Je cherche Dieu par tous les moyens, mais quand je prie je ne suis pas du tout concentrée

Jeune fille lève les bras au ciel de joie au cours d'une randonnée en montagne - Image par denkendewolke de Pixabay

En sport comme dans la prière, comme dans le service, si on va jusqu’à se faire du mal, on n’est pas avancer. On peut se permettre de souffler dans la prière, souffler dans le service,

Par : pasteur Marc Pernot

Question d’un visiteur :

Bonjour, Pasteur

Je vous écris car actuellement je suis tourmentée, je cherche Dieu par tous les moyens mais quand je prie je ne suis pas du tout concentrée, et traverse des moments difficiles au sens que j’ai l’impression autour de moi les gens sont hypocrites, et cette phrase avec laquelle je me bats tout les jours : « aime ton prochain comme toi même »!!

Je me pose beaucoup de questions : suis-je née toute ma vie pour souffrir et pour servir les gens ? Ah quand mon bonheur dans ma vie ?

Réponse d’un pasteur :

Chère madame

C’est tout à fait normal d’avoir du mal à se concentrer dans la prière. Regardez les Psaumes de la Bible, souvent celui qui prie pense à Dieu (il parle de lui à la 3e personne), pense à autre chose (notre vie, ses circonstances), avant d’avoir parfois quelques rares phrases de prière à Dieu, à la 2e personne.

C’est donc tout à fait normal d’être distrait pendant la prière. Ne vous inquiétez pas. De toute façon, vous pouvez faire confiance à Dieu. Il faut mil fois mieux une prière distraite et sincère que de se concentrer trop fortement sur des « il faut prier comme ci et comme ça » qui vont polluer cette si essentielle sincérité de la prière. L’essentiel est de prier un peu, ou même de vouloir prier et de se mettre à prier. C’est bien aussi de chercher à approfondir sa façon de prier, mais sans se culpabiliser le moins du monde. La prière devrait être l’antidote de la culpabilisation.

L’essentiel est d’avoir une pensée adressée à Dieu, le plus régulièrement possible. Cela a une influence profonde sur notre cheminement. Cela crée une familiarité avec Dieu et commence à lui ouvrir un peu la porte avec confiance pour qu’il puisse poursuivre son œuvre de création en vous.

Ensuite, bravo de vouloir aimer votre prochain. Seulement, nous avons 7milliards de prochains, ce n’est tout juste pas possible. Par conséquent, la question est de savoir quelle est notre vocation personnelle. Si nous avons déjà une fois dans notre vie une personne que nous aidons, c’est déjà génial. A ce moment là, il arrive que l’on ait même pas à nous forcer, mais notre cœur nous dit que c’est ce qu’il faut faire, et nous essayons d’essayer quelque chose pour aider cette personne-là en particulier.

Ensuite, vous avez raison, il n’y a pas marqué qu’il faut servir les gens sans cesse toute sa vie 24h/24 et 365j/365. Il y a marqué d’aimer notre prochain comme nous-même. Non seulement vous pouvez penser à vous-même, mais cela fait également partie de votre mission de vous aimer, vous et votre vie, suffisamment. De prendre du temps pour vous mettre en forme, de vous reposer et prendre du temps pour vous. Car alors vous serez plus en forme, plus heureuse, plus prête à donner un coup de main.

Car pour supporter les gens comme ils sont… bien sûr qu’il faut être en forme.
Et quand Jésus nous dit d’aimer nos ennemis, il faut sentir nos propres forces et si nous avons une chance de pouvoir faire quelque chose dans ces conditions, ce qui n’est pas certain. Il faut donc du discernement et priez pour que Dieu nous éclaire sur notre vocation et comment la remplir.

Oui, vous avez droit au bonheur. Vraiment. Il est dans un juste équilibre entre cet amour et recherche de Dieu, dans cet amour et service de personnes que nous pensons nous être confiées, et dans cet amour et soin de soi-même.

Dieu vous bénit et vous accompagne.

par : Marc Pernot, pasteur à Genève

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