cordialement.
Réponse d’un pasteur :
Bonjour Monsieur,
Bravo pour votre ouverture, pour votre cheminement spirituel sincère, et pour cette belle préoccupation pour vos proches.
L’amour de Dieu, comme un amour de parent, ne dépend pas de vos performances
Vous qui avez des enfants, vous savez ce que c’est que l’amour des parents, je pense, en particulier vis-à-vis d’un tout petit. Cet attachement et ce dévouement ne dépendent pas des performances du bébé (qui sont, il faut le reconnaître, assez limitées), mais trouvent tout simplement leur source dans l’amour que les parents ont pour leur enfant. Il n’y a pas de raison de penser que l’amour de Dieu ne dépasse pas encore cet amour de parents humains normaux pour leur enfant. Il n’y a donc rien à craindre de lui, ni pour vous, ni pour votre compagne, ni pour vos enfants. Bien sûr, le jugement de Dieu est l’amour, un amour divin, transcendant. Il aime et donc garde le meilleur de chacun, ce qui fait que la personne est unique et irremplaçable : sa personnalité profonde, sa capacité à aimer…
Le mariage religieux n’est pas une condition posée par Dieu
Ensuite, Dieu n’est pas non plus un fonctionnaire des douanes, ne laissant passer que les personnes qui ont bien tous les visas sur leur passeport. Le couple est d’abord et avant tout une question d’engagement mutuel dans le cœur, la pensée et les actes quotidiens de deux personnes. Il me semble que c’est votre cas à tous les deux. Ensuite, c’est vrai que le contrat de mariage dans la société protège les plus faibles, c’est vrai que le rite religieux du mariage est un symbole fort et qu’il vient graver plus profondément en nous nos engagements. C’est pour nous, humains, que ces gestes apportent un plus, mais Dieu n’a pas besoin de cela, ne nous a pas attendus, ni n’a besoin de l’Église pour vous bénir et faire tout ce qui est en son pouvoir pour approfondir encore ce qui vous unit dans votre couple et votre famille.
Respecter le cheminement spirituel de votre compagne, sans pression
Bravo de combiner un vrai respect pour votre compagne telle qu’elle est, et votre espérance qu’elle ajoute à sa façon d’être une dimension spirituelle, une place pour Dieu. Je ne pense pas qu’il faille lui faire la leçon, ni exercer la moindre pression dans ce sens. Ce ne serait pas respectueux, car la dimension spirituelle de la personne fait partie d’une dimension profonde, intime, qui me semble devoir être respectée comme sacrée. Chacun a sa façon de vivre cette dimension. Et la personne la plus « athée » n’est pas toujours la personne la moins « religieuse », comme le dit Jean dans sa première lettre : « L’amour est de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu. Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour. » (1 Jean 4:7-8).
Vivre et partager votre foi au quotidien, en famille
Cela dit, la recherche consciente de faire place à Dieu dans sa vie, et de chercher en quel Dieu on place sa foi, est une bien belle chose à vivre : cela apporte énormément, et cela aide Dieu à travailler pour nous et en nous. Votre espérance de voir vos proches vivre cette dimension est encore un fruit de votre amour pour eux. Comment faire ? À mon avis, il est bon qu’ils sachent, et même qu’ils voient, que cela a de l’importance pour vous, que cela participe au meilleur de ce que vous êtes et de ce que vous vivez. C’est une bonne idée de ne pas trop indisposer votre compagne avec une pratique religieuse qui impacterait de façon trop importante la vie en famille.
En même temps, il est bon que votre compagne et vos enfants voient que cela a de l’importance pour vous, et qu’ils respectent le temps raisonnable que vous consacrez à cette dimension.
Cela peut être une Bible qui traîne et que vous ouvrez régulièrement pour lire un passage. Cela peut être des vidéos de prédications regardées sur YouTube, par exemple.
Cela peut aussi être des lectures de livres de philosophie ayant une dimension théologique ou spirituelle (de saint Augustin à Spinoza, Kant, Descartes, Pascal, Kierkegaard…), cela ne manque pas (sans compter des romans comme le dernier best-seller d’Amélie Nothomb). J’espère que votre compagne a néanmoins une recherche philosophique : c’est quand même essentiel de chercher ce qui a du sens pour nous dans cette vie.
Cela peut être de réagir à l’actualité du monde d’une façon ouverte, intelligemment critique vis-à-vis des questions religieuses, spirituelles et théologiques… chacun sa sensibilité et sa façon d’être.
Cela peut être d’entrer dans une église en passant, pour une petite pensée. Cela peut être devant des œuvres artistiques comme la peinture, la musique.
Cela peut même être une cérémonie religieuse de temps en temps, pour une circonstance choisie… mais même pas forcément. Effectivement, cela dépend de la distance.
…
Je pense que si vous devez faire preuve d’un respect total devant l’athéisme de votre compagne, vous ne devez pas pour autant vous autocensurer vis-à-vis de votre propre inspiration. Chacun son style, et ce respect mutuel qui permet à chacun de s’épanouir dans ce qu’il a de meilleur est une des grandes et belles choses que permet un vrai couple.
Une double éducation, un témoignage vécu de respect pour vos enfants
En ce qui concerne vos enfants, il me semble bon qu’ils sachent que leur maman ne croit pas en Dieu et que leur papa croit en Dieu, le prie, et s’intéresse à Jésus-Christ. Et que chacun des deux respecte l’autre dans sa façon d’avancer. Cela donne à vos enfants le meilleur de vous deux, et un témoignage vécu de respect, ce qui n’est pas une petite chose. Les enfants ne sont pas bêtes : ils voient bien, entre les mots et les gestes, ce qui est sincère et vrai. Cette double éducation leur permettra de faire leur propre chemin, et s’ils choisissaient d’être adultes sans Dieu, au moins sauraient-ils que les croyants ne sont pas forcément des débiles, ni des intégristes haineux, mais peuvent être des personnes que cela inspire pour être et vivre d’une belle façon. Cela laisse toutes les suites possibles.
Dieu vous bénit et vous accompagne.
En écho à ce texte :
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Est ce bien que je sois en couple avec une athée ? Elle respecte ma religion et a un Grand cœur.
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Difficile œcuménisme chrétien-athée dans le couple ?
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Mon compagnon, et père de mon fils de 7 ans, est très en colère contre les religions et contre les croyants.

Humm…. Pasteur, merci pour cette remarque. Cependant je suis loin d’abuser d’elle. J’aime la liberté morale, je donne la même opportunité à tous ceux qui m’entourent même les plus petits. C’est ma loi de base. Honnetement je ne la force en rien avec moi et elle n’est pas obligée de tout faire avec moi. J’aime le choix, j’aime quand on me fait quelque chose par amour. Mais il est du devoir d’une femme de se mettre avec son homme non? Mais si une femme trouve toujours une excuse? Le future n’est-il pas inquietant? La marturbation n’est-elle pas un péché? Le péché ne conduit-il pas en enfer? Mon sexe n’est aussi pas un bagage jusqu’a ce point cependant sous un toit avec une femme inplique le sexe. Mon inquietude est la suivante: je me suis lier a elle sans mariage, elle n’est pas encore arrivée à la meme dimension que moi en comprehension. Dois-je me pentienter dans la prier? Suis-je dans la volonté de Dieu avec elle? Je m’inquiete vraiment pasteur. Pardonner moi pasteur si mon expression est offensive…
Mais il est du devoir d’une femme de se mettre avec son homme non?
NON. Absolument pas. Il est du devoir de chaque personne de ne pas imposer à l’autre d’avoir envie parce que lui a envie.
Et relisez ce que vous dites « si une femme trouve toujours une excuse? » = cela veut dire que vous êtes insistant pour avoir du sexe, que vous lui mettez la pression alors qu’elle manifeste à plusieurs reprises ne pas en avoir envie. Ce n’est pas loin d’abuser d’elle. Ce n’est pas la liberté morale quand on insiste et insiste. L’autre se sent obligé de céder, au moins pour avoir la paix.
Non, la masturbation n’est absolument pas un péché selon la Bible. C’est une légende inventée, un tabou humain. Ce qui est un péché c’est de mettre la pression sur une personne pour avoir du sexe avec elle alors qu’elle ne le demande pas.
Je ne suis pas certain que c’est votre femme qui « n’est pas encore arrivée à la meme dimension que moi en comprehension » ? J’ai l’impression que vous, en tout cas, avez grand besoin de comprendre ce que c’est vraiment qu’aimer l’autre.
Ok… pasteur je vous écoute, que dois-je faire?
Réfléchir et prier.
Oui à l’état de celibat puis que je pense avoir fondé un foyer sans les principes biblique. On s’est pas vraiment marié encore. Surtout il ya des point de diference entre nous, le niveau deducation, nos façon de comprendre les choses difère. Quelque fois les dificulté de compréhension là. Je m’eforce mais interieurement je soufre. Plus clairement je me suis a elle pour ne pas me laisser aller dans une perversion sexuelle(de concubine en concubine) mais helas elle ne comprend pas l’utilité conjugale dans notre union.
A mon avis, la première chose pour vous c’est de ne pas laisser votre sexe être la boussole de votre vie et de vos priorités. Vous dites que vous avez séduit cette femme par désir sexuel. Maintenant vous restez avec elle uniquement pour le sexe. C’est mauvais pour vous. Et c’est surtout abominable pour elle. Elle est vraiment votre victime.
On n’utilise pas son prochain comme un moyen. C’est une façon d’être qui n’est pas correcte. C’est nous qui sommes là pour aimer, c’est à dire prendre souci de notre prochain, pour l’aider à s’épanouir.
Si on se met en couple avec une personne : c’est dans le désir de rendre heureuse cette personne là. Ce ne doit pas être pour se donner du plaisir.
Pour ce qui est de votre sexe qui semble si important pour vous : masturbez vous et laissez les autres tranquilles sans les utiliser pour vous masturber dans leur corps !
Dieu vous pardonne, il vous bénit et espère vous voir grandir dans le bien, dans l’amour de votre prochain et donc au minimum dans le respect de votre prochain.
Maintenant, vous devez aider cette femme à vivre sa vie de la plus belle des façons possibles. Vous lui devez cela que vous la libériez ou que vous la preniez pour épouse.
Et bien entendu vous devez aimer et prendre soin de votre enfant.
Bonjour, je suis chretien protestant depuis 2012, dès ma conversion j’ai apris à observer les commandement de Dieu avec riguer (je ne connaissais pas encore une femme). Quelque années apres j’ai commencé à avoir le desir du sex et cela m’avait un peu eloigné de Dieu. Dans ce étant de retrogradation spirituel, j’ai suivi une démoiselle que j’ai beaucoup aimé. Malgré ma distance spirituelle, j’ai continué dans la prière, je participais au culte, entre temps j’avais ma petite copine en coulisse. Honêtement mes superieur qui etaient au courant de la situation m’ont deconseillé, l’ESPRIT DE DIEU m’avais aussi avertit mais helas… Aujourd’hui je comprend parfaitement mon erreur, je veux quitter la relation mais on a un enfant ensemble. Quand je pense a mon enfant(une fille)…. Mais quand je vois l’allure de notre relation vraiment jai pas la paix avec. Aider à connaitre les avantages et inconveneants de quitter la relation ou rester. Je vous emprie vraiment aider moi.
Bonjour
Je ne peux vraiment pas vous dire, car je ne suis pas vous, je ne connais pas votre cœur ni cette femme…
Est-ce que vous auriez, peut-être une autre femme en vue ? Ou est-ce que c’est poru retourner à l’état de célibataire ?