30 septembre 2022

distribution de nourriture aux personnes qui ont faim - Photo by Joel Muniz on https://unsplash.com/photos/3k3l2brxmwQ
Question

Parmi les personnes que je dois aider, qui dois-je choisir ? Que me dirait Jésus ? Comment être sûr de bien choisir ?

Par : pasteur Marc Pernot

distribution de nourriture aux personnes qui ont faim - Photo by Joel Muniz on https://unsplash.com/photos/3k3l2brxmwQ

Question posée :

Bonjour, je suis un chrétien pratiquant, et je suis engagé aux restos du cœur, à la chapelle NDame, dans un café solidaire. J espère ainsi être dans ce que Christ veut. Une question me taraude l esprit et je ne trouve pas de réponse. Il m arrive de pouvoir donner une chose ou une autre en plus à tel ou tel. Exemple j ai un seul produit et 4 demandeurs, 2 freres chrétiens refugiés d Afrique, 1 dame musulmane malade, 1 dame réfugiée d Ukraine, quel choix dois je faire ? Que me dirait Jésus ? comment être certain de faire le bon choix, je ne peux pas partager un poulet en 4..Pouvez-vous m aider ?

Réponse d’un pasteur :

Bonjour

Et grand grand bravo pour cet engagement au service des autres. Et pour le cœur, la foi, l’envie de bien faire qui vous animent.

Ce qui est génial, c’est que Jésus nous donne cet idéal infini d’aimer comme Dieu aime. Rien que cela ! Et ensuite de faire ce à quoi nous nous pourrons faire, et ce que nous nous sentirons appelé personnellement à faire. Librement.

C’est effectivement pas très facile car nos moyens sont limités, et nous ne pouvons donc pas être partout à la fois et faire tout le bien que nous aimerions faire.

La question que vous posez est exactement la même que pose un spécialiste de la Bible à Jésus en Luc 10. « Mais qui est mon prochain ? » Jésus lui répond par une parabole complexe, la célèbre parabole du bon samaritain. En deux mots, je comprendrais la réponse de Jésus ainsi (en rapport avec notre sujet, il y aurait beaucoup plus à découvrir) : Jésus invite l’homme sui se posait la question à se considérer premièrement comme étant d’abord le blessé sur le bord du chemin, se laisser vivifier par le Christ qui passe à notre secours, et ensuite de « faire de même ».

Je pense que cela nous invite à nous laisser effectivement apporter par Dieu : la lumière, l’intelligence et le cœur qui nous permettront ensuite de discerner notre propre vocation parmi toutes les urgences qui se présentent à notre conscience, en nombre infini.
Nous avons ainsi :

  • à connaître nos talents et nos moyens personnels, nos ressources aussi en personnes autour de nous pour faire équipe.
  • à observer la situation (comme vous le faites),
  • à aimer (c’est à dire se soucier) des personnes,
  • et à discerner notre vocation personnelle,
  • puis à faire ce que nous pourrons,
  • à faire le point devant Dieu de ce que nous avons pu faire, rendant grâce pour cela, et conscient des limites, des manques éventuels et des ajustements que nous penserions pouvoir apporter.

Cela fait un sacré programme, où chacun des étapes est délicate. C’est pourquoi l’aide de Dieu est si utile, si précieuse, si secourable. Et que c’est par la pratique, certes imparfaite, que nous progresserons comme c’est (parait-il) en forgeant que l’on devient forgeron.
Bien sûr que nous ne faisons pas, ou pas toujours le choix optimal, mais au moins nous pouvons essayer de faire au mieux, d’y mettre de la bonne volonté. Personne ne peut nous demander plus.

Heureusement que nous avons Dieu pour nous accompagner, nous pardonner et nous bénir.

par : pasteur Marc Pernot

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