Psaume 77 « Ma voix vers Dieu et il prête l’oreille. Au jour de ma détresse, je cherche le Seigneur »

Par : pasteur Marc Pernot

une personne assise au sommet d'une montagne contemple le panorama - Image par StockSnap de Pixabay

Psaume 77

Du chef de chœur. D’après Yedoutoun. Psaume d’Asaph.

Ma voix vers Dieu, et je crie ;
Ma voix vers Dieu, et il tend l’oreille vers moi.
Au jour de ma détresse, je cherche le Seigneur ;
La nuit, ma main se tend sans se lasser ;
Mon âme refuse d’être consolée.
Je me souviens de Dieu et je gémis ;
Je réfléchis, et mon esprit est abattu.

Soupir.

Tu tiens mes paupières en éveil ;
Je suis troublé ; je ne parle pas.
Je réfléchis aux jours d’autrefois,
Aux années du lointain passé.
Je me rappelle mon cantique pendant la nuit,
Je médite au-dedans de mon cœur,
Et mon esprit fait des recherches.
Le Seigneur rejettera-t-il pour l’éternité ?
Ne sera-t-il plus à nouveau favorable ?
Sa bienveillance est-elle à jamais épuisée ?
Ce qu’il dit est-il anéanti de génération en génération ?
Dieu a-t-il oublié de faire grâce ?
A-t-il, dans sa colère, retiré ses compassions ?

Soupir.

Je dis : Ce qui fait ma souffrance,
C’est que la droite du Très-Haut n’est plus la même…
Je me rappellerai les actes de l’Éternel,
Car je me rappelle surtout ton miracle d’autrefois ;
Je méditerai sur toute ton action.
Je réfléchirai sur tes hauts faits.
Dieu ! ton chemin est dans la sainteté ;
Quel dieu est grand comme Dieu ?
C’est toi le Dieu qui opère le miracle ;
Tu as parmi les peuples fait reconnaître ta puissance.
Par ton bras tu as racheté ton peuple,
Les fils de Jacob et de Joseph.

Soupir.

Les eaux t’ont vu, ô Dieu ! Les eaux t’ont vu, elles ont bouillonné ;
Oui, les abîmes se sont agités.
Les nuages versèrent des torrents d’eau,
Le ciel d’orage a donné de la voix,
Oui, tes flèches volèrent de toutes parts,
(Au) bruit de ton tonnerre dans le tourbillon,
Les éclairs illuminèrent le monde ;
La terre s’agita et trembla.
Ton chemin était dans la mer,
Ton sentier dans les grandes eaux,
Et tes traces ne furent plus reconnues.
Tu as conduit ton peuple comme un berger conduit ses brebis,
Par la main de Moïse et d’Aaron.

 

Quelques remarques

  • Dans la traduction grecque de la Bible hébraïque, ce Psaume porte le N°76.
  • Même la plus croyante, le plus sainte, le plus mystique des personnes connaît des moments de refroidissement spirituel. Doute de Dieu, doute de son amour, doute qu’il nous aide un jour.
  • Ce Psaume nous propose nous montre que c’est normal que cela nous arrive, et il nous propose de prier quand même. Et de nous souvenir des moments passés où vraiment le secours de Dieu nous a changé la vie. Ou de nous souvenir des témoignages d’autres personnes qui témoignent de cela, peut-être de notre grand-mère. Ou d’un autre témoin. Et de Jésus qui, sur la croix, s’est lui-même senti abandonné par Dieu, priant le Psaume 22 « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?« .
  • Que Dieu « écoute », est une grande chose. Ce qui nous est demandé, c’est de l’écouter aussi: d’après cette parole essentielle méditée par le croyant juif (le Shema Israël) et chrétien (Marc 12:30-31). Cela fait comme une écoute réciproque. Patiente, aimante. Cela dit au passage qu’il vaut écouter Dieu que l’église.
  • Dieu ne nous conduit pas comme un troupeau, ou nous transforme en mouton. Cette image dans la Bible évoque un Dieu qui s’occupe avec compassion de tous nos besoin.

 

Si vous le désiriez, voici d’autres Psaumes aidant à prier, et quelques pistes d’appropriation de ces textes.

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