Putain de monde ! (Carolina Costa)

Par : pasteure Carolina Costa

 Image: 'Paris 10, la foule en flux ininterrompu vient se recueillir dans un calme+poignant.' by emile lombard  https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/2.0/ http://www.flickr.com/photos/23831875@N05/23050404751Putain de monde ! Ces dernières semaines il a fallu que je regarde plus loin, prendre un peu de hauteur et c’est là que je l’ai vu ! Notre putain de monde en train de fleurir ! Je les ai vus ces milliers de personnes en train de cultiver la terre pour planter des arbres. Ces enfants se réconcilier après une dispute. Ces hommes et ces femmes entrer dans une chambre d’hôpital pour prendre soin de l’autre. Ces couples se pardonner leurs erreurs. Ces religieux de tout bord prier pour la paix. Ces jeunes poster des mots de compassion et de fraternité sur les réseaux sociaux. Je les ai vu et ils m’ont fait du bien !

J’ai cru, dans un moment de doute, que les images de violence, de guerre et de catastrophes qui nous inondent l’écran et l’esprit, allaient prendre le dessus, mais non. J’ai vu les fleurs, je les ai humées et vues planter dans le cœur de millions d’hommes, de femmes et d’enfants.

On ne peut rien faire, clament certains, face à l’immensité des problèmes. Mais je l’entends moi ce cri dans le désert de millions de gens qui font la différence ! Tu fais la différence mais peut-être sous-estimes-tu ton pouvoir ! Le genre humain sous-estime le pouvoir des fleurs d’amour et de compassion alors qu’il est le plus grand pouvoir donné à l’humain !

Une vidéo a beaucoup circulé sur les réseaux sociaux après les attentats du 13 novembre. Il s’agit d’un enfant avec son père interrogé par un journaliste et qui lui demande s’il a compris ce qui s’est passé…

Certains pensent que c’est là d’une grande naïveté. Que c’est trop simple. Et pourtant, comme des millions d’autres, j’ai besoin de ce petit garçon et de ce père. J’ai besoin de tous ces hommes et ces femmes qui m’entourent et qui se lèvent tous les matins avec une espérance dans le cœur. Avec une étincelle de lumière dans le creux du ventre et qui vont tenter, malgré tout, de la garder allumée pendant le jour et la nuit.

Vous le savez bien que des millions de grains de sable font le désert…que des millions d’étoiles dans l’univers éclairent l’obscurité la plus sombre. A chaque instant, je crois que nous avons le choix de nos mots et de nos combats. Nous avons la possibilité de bouger, d’avancer, de donner plutôt que de rester sur place, figés, sclérosés, morts avant d’être morts.

Ghandi disait « si tu veux changer le monde, commence par toi. » Tous les matins au réveil, nous pouvons choisir notre camp : celui de plus de bien ou celui de plus de mal. C’est une lutte de chaque instant que de préserver la vie et la lumière. Est-ce que aujourd’hui dans tout ce que je vais faire, dans mes gestes les plus quotidiens, dans mes rencontres, je vais laisser derrière moi plus de vie ? Est-ce que je serai capable de donner, d’ouvrir, de faire confiance là où d’autres n’arrivent plus…histoire de réactive en eux l’espérance ? Est-ce qu’après mon passage sur terre, j’aurai laissé plus d’Amour qu’avant mon arrivée ?

C’est le pouvoir des fleurs…la contamination par l’Amour…cela commence maintenant et rassure-toi nous sommes des millions !

Pasteure Carolina Costa

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