J’ai du mal à appliquer les règles de notre Seigneur sur l’amour et le pardon

Des pieds dans des chaussures bleues marchent à petit pas sur du carrelage - Photo by NeONBRAND on UnsplashPar : pasteur Marc Pernot

Question d’un visiteur :

Bonjour
Aujourd’hui je suis en colère après moi, jai eu un rendez vous professionnel qui ne c’est pas bien passé, où j’ai trouvé injuste des propos d’une personne qui elle-même a fait des choses qu’aujourd’hui, grâce a ses nouvelles fonctions, elle voudrait « redresser ».
Mais la n’est pas la question, j’ai beaucoup prié pour confier au seigneur le déroulement de cette entrevue, et j’avais réussi va me maîtriser, mais après une nuit de réflexion je me suis réveillée en colère, j’ai proféré de mauvaises paroles au sujet de cette personne avec mes collègues.
Dans ces conditions, je dois reconnaître que j’ai du mal a aimer mon prochain que je considère comme un ennemi et d appliquer les règles de notre Seigneur sur l’amour et le pardon.
Je suis pas une bonne chrétienne en agissant de la sorte.
Merci de m’avoir lu
Soyez bénis

Réponse d’un pasteur :

Bonsoir

Je vais vous dire un scoop : personne n’arrive à aimer son ennemi, ni à contrôler sa propre colère. Personne.

D’ailleurs, c’est ce que dit Jésus : il nous invite à être parfait comme notre père céleste est parfait en aimant nos ennemis ! C’est exactement cela : espérer avancer, faire un petit pas, faire quelque minuscule progrès en cette direction, parfois arriver à se dominer quelques secondes de plus. Et arriver à cette victoire miraculeuse par l’aide de Dieu qui enfante son enfant en nous-même.

Donc bravo : vous êtes exactement sur cette voie : vous avez bien pour objectif d’aimer un petit peu plus, même la personne qui a été méchante contre vous, vous avez même commencé à arriver à le faire un petit peu. C’est bien. Et vous regrettez de n’avoir pas pu faire plus et mieux : bravo.

Mais, c’est inutile de culpabiliser non plus. Ce n’est jamais utile. Juste cette lucidité que vous avez, et puis l’appel à Dieu pour qu’il continue à vous aider à avancer, à vous pardonner vous-même comme lui vous a déjà pardonnée, à vous tourner vers l’avenir.

Quant au pardon, c’est plus un processus complexe qu’un devoir impératif. Il est bon d’espérer pardonner, c’est à dire d’être guéri soi-même de la colère et de la haine, comme vous le faites. Ensuite, on fait ce que l’on peut en ce domaine.

Par ailleurs, le rôle d’un responsable est d’encadrer son équipe. Dans cette fonction, ce responsable est appelé à faire des remarques alors que lui-même n’est pas parfait. C’est vrai, mais ce n’est pas tout à fait la question, ce sont deux choses différentes.

  • Il n’est jamais agréable d’avoir un chef et encore moins de se faire faire une remarque. Bien sûr que l’on n’aime pas ce moment, cette expérience. Cela dit, si effectivement vous aviez fait une faute, la bonne réaction n’est peut-être pas de comparer avec les autres qui ont fait la même chose ou peut-être pire? Il me semble que ce serait pas une mauvaise idée d’en profiter pour vous perfectionner vous-même, et peut-être, en l’occurrence de dire à ce responsable que vous comptez vous améliorer. C’est comme cela que l’on peut espérer progresser.
  • Et le fait d’avoir observé le comportement pas correct de cette personne, peut vous faire prendre conscience de votre propre comportement qui parfois peut être de ce même type. Là aussi, c’est une chance de vous améliorer.

Bonne route à vous, sur le chemin de la vie réelle, où, grâce à Dieu, nous avançons pas à pas, petit pas par petit pas.

Ce qui, nous sommes tous d’accord, je pense, n’est facile pour personne,e et est à chaque fois une sorte de miracle.

L’apôtre Paul : « Je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas. 20 Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi. Je trouve donc en moi cette loi: quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi. Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur; mais je vois dans mes membres une autre loi qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché qui est dans mes membres. Misérable que je suis! Qui me délivrera de ce corps de mort?… Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur ! » (Romains 7:19-25).

Dieu vous bénit et vous accompagne.

par : pasteur Marc Pernot

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1 réponse

  1. stéphanie dit :

    Un truc pour passer « au-dessus » ce genre de ressentiment : se dire que ce n’est pas « personnel », ce n’est pas soi, sa personne pleine et entière qui est en jeu. Juste une appréciation entachée de plusieurs biais, notamment la propre subjectivité de la personne qui émet le jugement et des enjeux de l’entreprise que nous ne maîtrisons pas tous.
    À tout cela il faut essayer de ne pas ajouter sa propre subjectivité et de cristalliser des sentiments négatifs sur une situation ponctuelle qui sera balayée par un nouvel événement, cette fois ci plus agréable et positif, très bientôt.
    Il est parfois sain de se mettre en colère (à de rares occasions) mais par le ressentiment on se punit soi-même, mieux vaut se concentrer sur son propre bien-être et sur ses projets futurs pour une action constructive.
    Namaste, Amen.

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