Je crois en Dieu et que Jésus le représente sur terre mais je ne crois pas en la Trinité ?

lever du soleil sur des montagnes embrumées - Image par 272447 de Pixabay

Quand on regarde la beauté et la grandeur de la nature, j’ai l’impression que cela nous pousse à chercher la simplicité de la foi, et respecter une incomparable grandeur.

Par : pasteur Marc Pernot

Question d’un visiteur :

Bonjour Pasteur,

Je crois en Dieu et que Jésus le représente sur terre mais je ne crois pas en la Trinité. Pour moi, ce concept est une construction théologique qui ne veut rien Dire…et d ailleurs, les premiers chrétiens avaient des positions diverses sur la question…en plus, parler de Saint Esprit alors que Dieu est Esprit ..c .est dire que Dieu est double Esprit ? Et quand je regarde le Cosmos…je trouve encore moins de sens…

Du coup, finalement,, je me pose des questions…je crois en Jésus plus qu ‘à un prophète, impregné de Dieu mais pas au dogme défini. Est-on obligé de croire au reste ?

Merci pour vos éclaircissements.

Réponse d’un pasteur :

Bonjour

Vraiment, je trouve que ce que vous dites est tout à fait inspirant.
  • Vous êtes sur la bonne voie (celle du Christ, il est le chemin de fidélité et de vie, chemin vers Dieu comme Père et Mère plein de tendresse). Avec aussi une conscience de notre monde, de cet univers où nous vivons aujourd’hui.
  • Sur ce chemin vous avez une bonne énergie celle du questionnement et de l’ouverture à Dieu, cela garantit d’avancer.
Tout va bien !
Si certains trouvent leur foi dans cette expression trinitaire, cela est bien réjouissant, mais cela n’impose en rien aux autres de devoir adopter la même façon d’exprimer sa foi.
Dieu est bien plus grand que tous les mots qui essayent de le dire.
Il vous bénit et vous accompagne, vous sa fille bien aimée, sur votre chemin.

par : Marc Pernot, pasteur à Genève

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3 réponses

  1. Gaston dit :

    Cher Marc,

    Je m’interroge sur un verset en Marc 13,32 (//Matthieu 24,36) : « Mais ce jour ou cette heure, nul ne les connaît, ni les anges du ciel, ni le Fils, personne sinon le Père »… C’est intriguant. Comment le théologien chrétien explique-t-il la situation d’un même Dieu, dont le Père sait l’heure de rédemption, mais non le Fils ?

    Peut-on proposer une autre explication que le fait que les deux évangélistes semblent ne pas être au courant du Concile de Nicée ?

    Amitiés,

    • Marc Pernot dit :

      Oui, bien sûr, les évangélistes n’étaient pas au courant du concile de Nicée, ni les apôtres, ni Jésus-lui même. Il s’en faut de bien des générations de cogitations théologiques débridées.

      Mais comment ceux qui, eux, considèrent que les thèses de Nicée sont le fin du fin de la connaissance de Dieu et du Christ lisent a posteriori ce passage de l’Evangile, est-ce que cela ne les gêne pas ? Pas tellement. Ils font comme nous tous. Nous interprétons le monde et nous lisons la Bible avec comme clef d’interprétation notre conviction déjà formée. Et c’est fort difficile d’évoluer, de se réformer un peu.

      En général, dès qu’il y a un paradoxe comme celui-là, ils disent que c’est Jésus en tant qu’humain qui ignore « l’heure », c’est l’homme Jésus qui pleure à Gethsémanée et qui doute sur la croix… alors que Jésus entant que Dieu sait tout, ne souffre pas, ne doute pas. Je trouve cela un peu curieux, Jésus serait-il sujet à un dédoublement de personnalité, ou de schizophrénie ?

  2. Andry dit :

    Je pense qu’il est important de définir ce que l’on entend par « Trinité », car il y a plusieurs manières de considérer ce concept. Parfois, certaines conceptions se complètent, parfois elles s’opposent radicalement. Ainsi, quelle « Trinité » est rejetée ici ?

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