29 février 2024

Un homme en prière dans une église, avec sa Bible posée à côté d elui - Photo de Samuel Martins sur https://unsplash.com/fr/photos/homme-en-haut-orange-a-cote-de-lunettes-sur-un-livre-brun-3U7HcqkIbb4
Question

Est ce qu’il y un paragraphe dans l’évangile qui nous dit de se confesser à quelqu’un ?

Par : pasteur Marc Pernot

Question posée :

Bonjour
st ce qu’il y un paragraphe dans l’évangile qui nous dit de confesser à quelqu’un ?
Est-ce nécessaire ? utile ? pour recevoir le pardon de Dieu ?
Merçi de votre réponse

Réponse d’un pasteur :

Bonjour Madame

Votre démarche cherchant à améliorer votre vie est bonne. C’est comme cela que l’on avance, et bénéficier de l’aide de Dieu est particulièrement intéressant pour cela.

La question n’est pas tant celle du pardon mais de pouvoir nous améliorer, nous-même et notre vie. En effet, que Dieu pardonne n’est pas un problème puis qu’il nous aime, qu’il aime même son ennemi,nous dit jésus, qu’il le bénit, lui cherche à lui faire du bien. Aimer est même au delà du ^pardon.

On peut voir à l’attitude de Jésus lui-même comment Dieu aime et donc pardonne : alors que les soldats romains le crucifient et continuent, en plus, à se moquer de Jésus et à voler ses affaires, Jésus les aime malgré tout au point de parler de leur pardon à Dieu. (Lu 23:34)

Et Jésus nous envoie dans le monde afin de manifester ainsi le pardon de Dieu parce que si nous, qui connaissons le pardon de Dieu (grâce au Christ), ne l’annonçons pas, les personnes ne connaîtront pas cet amour de Dieu pour elles personnellement. (Jean 20:23)

Je ne pense pas qu’il existe un passage de l’Evangile qui dise que le croyant devrait « se confesser » devant une autre personne. Cela dit, ce n’est pas interdit non plus. Nous avons souvent besoin les uns des autres. Il peut nous arriver de vouloir partager ce que l’on a sur le cœur avec d’autres, de partager ses doutes quant au fait que Dieu lui pardonnera, ou pas. Il est important qu’une personne qui le désirerait puisse librement aller voir son prêtre ou son pasteur pour parler de ce qui le charge, et de s’entendre dire personnellement le pardon et l’amour de Dieu. Il est bon aussi qu’au delà de ce pardon, la personne puisse être aidée de pistes permettant d’abord d’aider à chaque victime éventuelle, à commencer si c’est possible à aller lui demander pardon à elle, il est bon aussi de pouvoir chercher ensemble ce qui pourrait aider la personne coupable à progresser. Il arrive parfois que ce soit la victime elle-même qui se présente et demande pardon pour le mal qu’on lui a fait subir ! Il est alors bon de pouvoir lui dire que c’est bien elle la victime, et de l’aider dans un chemin de cicatrisation, c’est même parfois quasiment un chemin de résurrection.

La « confession » à un prêtre ou un pasteur est donc une possibilité précieuse. En direct ou par internet. Une parole reçue d’une personne munie d’une fonction officielle reconnue peut avoir effectivement parfois une force utile. La personne peut avoir l’impression que ce serait un peu facile, un peu court de se dire « je sais que Dieu m’a déjà pardonné ». Nosu ne sommes pas un pur esprit, et parfois une parole, ou encore plus : un geste, peuvent avoir une toute autre force. Mais dans le cas général, je pense que Jésus encourage plutôt à ce que chacun puisse avoir une relation directe et intime avec Dieu, notre père. En effet, nous n’avons absolument rien à craindre de Dieu, quoi que nous soyons, quoi que nous ayons fait, nous pouvons espérer que Dieu, au contraire nous relève, nous ressuscité, nous purifie du mal qui est en nous. C’est ainsi que Jésus enseigne les bases de la pratique religieuse dans l’Evangile selon Matthieu au chapitre 6, il appelle à entrer dans sa chambre, et à prier Dieu dans le secret, dans l’intimité, et il nous propose de demander pardon au Père et de lui demander de nous aider à éventuellement avoir la grâce de faire la paix en nous-mêmes, que nous ayons fait du mal ou que l’on nous ait fait du mal. De toute façon, ça aide, je pense, à mettre des mots sur ce que nous pensons avoir fait ou subi. que ce soti devant Dieu (dans la prière) ou devant une autre personne. Cela nous aide à travailler dessus. Je pense que le plus fort est devant Dieu car en ajoutant une autre personne nous risquons encore d’être amené à jouer un personnage. Alors que devant Dieu nous savons que ce n’est pas la peine.

Mais j’ai bien conscience qu’en répondant cela, je parle selon un point de vue protestant et qu’il existe d’autres interprétations, d’autres façons de voir, dans d’autres églises. Chacun sa sensibilité. S’il y a des personnes qui sont aidées dans leur cheminement par la pédagogie de la confession individuelle auprès d’un prêtre, tant mieux. Si sa paroisse entend rendre la confession obligatoire et que cela ne lui convient pas, qu’il ne le fasse pas, et se présente simplement à Dieu. Les obligations religieuses ne valent que pour ceux qui croient à l’église plus qu’à Dieu. La religion doit rester au service de l’humain, nous dit Jésus (Marc 2:27), et non se placer au dessus de l’humain.

Vous pouvez donc chercher à avancer avec votre Dieu, en conscience, dans un esprit de douceur et de paix.

Dieu vous bénit et vous accompagne.

par : pasteur Marc Pernot

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4 Commentaires

  1. Rose dit :

    Je ne dois pas me confesser à une personne. Seulement à Dieu! C’est à lui que je dois demander pardon pour mes péchés. Si je le fais sincèrement et de tout coeur, si je regrette sincèrement et que je crois humblement que Jésus est mort sur la croix pour mes péchés, alors il me pardonne. Mais, parfois, si je connais une personne vraiment chrétienne, et que je peux lui faire confiance, (de préférence un pasteur), alors il peut être utile de faire cette confession à Dieu ensemble avec cette personne, car elle poura encore prier avec moi et pour moi. En somme comme un témoin de ma confession de ma repentance de ma remise de ma vie entre les mains de Jésus, afin que je ne suive plus la mauvaise voie mais, que je fasse la volonté de Dieu. Là où 2 ou 3 personnes sont assemblées en mon nom dit l’Eternel, là, je suis au milieu d’eux! Donc je peux et je veux aussi, en tant que chrétien, prier partout en tout temps pour rendre grâces à Dieu, et pour lui dire mes joies ou mes problèmes, mes remerciements etc. …
    Je n’ai pas besoin absolument de prier Dieu avec d’autres personnes …
    Mais le fait de prier avec une ou plusieures personnes, est une bénédiction supplémentaire ou particulière … pourrait-on dire, …
    Quoique Dieu écoute toujours si on lui parle avec un coeur sincère seil ou à plusieurs. J’éspère que je m’explique justement …!
    Le plus simple à mon avis est de rechercher à faire la volonté de Dieu en lisant la Bible sa parole. Et, chaque fois que je ne comprends pas une chose, de dire simplement merci à Dieu de ce qu’il va me le révéler une autre fois … quand son moment sera venu … et, alors de continuer ma lecture comme di de rien n’était … N’oublions pas que Dieu ne fait pas d’erreurs … et si je lui reste fidèle il me conduira sans défaut. Je peux lui faire confiance car il ne dit pas seulement la vérité, mais surtout il EST LA VÉRITÉ! Amen Shalom Shalom.

    1. Marc Pernot dit :

      Bonjour
      Pour nous aimer, et donc pour nous pardonner : Dieu n’attend même pas que l’on se confesse à lui, ni que l’on regrette sincèrement, ni que l’on croit que Jésus est mort pour nos péchés, ni quoi que ce soit…
      Dieu nous pardonne car il nous aime.
      C’est ce que l’on voit manifestement quand Jésus prie du haut de la croix pour les soldats romains qui le crucifient, et continuent à se moquer de lui, à l’injurier et à voler ses affaires.
      Par contre oui,, d’accord :

      • avoir une lucidité sur ce que nous avons fait en bien ou en mal,
      • penser à l’amour du Christ pour l’humanité, et donc pour nous aussi, et ce que cela nosu dit de Dieu,

      Cela peut vraiment nous aider à progresser, avec l’aide de Dieu.

      Ensuite, tant mieux si vous n’avez besoin de personne.
      Il arrive que nous ayons besoin de nous aider les uns les autres.
      Dieu vous bénit et vous accompagne

  2. Line-Marie dit :

    Tout d’abord un grand MERCI pour vos écrits. Cela me fait du bien en ce Dimanche solitaire et triste pour moi car il y a dix jours nous avons perdu une amie chère. Elle luttait depuis 2004 contre un genre de leucémie. Elle a eu cette chance de « tenir » longtemps et en Août, pour ses 82 ans, elle riait encore avec nous et nous battait au Scrabble à plates coutures !!! Depuis quatre ans nous passions chez elle le samedi et le Dimanche. Depuis Novembre elle déclinait. Ce n’était « plus elle ». Cela m’a renvoyée à ma maman, décédée suite à dix ans d’Alzheimer où elle était devenue ingérable et très agressive. Parfois je suis honteuse de ne pas avoir été assez calme avec elle, de n’avoir pas su l’apaiser. A l’époque, les années 90, on parlait peu de cela. En fait j’étais aidante de mes parents mais pour moi c’était Normal. Normal aussi de continuer à travailler en même temps. Quand mon père a son tour est tombé malade j’ai dû prendre une Retraite anticipée. Seule fille de la fratrie ,ça me semblait Normal aussi. Mon père ne voulait « Aucune Ingérence », comme pour sa femme. C’était un huis clos invivable. Mais la aussi je me dis que j’ai manqué de patience et d’Amour. Parfois, en tous cas. Le problème était que je me retrouvais seule, personne à qui parler, sinon des gens qui me disait « Mais place ton père en Ehpad ». Or il ne voulait pas et en serait mort. Le second problème est que mes parents avaient été des gens durs avec nous. Matériellement nous ne manquions de rien, mais , surtout avec moi, la fille,ils semblaient ne pas tenir compte des efforts que je faisais pour les aider, en sacrifiant ma vie privée entière. Mon père en particulier. Entre mon travail et les soins à papa plus la maison, il n’y avait plus de place… Quand papa est décédé j’ai eu du chagrin, mais du soutien car un généraliste s’était rendu compte, une aide familiale l’avait alerté . Ensuite, au bout de quelques mois, j’ai eu l’impression de sortir d’un séjour en prison de quinze ans…Je respirais, enfin, je sortais…mais je me le reprochais. Ayant été élevée dans le catholicisme,je me suis confiée à un prêtre, qui m’a écouté, demandé de faire des prières avec lui et donné l’absolution. Mais il avait peu de temps à me consacrer…ça a duré 10mn…Je suis allée voir un psy, qui, après m’avoir entendu m’a déclaré : Madame, vous avez eu une vie difficile, vous avez du chagrin, surtout et si je recevais tous les gens qui ont du chagrin…je travaillererais jour et nuit » Pour le reste,il m’a prescrit des antidépresseurs, en disant que je n’avais pas de problèmes vraiment psychiques, mais besoin de Repos . Il m’a envoyé dans un CMP ou deux ans durant j’ai fais des activités sympas…mais les gens allaient mal. J’appréciais les accueillants, les « moniteurs ». Ensuite j’ai trouvé des Asso près de chez moi, des amis etc…Mais j’ai toujours des remords.

    1. Marc Pernot dit :

      Chère madame.
      Oui, vous avez eu une vie difficile. C’est probablement plus que cela. Il me semble que c’est à un autre niveau : vous avez été victime de maltraitances longues et répétées. En disant cela, je n’entends pas dire que vos parents seraient coupables, il est probable qu’ils ne pouvaient pas faire autrement, ce n’était pas un choix de leur part.
      Or, il est fréquent que les victimes de maltraitance se sentent coupables, parce que cela fait partie intégrante de la maltraitance.
      Je ne pense vraiment pas que l’on puisse dire que vous êtes coupable de grand chose. Bien sûr on aurait toujours pu faire encore mieux, encore plus… mais quand on regarde objectivement : ce que vous avez fait pour vos parents est vraiment ce que l’on fait de plus élevé comme niveau de service et de dévouement.
      Mais même en oubliant les 95% de vrai beau service que vous avez offerts, et que l’on ne regardait que les petits pourcents qui auraient pu être mieux, soyez assurée, absolument assurée que Dieu comprends et qu’il pardonne. C’est même peut dire que d’affirmer cela : Dieu est plein d’admiration et de gratitude.
      Oui, vous pouvez être fière de ce service et d’avoir tenu jusqu’au bout (ce n’était pas évident), oui vous pouvez être heureuse d’en être libérée maintenant, c’est à votre tour de pensez à vous maintenant. Avec l’aide et la bénédiction de Dieu.
      Il vous bénit et vous accompagne

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